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Finance d’entreprise : le concept d’investissement

Ce tutoriel de la finance d’entreprise s’intéresse au concept d’investissement, comme l’investissement dans le contexte actuel, est au cours de toutes les préoccupations économiques, sociales et politiques.

L’investissement dans la comptabilité nationale


Pour situer avec précision l’investissement au plan macro-économique, nous devons rappeler que les agrégats de la comptabilité nationale définissent les principales grandeurs caractéristiques qui permettent de suivre l’évolution économique nationale. Ces grandeurs s’articulent autour des notions de Production et de Revenu dans le système élargi de comptabilité nationale.

 La production

Elle se définit comme une activité économique socialement organisée qui consiste à créer des biens et des services échangeables habituellement sur le marché et/ou obtenus à partir de facteurs de production échangeant sur le marché.

Produit Intérieur Brut=  P.I.B. permet de déterminer l’évolution de l’activité nationale.

(1) P.I.B. = Valeurs ajoutées brutes + T.V.A. sur les produits + Droits de douanes
(2) Valeurs ajoutées brutes =   Σ Productions- Σ Consommations intermédiaires 

Il convient de préciser que les productions prises en compte sont celles des unités productives qui génèrent des emplois (au sens comptable). Les consommations intermédiaires désignent les valeurs des biens, à l’exception des biens en capital fixe, que les unités productives achètent, déstockent ou produisent pour leur propre usage, ainsi que les services marchands qu’elles consomment dans le processus courant de production. Ces unités incorporent ces biens dans des produits plus élaborés ou les détruisent. Par conséquent, ils disparaissent complètement au cours de la période considérée.


Équilibre des emplois et des ressources sur une période


Il est constaté par l’équation :

(3) Production + Importation Consommations intermédiaires + Consommation finale des ménages + Formation brute de capital fixe + Δ Stocks + Exportations

La consommation finale des ménages est égale à la valeur des achats sur le marché de :

  • Biens durables, neuf ou d’occasion, (à l’exclusion des terrains et des logements); biens non durables;
  • Services marchands : services d’assurances, de logement, bancaires, de santé, les marges commerciales, etc.


La formation brute de capital fixe correspond à la valeur des biens durables acquis par les unités productives pour une utilisation d’au moins un an dans leurs processus de production, ainsi que la valeur des biens et services :

incorporés aux biens de capital fixe acquis, aux terrains et aux actif incorporels.


– Pour les ménages : acquisition de logements + travaux d’amélioration
– Pour les entreprises : acquisition des biens durables, neufs ou d’occasion, meubles ou immeubles et acquisition de biens et services incorporés à ces biens durables de production pour les améliorer, les rénover, en accroître la durée de vie ou la capacité de production.

Composantes clés de l’analyse économique


Notez l’exclusion des dépenses d’entretien courant, ainsi que des terrains et des actifs incorporels. Les variations de stocks affectent tous les biens, à l’exception des biens de capital fixe, détenus par les unités productrices.

Par convention, les ménages consomment la totalité de leurs achats, ce qui signifie qu’ils n’accumulent pas de stocks, y compris pour les biens durables tels que les automobiles.

Dans une économie, en excluant les opérations avec l’extérieur, le Revenu National Disponible est utilisé de deux manières principales :

  1. La consommation finale, telle que précédemment définie.
  2. L’accumulation, qui représente l’ajout au patrimoine national de biens ayant une utilisation productive étalée dans le temps (biens de capital fixe) ainsi que de biens dont l’affectation est différée (stocks).

les flux financiers entre les agents économiques

Les agents ayant des besoins de financement vont alors solliciter les agents qui possèdent des capacités de financement.

Même si le système bancaire et le marché financier vérifient l’équilibre global, ils assurent les ajustements et régulations.

On notera que l’accumulation, au sens de la comptabilité nationale,
inclut :
– les biens durables de production acquis; les variations de stocks de matières, travaux et produits en cours, produits finis, des entreprises ;
– les logements acquis et travaux de rénovation exécutés par les ménages.
On retiendra enfin que les acquisitions de biens durables de production  portent aussi bien sur le remplacement d’équipements vétustes ou obsolètes : renouvellements courants que sur le renforcement des capacités de production initiales : l’investissement stricto sensu, dans son acception la
plus rigoureuse. – Revenus reçus du reste du monde
R.N.D.B. = Consommation finale + Accumulation

L’entreprise et l’investissement


Investir signifie utiliser des ressources liquides actuelles pour acquérir des biens qui ne seront pas consommés (détruits) immédiatement, et auxquels on s’attend à obtenir des ressources futures réparties dans le temps.

Cette opération, qui implique un arbitrage dans le temps, peut ainsi s’analyser comme une succession de flux monétaires de signes contraires :

  • Des dépenses initiales (-) en t0
  • Un ensemble de flux de recettes (+) en t1, t2, …

1 . Un investissement s’évalue par la confrontation entre des dépenses certaines et des recettes aléatoires.

Les dépenses déterminées comprennent le coût du projet, que l’on peut estimer avec précision dès le début du programme, y compris :

  • Le coût des équipements, y compris les taxes, droits de douane et assurances.
  • Les frais de livraison, d’installation et d’implantation.
  • Les coûts financiers des capitaux qui financent le programme.

En revanche, les recettes sont incertaines car elles dépendent des conditions futures du marché, notamment les ventes effectivement réalisées en termes de volume et de valeur. De plus, elles englobent les coûts de fonctionnement et les charges d’exploitation, ainsi que les marges dégagées.

Investir implique nécessairement un risque, ce qui en fait essentiellement un pari. L’opportunité de l’investissement s’évalue en fonction de prévisions d’exploitation, un processus complexe et délicat avec une fiabilité toujours incertaine.

Complexités de la comparaison des dépenses et des recettes lors de l’intégration d’un programme dans une entreprise établie


– La détermination du coût direct du programme est toujours possible

– L’estimation des recettes futures liées au programme est difficile à individualiser dans le cadre des activités globales de la firme.
Dans le cas de projets bien définis et individualisés, il est relativement facile d’estimer les recettes nettes attendues.

– création d’une usine, d’un atelier, d’une chaîne de production; acquisition d’un bien d’équipement autonome quant à son exploitation : camion, matériel de travaux publics, navire, etc. ;
– remplacement à l’identique d’équipements usagés.

Dans de nombreuses situations, cependant, cette comparaison des dépenses et des recettes est beaucoup plus complexe à réaliser, car les investissements prévus vont venir s’intégrer à un outil de production initial. Cela peut impliquer leur augmentation, leur renforcement, leur modification, leur modernisation ou leur complétion en supprimant des “goulots d’étranglement”. Le service de production ou le responsable de l’entreprise peut, dans ces conditions, mettre en regard avec une relative facilité :

  • les coûts liés à cette création ou acquisition ;
  • la différence entre les charges et les recettes d’exploitation futures engendrées par l’investissement.

Si l’on peut toujours déterminer leur coût initial, il en va autrement de leur impact direct sur l’exploitation globale de l’entreprise, notamment sur les ventes, l’évolution des charges d’exploitation et les marges. Dans de telles situations, il est préférable de considérer deux estimations prévisionnelles :

  • La rentabilité de l’entreprise sans l’investissement.
  • La rentabilité de l’entreprise avec l’investissement.

Il convient de noter que même si les dirigeants d’entreprise accordent une grande importance à cette analyse comparative, ils ne la communiquent aux banquiers, qui y ont pourtant un grand intérêt, qu’avec une grande discrétion concernant les résultats obtenus, les méthodes et les hypothèses retenues pour parvenir à ces résultats.

Investissement : les défis des distorsions monétaires dans l’évaluation

Une autre difficulté, largement négligée en pratique, réside dans la gestion des distorsions monétaires lorsqu’on doit comparer :

  • les dépenses d’investissement, exprimées en francs actuels, avec des valeurs connues ;
  • les recettes nettes futures évaluées en francs à 1, 2, 3, …, (n) années, toutes de valeurs inconnues et différentes.

Ces variations s’expliquent principalement par deux facteurs, qui sont en partie interdépendants : l’existence d’un taux d’intérêt qui rémunère les capitaux investis et la prise en compte de l’inflation, ainsi que des distorsions cumulatives qu’elle peut introduire sur une période étendue.

En pratique, les opérations de somme, de soustraction et de comparaison de flux de dépenses et de recettes, réalisées à des moments différents, nuisent considérablement à la rationalité des décisions prises dans les domaines industriel et financier, entraînant :

  • des choix erronés entre des projets concurrents ;
  • des décisions inappropriées concernant le financement et l’utilisation des capitaux disponibles.

Pour réduire ces sources d’erreur, la théorie financière a développé des techniques d’actualisation.

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