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Production écrite texte argumentatif : 20 exemples PDF

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En production écrite, vient souvent l’instant où l’opinion seule ne fait plus la différence. Une idée se dessine, quelques arguments suivent… et la copie, malgré tout, demeure fragile : elle se répète, se disperse, affirme sans étayer. Le texte argumentatif, lui, valorise la maîtrise avant l’élan. C’est un exercice de tenue, presque une stratégie : vous adoptez une position, vous l’installez avec méthode, vous la défendez avec rigueur, puis vous conduisez le lecteur vers une conclusion qui s’impose.

C’est précisément pour cela que travailler sur des exemples complets change tout. Lire un corrigé “propre” n’est pas tricher : c’est apprendre à voir la mécanique. Un texte argumentatif réussi laisse des traces : une structure lisible, des transitions qui portent, une progression logique, un ton assuré, et des exemples qui donnent du poids aux idées.


Le texte argumentatif : ce qu’on attend vraiment de vous

Un texte argumentatif n’est pas une suite d’opinions. C’est une démonstration écrite. On vous demande de prendre position (explicitement ou implicitement) et de justifier cette position avec des arguments organisés. Le lecteur doit sentir que chaque phrase a une fonction : annoncer, expliquer, prouver, nuancer, relier.

Dans les consignes, les verbes donnent souvent la clé : “Pensez-vous que… ?”, “Êtes-vous d’accord… ?”, “Discutez cette idée…”, “Montrez que…”. Derrière ces formulations, il y a une attente simple : une réponse construite, pas une réaction.


Les trois piliers d’un argumentaire solide

Un bon texte argumentatif repose sur trois piliers, et dès qu’un seul manque, la copie “flotte”.

D’abord, il y a la thèse : votre position. Elle doit être claire, stable, assumée. Ensuite, il y a les arguments : des raisons rationnelles qui soutiennent la thèse. Enfin, il y a les exemples : ils donnent de la matière, rendent l’argument crédible, concret, vérifiable. Sans exemples, même un bon argument paraît abstrait. Sans arguments, les exemples deviennent des anecdotes.

Une copie convaincante, c’est une copie où les idées ne se contentent pas d’exister : elles avancent.


Les plans qui “marchent” (et pourquoi)

On croit parfois qu’un plan est une formalité. En réalité, c’est votre volant. Un plan pertinent vous évite de vous répéter, vous force à progresser, et vous aide à tenir votre temps.

Le plan thématique : le plus sûr

Vous défendez une thèse, et vous développez 2 ou 3 axes différents (social, économique, éducatif, éthique, etc.). C’est idéal quand la consigne est directe : “Pensez-vous que…”.

Le plan dialectique : le plus classique

Vous examinez une thèse, puis une thèse opposée, puis vous dépassez l’opposition. Il fonctionne bien quand la consigne invite à discuter : “Dans quelle mesure…”, “Peut-on dire que…”.

Le plan concessif : le plus élégant

Vous reconnaissez une objection, mais vous montrez pourquoi votre position reste la plus forte. C’est le plan qui donne une impression de maturité, parce qu’il n’écrit pas “contre” : il écrit “avec lucidité”.


La méthode qui rend l’exercice plus simple qu’il n’en a l’air

La difficulté n’est pas d’avoir des idées : c’est de les rendre lisibles. Une méthode courte, appliquée sérieusement, suffit à stabiliser n’importe quel sujet.

Commencez par reformuler la consigne en une phrase nette : cela évite les hors-sujet. Ensuite, choisissez votre position en une ligne, sans nuance excessive au départ : vous nuancerez plus tard, au bon endroit. Puis cherchez deux ou trois arguments distincts, pas trois variantes du même argument. À chaque argument, associez un exemple concret (fait de société, situation vécue, référence culturelle, observation scolaire, expérience quotidienne). Enfin, préparez une objection simple : une phrase qui commence par “Certes…”, “On pourrait objecter que…”, “Il est vrai que…”, puis répondez-y.

Votre texte devient alors une progression naturelle : j’affirme → j’explique → j’illustre → je nuance → je conclus.


Ce qui distingue une copie “correcte” d’une copie “forte”

Une copie correcte suit un plan et respecte la langue. Une copie forte fait mieux : elle guide le lecteur avec autorité.

Dans une copie forte, l’introduction ne tourne pas autour du sujet : elle y entre. Elle contextualise sans bavarder, pose la problématique avec précision, annonce le mouvement du texte sans rigidité. Dans le développement, chaque paragraphe commence par une idée directrice claire, et la transition n’est pas une formule décorative : elle prépare l’argument suivant. Enfin, la conclusion ne se contente pas de répéter : elle tranche, élargit, ouvre avec sobriété.

Et surtout, une copie forte sait doser : elle évite les absolus trop faciles (“toujours”, “jamais”), elle privilégie les nuances utiles, celles qui renforcent la thèse au lieu de l’affaiblir.


Les erreurs fréquentes… et la façon simple de les éviter

Le hors-sujet naît souvent d’une lecture trop rapide de la consigne. Prenez dix secondes pour reformuler : c’est un “petit geste” qui évite une grosse perte.

La répétition vient du manque d’axes distincts. Si vos paragraphes disent la même chose avec des mots différents, c’est que vous n’avez pas changé de point de vue. Pensez “angles”, pas “phrases”.

L’absence d’exemples est l’erreur la plus pénalisante. Un argument sans exemple ressemble à une promesse. Un exemple bien choisi, même simple, donne du poids immédiat.


Pourquoi travailler avec 20 exemples change votre niveau

Un bon pack d’exemples ne sert pas à recopier : il sert à modéliser. En lisant plusieurs textes, vous repérez des constantes : la longueur d’une introduction efficace, le rythme d’un paragraphe, la place de la concession, la manière d’illustrer sans raconter sa vie, l’art de conclure sans s’essouffler.

Avec 20 sujets variés, vous apprenez aussi à vous adapter : certains sujets appellent une argumentation sociale, d’autres une réflexion morale, d’autres encore une discussion sur l’école, le numérique, le travail, la liberté, l’environnement, la lecture, la culture. Cette variété entraîne votre cerveau à produire plus vite, plus juste, et avec moins de stress le jour J.


Comment utiliser le modèle PDF pour progresser vite

La meilleure façon d’utiliser un recueil d’exemples, c’est de ne pas tout lire d’un coup. Travaillez par cycles.

Choisissez un sujet, lisez uniquement la consigne, puis écrivez votre plan en cinq minutes. Ensuite, comparez avec le plan proposé. Là, vous voyez immédiatement ce qui vous manque : un axe, une nuance, un exemple. Écrivez votre introduction, puis lisez l’introduction modèle : vous comprenez comment “entrer” dans un sujet sans perdre de temps. Enfin, réécrivez un paragraphe du modèle avec vos propres mots : c’est l’exercice le plus puissant pour gagner en style et en connecteurs.

En quelques séances, votre écriture devient plus ferme, plus structurée, plus convaincante.


Mini-extrait : le ton d’un paragraphe argumentatif efficace

Un bon paragraphe ne cherche pas à impressionner : il cherche à prouver.

Imaginez un sujet du type : “Les réseaux sociaux rapprochent-ils vraiment les personnes ?”
Un paragraphe fort ne dira pas seulement “oui/non”. Il posera une idée claire, la développera, puis l’illustrera : il montrera comment la connexion permanente peut créer une illusion de proximité, comment la conversation se fragmente, comment la comparaison sociale pèse, puis il donnera un exemple concret (usage scolaire, relations, famille, actualités). Le lecteur doit sentir que vous maîtrisez le sujet, pas que vous le survolez.


Pour qui ce recueil est particulièrement utile

Il convient à celles et ceux qui préparent une épreuve écrite (collège, lycée, formation), mais aussi à tous les apprenants qui veulent consolider une compétence essentielle : argumenter avec méthode. Parce qu’au fond, l’enjeu dépasse la note. Savoir argumenter, c’est savoir penser clairement… et écrire clairement.


À télécharger : le modèle PDF “20 exemples de textes argumentatifs”

Le document regroupe 20 sujets, des plans prêts à l’emploi, des textes modèles, et une fiche méthode pour vous entraîner de façon progressive, du niveau simple au niveau plus exigeant.

Retrouvez-le sur lecoursgratuit.com : Modèle PDF — 20 exemples de production écrite (texte argumentatif).


La trame d’un texte argumentatif

Une architecture simple, un mouvement net, une conclusion qui tient

Un texte argumentatif se construit comme un chemin balisé : le lecteur doit comprendre où vous allez, pourquoi vous y allez, et comment vous y arrivez. La trame n’est donc pas une “mise en page” ; c’est une logique en marche. Voici une décomposition claire, avec un flux vivant, que vous pouvez réutiliser sur presque tous les sujets.


1) L’entrée en matière

Ouvrir sans tourner autour

L’objectif : installer le sujet en quelques lignes et donner envie de vous suivre.
Vous pouvez ouvrir de trois manières, selon votre style :

  • Par une observation concrète : une scène du quotidien, une situation fréquente, un fait simple.
  • Par une idée générale : une vérité courante, une tension de société, une question que tout le monde se pose.
  • Par une phrase “pivot” : une formule courte qui annonce le cœur du débat.

👉 Règle d’or : l’entrée en matière doit “poser le décor”, sans raconter une histoire longue.


2) La reformulation du sujet

Montrer que vous avez compris la consigne

Ici, vous transformez le sujet en une phrase claire.
Exemple : “Pensez-vous que l’école doit interdire les téléphones ?” devient :
Vous questionnez l’équilibre entre discipline scolaire et usages numériques.

Cette étape évite le hors-sujet et donne un ton sérieux à la copie : vous répondez à la question exacte, pas à une question voisine.


3) La problématique

Transformer une question en véritable débat

La problématique n’est pas une répétition du sujet. C’est la version “pensée” du sujet :

  • Qu’est-ce qui oppose deux positions ?
  • Qu’est-ce qui rend la décision difficile ?
  • Où se situe la nuance ?

Exemples de formulations efficaces :

  • “Comment concilier… ?”
  • “Jusqu’où peut-on… sans… ?”
  • “Dans quelle mesure… ?”
  • “Faut-il privilégier… ou… ?”

4) L’annonce du plan

Promettre un parcours lisible

Une ou deux phrases suffisent. L’idée consiste à annoncer le mouvement du texte, sans le rigidifier.

Exemple :
“Nous verrons d’abord en quoi…, puis nous examinerons…, avant de montrer que…”

Le lecteur comprend la progression : vous ne partez pas au hasard, vous construisez.


Le cœur du texte : développer, prouver, relier


5) Le paragraphe argumentatif “type”

La mini-machine qui fait avancer votre copie

Chaque paragraphe doit fonctionner comme une unité complète. Une structure simple marche presque toujours :

  1. Idée directrice (la thèse du paragraphe)
  2. Explication (pourquoi cette idée est vraie, logique, pertinente)
  3. Exemple (un fait, une situation, une référence)
  4. Micro-bilan (une phrase qui ferme le paragraphe et prépare le suivant)

💡 Astuce : si votre exemple arrive trop tard, le paragraphe devient abstrait ; s’il arrive trop tôt, il ressemble à une anecdote.


6) Les transitions

Les coutures invisibles d’un bon texte

Une transition réussie ne sert pas à “remplir”. Elle montre la logique :

  • soit vous ajoutez un angle,
  • soit vous approfondissez,
  • soit vous corrigez une limite.

Exemples de transitions naturelles :

  • “Cette première idée éclaire…, mais elle ne suffit pas à…”
  • “Au-delà de…, un autre enjeu apparaît…”
  • “Cependant, cette position rencontre une objection…”

7) La concession

Gagner en crédibilité sans lâcher votre thèse

Le lecteur fait confiance à quelqu’un qui voit les limites. La concession sert à cela : reconnaître un argument adverse, puis répondre.

Formule efficace :

  • Certes… (objection)
  • mais… (réponse, nuance, dépassement)

Exemple :
“Certes, les réseaux sociaux facilitent le contact ; mais la proximité qu’ils créent reste souvent superficielle.”

👉 Une concession bien placée donne un ton mature, sans affaiblir votre position.


8) L’organisation du développement

Trois grands plans possibles, selon le sujet

A) Plan thématique : 2 ou 3 axes différents (le plus simple et le plus sûr)

  • Axe 1 : impact sur…
  • Axe 2 : conséquences sur…
  • Axe 3 : limites / conditions…

B) Plan dialectique : pour les sujets “débat”

  • Thèse
  • Antithèse
  • Synthèse (dépassement)

C) Plan concessif : élégant et rapide

  • Oui, mais…
  • Conditions / cadre
  • Position finale renforcée

La sortie : conclure, trancher, ouvrir


9) La conclusion

Terminer sans répéter

Une conclusion solide tient en trois temps :

  1. Bilan : reformuler l’essentiel en une phrase
  2. Réponse : trancher clairement (votre position finale)
  3. Ouverture : élargir avec sobriété (pas une nouvelle question immense)

Une bonne conclusion donne la sensation d’un texte “fermé” : tout ce que vous avez écrit y converge.


10) La check-list express avant de rendre la copie

30 secondes qui changent la note

  • Ma thèse est-elle claire dès le début ?
  • Chaque paragraphe apporte-t-il une idée différente ?
  • Ai-je des exemples concrets (au moins un par paragraphe) ?
  • Les transitions montrent-elles la logique ?
  • Ma conclusion répond-elle vraiment à la question ?

Trame prête à remplir (version ultra-pratique)

Introduction

  • Accroche (2–3 lignes)
  • Reformulation + définition rapide si nécessaire
  • Problématique
  • Annonce du plan

Développement

  • Paragraphe 1 : argument + explication + exemple + bilan
  • Paragraphe 2 : argument + explication + exemple + bilan
  • (Paragraphe 3 : argument + explication + exemple + bilan)
  • Concession (intégrée dans un paragraphe ou dédiée)

Conclusion

  • Bilan
  • Réponse tranchée
  • Ouverture courte

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