Modèles et formulaires

Modèle Excel listing pour le Black Friday et les soldes et shopping (3 feuilles)

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Chaque fin d’année, le commerce s’emballe. Les prix s’affichent, se barrent, se rebarrent. Les pancartes clignotent, les pages produits se ressemblent, les “-30 %” poussent partout comme s’il avait neigé des étiquettes. Dans ce bruit, la tentation est d’acheter vite, puis de douter après.

Le modèle Excel “Black Friday / Soldes / Shopping” propose l’inverse : on regarde, on note, on compare, puis on décide. À froid. Sans héroïsme, sans casse.

Trois feuilles, une méthode

Le fichier ne promet pas la lune. Il aligne trois feuilles et fait bien ce qu’il dit : LISTING_BF pour repérer, ACHATS pour consigner, TABLEAU_DE_BORD pour piloter. Rien de magique, mais une routine qui, jour après jour, évite les erreurs simples et coûteuses.

Au fond, c’est un art de la liste. Une manière de transformer le flux promotionnel en informations qui ont un ordre, un sens, une date de péremption.

LISTING_BF — le carnet de veille qui voit clair

On commence ici. On enregistre l’essentiel — le vendeur, le produit, la catégorie, le lien, le prix initial, la remise en décimal (0,35 pour 35 %), les dates, le stock, la priorité, le statut. Deux colonnes calculent sans discuter : Prix remisé et Économie.

Et soudain, les illusions tombent. Une paire de chaussures à −40 % n’est pas forcément la meilleure affaire si les frais de retour sont opaques, si la taille hésite, si le stock clignote “limité”. À l’inverse, un SSD à −25 % peut être une vraie victoire si le besoin est réel, la compatibilité certaine, la garantie propre. Le listing ne juge pas ; il met en face.

L’alerte discrète sur les offres qui s’achèvent dans 48 heures évite les regrets d’après-coup. On n’attend pas le miracle de la dernière minute si l’on est déjà au “bon prix” pour sa catégorie.

ACHATS — la trace utile (celle qu’on ouvre quand il y a un doute)

Dès qu’un panier est validé, on passe dans ACHATS. On ne laisse pas l’email “Merci pour votre commande” se perdre dans la boîte. Ici, les montants s’additionnent comme ils doivent : prix remisé + port + taxes = total. Le code promo, la garantie, le délai de retour, le mode de paiement, le numéro de commande : tout tient sur une ligne, lisible.

C’est cette discipline qui sauve une soirée quand il faut prouver qu’on est encore dans les délais de rétractation, ou qu’une extension de garantie avait été promise. On ne cherche pas : on retrouve.

TABLEAU_DE_BORD — la boussole

C’est la feuille qu’on ouvre le plus. Elle pose un budget, calcule les dépenses, affiche le reste comme une jauge qui monte et descend. Elle cumule les économies estimées (les deals marqués “Acheté”) et mesure la remise moyenne. Deux graphiques, pas plus, permettent un coup d’œil honnête : où l’argent part-il vraiment, et dans quel événement a-t-on capté le plus de valeur.

À droite, la liste des catégories est modifiable. Cette petite colonne nourrit toutes les validations du fichier. On peut renommer “Jeux vidéo” en “Maison connectée” sans casser la mécanique. Sobre, efficace.

Une manière de décider

Le modèle encourage trois réflexes.

Nommer les priorités. Un chiffre de 1 à 5 suffit. À priorité 5, on ne tergiverse pas ; à 2, on attend. Le fichier ne tranche pas à votre place, il vous force seulement à le faire avant l’euphorie.

Travailler avec des nombres cohérents. Les remises en décimal, les dates posées, le stock explicité : moins de biais, plus de réalité.

Revenir au budget. La question n’est pas “peut-on gratter encore 5 % ?”, mais “à quel prix pour le reste du panier ?”. Le tableau de bord a ce ton particulier des outils utiles : il ne sermonne pas, il rappelle.

Un exemple qui sent le vrai

Un vendredi, 8 h 02. Deux onglets ouverts sur un ordinateur : LISTING_BF à gauche, le site d’un marchand à droite. L’offre “AirPods Pro” promet −25 %. En face, une alternative cascade : “casque circum-aural” à −32 %, mais avec un adaptateur non fourni. Le listing rappelle un détail posé la veille : “Besoin travail nomade — priorité 4 — retour simple”. La souris hésite, le regard glisse sur la date de fin (demain), puis sur la colonne “Économie”. Le panier se décide en connaissance. Quelques minutes plus tard, ACHATS est complété, et le TABLEAU_DE_BORD respire : reste budget suffisant, remise moyenne alignée.

Rien d’héroïque. Juste une décision propre.

À qui ça rend vraiment service

Aux particuliers un peu saturés d’annonces qui se contredisent, aux familles qui veulent éviter les doublons (“on a tous pris la même taille”), aux petites structures qui renouvellent une poignée d’équipements sans y laisser le trimestre. Tous y gagnent la même chose : du temps au moment où l’on en a le moins.

Ce qui fait la différence dans la durée

Après une saison, on a un historique. On sait où l’on achète bien, quels vendeurs livrent à l’heure, quelles catégories mangent le budget. On évite les redites. On sait aussi déléguer : partager la feuille, confier le repérage à quelqu’un, garder pour soi l’arbitrage final.

Une bonne méthode ne crie pas. Elle s’installe.

Avant de se lancer

Fixer un budget réaliste. Écrire ses seuils (par exemple “électronique : bon prix à −25 %”). Ajouter, si besoin, une catégorie “Divers” pour les coups de cœur — on assume mieux ce qu’on cadre.

Puis remplir LISTING_BF sans paresse : les dates exactes, les notes claires. Deux soirs de suite, cinq minutes chacun, et l’on se surprend à acheter moins, mais mieux.


Black Friday : ce que racontent les tendances — saison longue, arbitrages fins, client plus averti

Le calendrier s’est étiré. Le Black Friday est un couloir de promotions qui commence parfois fin octobre, se densifie à mesure que novembre avance, puis déborde sur Cyber Monday et les premières ventes de Noël. Les enseignes multiplient les vagues : avant-premières pour membres, ventes flash, week-ends thématiques, dernières chances. Cette respiration en paliers change le tempo : il faut tenir la distance, repérer, laisser passer, revenir. Un bon achat n’est plus forcément celui du vendredi.

L’œil se fatigue des badges rouges. Beaucoup d’acheteurs reviennent à une question plus simple : quel est le bon prix pour moi, ici et maintenant ? Le “bon prix” n’est pas le plus bas théorique : c’est celui qui intègre le contexte (besoin réel, compatibilité, retour facile, garantie crédible, délais). D’où le succès des bundles intelligents (produit + accessoire utile) et des packs services (installation, reprise, extension). Le rabais se justifie mieux quand l’ensemble a du sens.

Les programmes de fidélité deviennent des sas d’accès

Un mouvement s’installe : membres d’abord. Accès anticipé, coupons ciblés, livraison express, hotline prioritaire — la fidélité n’est plus une simple carte, c’est un sas. Les enseignes encouragent l’inscription en échange de bénéfices concrets pendant la période. Côté client, l’arbitrage est désormais double : prix et privilèges. Parfois, l’économie naît moins de la réduction que de la logistique : un retrait rapide, un sav fluide, une reprise programmée.

Magasin, web, mobile, réseaux : les parcours se mélangent sans fracas. On repère sur son téléphone, on essaie en boutique, on achète en ligne, on retire en point relais. Les enseignes les plus efficaces ne forcent pas la main : elles proposent le chemin le plus court entre l’envie et la réception, avec des créneaux clairs. Dans cette chorégraphie, le click & collect reste une valeur sûre, surtout quand le dernier kilomètre est sous tension.

Les retours deviennent un critère de décision

Longtemps subis, les retours pèsent désormais sur l’arbitrage initial. Délai, coût, simplicité : tout se lit avant de cliquer. Côté vendeur, on observe deux stratégies : assouplir (pour lever les freins) ou clarifier (pour éviter l’abus et les incompréhensions). La clarté paie : un client accepte de payer un peu plus si la réversibilité est nette — retour gratuit en boutique, étiquette prépayée, rendez-vous transporteur.

Le reconditionné passe du discret au digne : L’offre reconditionnée sort de l’ombre — surtout en électronique et en petit électroménager. Le discours a changé : on ne parle plus seulement de prix, mais de qualité attestée, de traçabilité, de garantie. La saison des promotions, autrefois saturée de “neuf”, s’ouvre aux deuxièmes vies ; certains acheteurs y voient une opportunité double : faire une bonne affaire et acheter plus responsable. Les fiches produits qui assument ce positionnement (état, grade, pièces remplacées) inspirent davantage confiance.

Des prix qui bougent vite, mais moins sans règles

La variabilité demeure : les prix glissent, se testent, reviennent. Pourtant, le public tolère de moins en moins les pratiques brouillonnes. Les enseignes qui contextualisent (référence de prix, période, motif) apaisent. Celles qui jouent sur l’ambiguïté perdent à moyen terme. Une tendance légère se dessine : moins de dramatisation, plus d’explications sobres, des mentions lisibles. Le prix respire mieux quand il raconte d’où il vient.

Le social n’est plus seulement vitrine, c’est salle de vente

Le social commerce gagne en densité. Carrousels avant/après, courtes démonstrations, liens vers des fiches simples — la décision se rapproche des contenus. On n’y signe pas toujours l’achat, mais on y confirme l’intention. Les marques qui réussissent cette translation parlent clair, montrent l’usage, évitent les sur-promesses. Un live de quinze minutes, conduit sans tambour, peut valoir plus qu’une heure de bannering.

Les “petites catégories” prennent une revanche tranquille

À côté des blockbusters (smartphones, audio, électroménager), de petites catégories s’installent : accessoires de rangement, produits d’entretien premium, papeterie, micro-outillage, mobilier ergonomique. Ce ne sont pas des stars, ce sont des réglages de vie. En cobrandant la promo avec l’usage (“atelier”, “home office”, “organisation”), les enseignes transforment des petits achats en petites victoires appréciées.

Le BNPL devient un outil de planification (raisonnable)

Le “payer en plusieurs fois” s’est banalisé. Bien utilisé, il ne pousse pas à surconsommer ; il lisse une dépense décidée. On voit apparaître des garde-fous personnels : réserver le fractionnement aux biens durables, limiter le cumul, sanctuariser la dernière échéance avant les fêtes. Les messages qui accompagnent ces options gagnent en maturité : ils expliquent, n’encouragent pas l’ivresse.

Ce que regardent les acheteurs avertis

Quelques réflexes se diffusent. Vérifier la référence exacte plutôt que la famille de produit. Chercher la date de fin avant la hauteur du rabais. Lire les notes d’usage (taille, compatibilité, pièces) plutôt que de s’en remettre au pourcentage. Noter trois vendeurs solides par catégorie pour éviter le marchandage stérile. Et, plus prosaïquement, remplir son tableur : le suivi fait la différence entre la bonne affaire et l’affaire supposée.

Ce que font les vendeurs qui calment le jeu

Les acteurs qui inspirent confiance partagent une même manière : moins d’effets, plus de preuves. Un prix de départ identifiable. Un panier qui additionne clairement (port, taxes, éventuelles éco-participations). Un service après-vente que l’on comprend. Un discours stable, relayé à l’identique sur site, en boutique et sur réseaux. Rien d’excitant — donc précieux.

Au fond 😉

  • Préparer une liste courte par catégorie : trois options, pas dix.
  • Poser un budget cadre et s’y tenir, quitte à décaler un achat accessoire.
  • Lire les conditions de retour avant de s’attacher au rabais.
  • Se méfier des bundles bavards ; préférer ceux qui répondent à un usage clair.
  • Garder une ligne dédiée pour le reconditionné, ne pas en faire une roue de secours.

Le reste suit : un panier qui ressemble à sa vie, des économies réelles, des regrets en moins. Et la sensation, rare dans cette saison bruyante, d’avoir décidé calmement.

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