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Bons de stock à imprimer : 12 modèles Word + modèle Excel (impression + calculs)

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La circulation des marchandises se joue rarement derrière un écran. Sur un quai exposé au froid, dans un entrepôt poussiéreux, en zone ATEX ou au cœur d’un chantier sans réseau stable, la feuille imprimée garde un avantage immédiat : elle se lit d’un coup d’œil, se glisse dans une pochette, se transmet à la volée. Le cariste ganté n’a pas toujours une main libre pour réveiller une tablette, le chauffeur ne peut pas attendre qu’un portail WMS se charge. Un bon de stock imprimé promet une continuité opérationnelle sans conditions techniques, et c’est précisément ce qui sauve la cadence lorsque l’infrastructure flanche.

La preuve opposable et la chaîne de responsabilité

Au-delà du confort d’usage, l’impression fige une preuve. La signature manuscrite du client, le tampon du transporteur, l’heure d’arrivée notée au stylo deviennent des marqueurs de responsabilité. En cas de litige (quantités, état, délais), ce papier tamponné sert de socle à la conciliation, puis, si nécessaire, à la défense. Le document signé ne vit pas seul : il se réconcilie avec l’enregistrement ERP, mais sa matérialité rassure le contrôle interne comme l’auditeur. L’entreprise protège sa traçabilité et démontre que l’écart a été compris, corrigé, justifié.

Continuité d’activité hors ligne

Le meilleur des systèmes n’empêche ni les microcoupures Wi-Fi ni la 4G capricieuse. Un process robuste suppose un plan B prêt à l’emploi. Les bons imprimés forment ce filet de sécurité : préparer, expédier, réceptionner, transférer, inventorier. Une fois la connectivité revenue, la saisie différée met les données à niveau. Les organisations matures standardisent cette bascule : séries de bons pré-numérotés, QR codes pour rattacher la saisie au bon papier, procédures de réintégration en fin de poste.

Lisibilité et ergonomie sur site

Un bon efficace se lit vite. Titres visibles, métadonnées groupées (numéro, date, magasin, document lié), tableau des lignes bien cadré, zones de signature réservées. Les couleurs sobres aident sans distraire : en-tête gris clair, bandeau bleu profond, contrastes suffisants pour le N&B. L’ergonomie, ici, n’est pas un artifice ; c’est ce qui évite l’inversion d’un lot, l’oubli d’un statut qualité, le mauvais emplacement. Le papier fait office de check visuel permanent.

Qualité et traçabilité au plus près du produit

Le papier restitue des champs que l’atelier ne doit jamais négliger : Lot/Série, DLC/DPF, statut (Libre, Quarantaine, Bloqué), motif du mouvement (réception PO, retour fournisseur, casse). Les ateliers sous référentiels (ISO 9001, IATF 16949, GMP, etc.) y retrouvent la rigueur attendue : chaque ligne raconte l’histoire du produit, pourquoi il entre, sort, se transfère, ou se met en écart. Au moment d’un audit, cette granularité rassure : on remonte d’un coup de stylo du bon vers la commande, puis vers l’OF.

Collaboration multi-acteurs, frictions en moins

Le stock ne circule pas qu’en interne. Chauffeurs, sous-traitants, clients, douanes : autant d’intervenants hétérogènes. Le bon imprimé devient un langage commun, de l’entrepôt au portique de contrôle. Il cadre les attentes (quantité, conditionnement, réserves), facilite la vie du transporteur (une signature, un cachet), évite les conversations interminables à la barrière. Dans les flux en consignation ou en sous-traitance, il matérialise l’aller-retour des composants et verrouille la restitution.

Inventaires : compter, comparer, corriger

Au jour J, quand il faut compter, la tablette a sa place, mais la fiche d’inventaire papier reste d’une efficacité redoutable : pas d’apprentissage, pas de batterie, pas de reflets. On note le comptage 1, on reconfirme un comptage 2 si l’écart dépasse un seuil, on coche le motif présumé, on signe la ligne. La valorisation se fait ensuite, sereinement, dans l’ERP. Résultat : un inventaire plus fluide, des erreurs captées à la source, des écarts expliqués.

Le pont papier-numérique grâce aux QR codes

Le papier n’est pas un cul-de-sac d’information. Un QR code en haut à droite renvoie la ligne vers sa fiche ERP/WMS : un scan, et le numéro de bon s’ouvre côté système. La boucle se referme : génération du bon → impression → exécution → scan et rattachement. Même logique pour un code-barres de référence article ou d’emplacement. On garde la simplicité de la feuille et la puissance du digital.

Sécurité documentaire, contrôle de versions et sobriété

Qui dit impression dit gouvernance documentaire. Les bons préfixés (BE, BS, BT, etc.), la numérotation séquentielle, l’horodatage, le pied de page stable évitent le chaos. Une règle de conservation, une purge planifiée, un destructeur proche des postes sensibles : la sécurité n’est pas négociable. Côté environnement, l’impression à la demande, l’usage de papier recyclé et la version N&B de secours réduisent l’empreinte sans sacrifier la maîtrise des flux.

Recommandations de mise en page qui font gagner du temps

Un en-tête solide concentre l’essentiel : société, magasin, numéro de bon, date/heure, document lié. Le tableau de lignes doit accueillir la réalité du terrain : Référence, Désignation, Lot/Série, DLC/DPF, Quantité, Unité, Emplacement. Les observations disposent d’un espace dédié, car ce sont elles qui charrient l’intelligence de situation (palette abîmée, carton manquant, réserve sur emballage). La zone de signature ne se négocie pas : Émetteur, Qualité, Magasin, Client/Transport, selon le type de bon. Le QR code ferme le bal et assure la réconciliation numérique.

Trois scènes du quotidien où le papier fait la différence

Un vendredi soir, une réception critique arrive alors que le réseau tombe ; les bons d’entrée pré-imprimés sauvent la fenêtre de déchargement. Sur une navette inter-sites, le bon de transfert signé enlève tout débat à la reprise du lundi. En inventaire tournant ABC, la fiche papier qui oblige à écrire le motif d’écart engage davantage les opérateurs : l’erreur se comprend, l’action corrective suit, la régularisation s’appuie sur des faits.

Le bon de stock imprimé n’est pas l’adversaire du digital ; c’est son allié de terrain. Il sécurise l’exécution quand le réseau hésite, simplifie la collaboration avec des partenaires moins équipés, fixe une preuve en cas de litige, accélère l’inventaire, renforce la qualité. La clé, c’est l’hybride : générer depuis l’ERP, imprimer au besoin, exécuter au réel, scanner le QR pour rattacher la preuve, et clore le flux dans le système. Avec cette approche, le papier n’alourdit pas l’organisation : il la stabilise.

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Décomposer un bon de stock

Structure, champs, contrôles et variantes opérationnelles

1) En-tête d’identification

Un bon fiable commence par une carte d’identité claire : type (BE/BS/BT/BI/…), numéro unique (séquentiel), date & heure, site/magasin, et émetteur. Ajoutez un QR code en haut à droite pour relier le papier au dossier ERP/WMS.
Exemple de numérotation : BS-2025-MG01-001247 (Type-Année-Magasin-Séquence).

2) Références liées & motif

Un mouvement existe rarement seul. On rattache le bon à sa référence d’origine : commande d’achat (PO), ordre de fabrication (OF), bon de livraison (BL), avis de retour, ticket de casse, etc. Le motif explicite “pourquoi” on bouge la marchandise (réception PO-458, consommation maintenance, transfert inter-sites, inventaire écart…).

3) Origine / Destination

Le cadre logistique doit dire d’où à .

  • Entrée (BE) : Fournisseur/Transport → Magasin/Emplacement.
  • Sortie (BS/BL) : Magasin/Emplacement → Atelier/Client/Transport.
  • Transfert (BT) : Magasin A / Empl. A → Magasin B / Empl. B.
  • Inventaire/Régularisation (BI/BRG/BCD) : mouvement interne, pas de tiers.

4) Qualité, traçabilité & HSE

Certains articles exigent des champs obligatoires : Lot/Série, DLC/DPF (périssables), statut qualité (Libre/Quarantaine/Bloqué), conditions HSE (température, EPI). Ces attributs se lisent avant de saisir la quantité : ils conditionnent la libération.

5) Tableau des lignes (le cœur du document)

Chaque ligne trace une réalité de stock. Colonnes essentielles :

  • Référence & Désignation : code article normalisé + libellé terrain.
  • Lot/Série & DLC/DPF : traçabilité et dates de péremption.
  • Quantité & Unité : valeur numérique contrôlée (décimales selon UoM).
  • Emplacement : adresse physique (Allée/Travée/Niveau/Case).
  • Observations : réserves visibles (colis abîmé, scellé rompu, palette mixte…).

6) Valorisation (si activée)

Pour les écarts d’inventaire ou la casse, on peut afficher la valorisation : prix unitaire (PMP ou Standard) et valeur de ligne (Qté × Prix). Ce bloc vit côté stock/compta, pas côté commercial.
Formule simple : Valeur mouvement = Σ (Qté_i × Prix_i).

7) Signatures & preuves

La chaîne de responsabilité se cristallise ici : Émetteur, Qualité, Magasin, et selon le cas Client/Transport/Sous-traitant. La signature manuscrite et l’horodatage font foi en cas de litige. Prévoir un encart “Réserves”.

8) Pied de page & gouvernance documentaire

On fige la version du modèle, la pagination (page X/Y), et un pied discret (ex. lecoursgratuit.com). La numérotation non réutilisable et le QR évitent les doublons et facilitent l’archivage.


Contrôles minimums avant validation

  • Concordance article–lot : si l’article est lot-traçable, le lot est obligatoire.
  • Emplacement valide : adresse existante et capacité non dépassée.
  • Unités cohérentes : pas de kg en lieu et place de pièce.
  • Stock négatif : interdit si la politique le proscrit (bloquer ou alerter).
  • Dates : DLC/DPF non échue pour libération “Libre”.
  • Double saisie inventaire : recomptage automatique si |écart| > seuil.

Variantes par type de bon (ce qui change vraiment)

Bon d’entrée (BE)
Accent sur PO, contrôle qualité à réception, lots/DLC si périssable, emplacement de mise en quarantaine possible.

Bon de sortie (BS/BL)
Focus “préparation” : picking, lot exact demandé, réserves à l’enlèvement, signature transport/client.

Bon de transfert (BT)
Double adresse obligatoire : Origine et Destination. Le stock global reste constant, seul l’emplacement change.

Inventaire / Régularisation (BI/BRG/BCD)
Colonnes Stock système, Comptage 1/2, Écart, % Écart, Valeur écart. On rattache la ligne à l’action (BRG de régularisation, casse BCD).


Exemple synthétique (extrait rempli)

En-tête : BS-2025-MG01-001247 — 09/10/2025 10:35 — Magasin MG01 — Émetteur : L. Bernard — Motif : Consommation maintenance presse — Doc lié : OT-774
Ligne 1 : ART-0003 “Capteur inductif M12” — Lot: — DLC: — Qté : 2 PIECEEmpl. A3-T02-N2-C08 — Obs. : RAS
Signatures : Émetteur / Magasin / Maintenance

Convention QR (papier ↔ ERP/WMS)

Placez un QR en en-tête contenant au minimum TYPE, N° bon et Version :

LCG|TYPE=BS|DOC=BS-2025-MG01-001247|V=1

Au scan, votre application ouvre la fiche mouvement correspondante et attache la photo/les réserves.

Schéma de numérotation recommandé

[Type]-[AAAA]-[Magasin]-[Séquence]

  • Type : BE, BS, BT, BI, BRC, BRF, BCD, BQ, BST…
  • Séquence : remis à zéro chaque année ou continue (à documenter).
  • Magasin : code court MG01/MG02 pour filtrer, trier, auditer.

À quoi ressemble un bon “prêt atelier”

Une bande de titre bleu nuit, un bloc méta compact (Société, Magasin, N°, Date/Heure, Doc lié, Motif, Statut qualité), un tableau de lignes lisible (grisé léger en en-tête, colonnes aérées), un QR discret, des zones de signature nettes. Le tout s’imprime en A4 couleur ou N&B sans perdre en contraste.


En pratique, on gagne du temps si…

  • le bon reprend toujours le même ordre des champs ;
  • les lignes ont Lot/Série avant la quantité pour éviter les oublis ;
  • le QR ramène au registre Excel / ERP pour la saisie différée ;
  • les réserves sont encouragées (un encart visible, pas une micro-case).

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Bon d’entrée de stock à Imprimer

Document de réception qui formalise l’intégration d’articles dans le magasin (impact +). Il rattache chaque ligne à une référence d’achat/OF, précise lot/série, DLC/DPF, statut qualité (Libre/Quarantaine) et emplacement de mise en stock. Signatures réception/qualité, réserves éventuelles, et QR pour rattacher au WMS.

Bon de sortie de stock à Imprimer

Ordre de mouvement qui matérialise la consommation ou l’expédition (impact −). Il lie chaque ligne à une commande/OT, impose le lot exact (FIFO/FEFO), indique la quantité prélevée, l’emplacement source et le destinataire (atelier/client). Contrôles d’expédition (picking, colis, étiquetage), signatures magasin/transport, et QR pour preuve et traçabilité.

10 modèles Word A4

  • BE — Bon d’entrée
  • BS — Bon de sortie
  • BL — Bon de livraison
  • BRC — Bon de retour client
  • BRF — Bon de retour fournisseur
  • BT — Bon de transfert (origine/destination)
  • BI — Bon d’inventaire / écart (avec bloc valorisation)
  • BCD — Bon de casse / rebut
  • BQ — Bon de quarantaine / libération
  • BST — Bon de sous-traitance (aller/retour)

Classeur Excel PREMIUM « Bons de stock » (impression + calculs)

Objet. Un fichier Excel prêt à l’emploi pour éditer et imprimer des bons d’entrée/sortie avec une mise en page officielle, tout en calculant automatiquement vos niveaux de stock, seuils d’alerte (SS/ROP) et valorisations.

Téléchargement. 👉

Contenu du classeur

  • BE_Impression : bon d’entrée A4, 30 lignes, zébrage, totaux, zones de signature, statut qualité coloré (Libre/Quarantaine/Bloqué), texte QR prêt à encoder.
  • BS_Impression : bon de sortie A4, 30 lignes, zébrage, totaux, signatures, statut qualité coloré, texte QR.
  • Articles : référentiel avec PMP, unité, stock initial, conso/jour, délai (LT). Calcul Stock de Sécurité (SS) et Point de Commande (ROP) automatiques.
  • Registre : journal des mouvements (BE, BS, BT±, BI±) avec quantité signée et valeur. Codes couleur: entrées en vert, sorties en rouge.
  • Stock_Courant : stock actuel = initial + entrées − sorties, alerte rouge si Stock ≤ ROP.
  • Paramètres / À propos : listes (unités, statuts), niveau de service z, guide rapide.

Fonctions clés

  • Formulaires imprimables (A4, marges resserrées, “fit to width”, en-têtes sobres).
  • Listes déroulantes (Type, Unité, Code article) et remplissage auto (désignation, PMP).
  • Calculs intégrés : SS, ROP, valeurs de lignes et totaux, stock courant par article.
  • Codes couleur immédiats : statut qualité (feu tricolore), type de mouvement (vert/rouge), alertes ROP.
  • Traçabilité : zone QR (texte) pour générer vos codes et rattacher au WMS/ERP.

Utilisation en 4 étapes

  1. Renseignez vos Articles (PMP, stock initial, conso/j, LT).
  2. Saisissez et imprimez vos bons dans BE_Impression / BS_Impression.
  3. Reportez les lignes validées dans le Registre.
  4. Suivez vos niveaux dans Stock_Courant (SS/ROP & alertes).

Personnalisation possible

Logo & pied de page, version N&B éco, couleurs de marque, QR image intégré, numérotation/format de bon, nouvelles unités ou magasins.

Compatibilité. Excel (Windows/Mac) recommandé — fonctionne aussi avec la plupart des suites compatibles.

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