Reçu pour solde de tout compte : 5 modèles Word téléchargeables
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Le jour où tout s’arrête, tout doit être clair. Au moment où l’employé rend son badge et récupère ses documents, le « reçu pour solde de tout compte » fait foi. Ce feuillet, souvent perçu comme un formulaire de clôture, raconte pourtant une histoire : celle d’une relation de travail qui se termine proprement, d’un calcul transparent, d’un respect des droits. Bien rédigé, il évite les malentendus, rassure et protège. Mal ficelé, il prolonge le départ en contentieux larvé.
Reçu pour solde de tout compte, Késako ?
Ni renonciation générale, ni quitus absolu : le reçu pour solde de tout compte n’a d’effet que sur les sommes détaillées noir sur blanc. De là découle sa raison d’être : donner à lire, ligne à ligne, ce qui est versé. Salaire du dernier mois, indemnité compensatrice de congés payés, primes et variables, rappels éventuels, indemnités de rupture ou de fin de contrat, acomptes déduits… tout se joue dans la précision. Ce que l’on explicite est soldé ; ce que l’on omet reste ouvert.
Le moment de vérité entre RH et Paie
La qualité d’un reçu se joue à la jonction de deux mondes : la Paie, qui calcule et justifie, et les RH, qui expliquent et remettent. Quand ces deux voix parlent net, le salarié comprend ce qu’il perçoit, pourquoi et comment. Le face-à-face de sortie n’est pas une formalité : c’est la dernière impression d’employeur. Une ligne imprécise, un brut confondu avec un net, une référence de virement manquante : autant d’angles morts qui alimentent la défiance.
L’ossature d’un document qui inspire confiance
Un en-tête lisible (raison sociale, identifiant légal, adresse, contact). Un bloc salarié complet (identité, date et lieu de naissance, identifiants utiles). Des références de contrat — type, temps de travail, période couverte, poste, site — qui cadrent la relation. Un tableau central qui déroule chaque somme en brut et net, avec une colonne « Observations » pour éclairer les bases de calcul. Un total net versé, la modalité de paiement et sa référence. Des mentions légales claires sur le double exemplaire, l’effet libératoire limité aux montants listés et le délai de contestation. Puis des signatures lisibles — et, si requis, la mention manuscrite « Bon pour reçu… ».
Trois situations qui changent la donne
Fin de CDI ou de CDD “classique”
La colonne vertébrale reste la même : salaire du dernier mois, congés payés, primes, rappels, préavis éventuellement payé, acomptes déduits. L’« Observation » sert de boussole : une prime proratisée, un rappel de 13e mois, une régularisation d’heures gagnent à être expliqués en clair.
Rupture conventionnelle
Une ligne dédiée à l’indemnité spécifique s’impose, avec un libellé pédagogique sur la base et le calcul. Rappeler que cette indemnité est distincte du salaire et des congés payés. La transparence du calcul rend l’accord socialement lisible.
Fin de CDD avec indemnité de précarité
Le taux et l’assiette doivent apparaître. Écrire « Indemnité de fin de contrat (précarité) — [__ %] appliqué à [assiette] » met tout le monde d’accord. La période exacte du CDD et sa date de fin cadrent l’ensemble.
Les phrases qui évitent les litiges
Le juridique n’a pas besoin d’être abscons. Quelques formules protègent sans alourdir :
« Le présent reçu récapitule les sommes versées à l’occasion de la fin du contrat. Il produit effet libératoire pour les sommes qui y sont mentionnées. Le salarié peut le contester dans le délai légal applicable. »
Quand un montant est sensible, l’« Observation » joue son rôle : « Rappel prime annuelle proratisée sur 7/12 », « Préavis payé non effectué ». Ce sont ces notes qui désamorcent l’incompréhension.
Le rendez-vous de remise, côté expérience employé
Un départ bien mené ressemble à un check-out d’hôtel haut de gamme : rapide, net, courtois. On annonce le total net, on montre la référence de virement, on remet les documents associés (certificat de travail, attestation chômage, dernier(s) bulletin(s)). On laisse le temps de relire, on répond aux questions, on signe. Cette attention de fin de parcours pèse lourd dans la réputation de l’entreprise et dans la façon dont on en parle demain.
Ce qui coûte cher… et s’évite facilement
Les erreurs ne sont pas spectaculaires ; elles sont ordinaires. Oublier une ligne. Mélanger brut et net. Laisser un acompte négatif sans libellé. Omettre la référence de paiement. Bâcler la signature (illisible, sans qualité). Ne pas rappeler le délai de dénonciation. Chacune de ces broutilles devient un irritant. La parade tient en une page : un modèle stable, une relecture croisée RH/Paie, et une remise qui prend cinq minutes de plus pour en épargner cinquante demain.
Le ton juste pour un document sensible
On ne “négocie” pas un reçu, on l’explique. On ne le surcharge pas de jargon, on le rend compréhensible. Un style droit, des intitulés explicites, un tableau aéré, des chiffres alignés. Le sérieux se lit dans la mise en page autant que dans la somme au bas du tableau.
Et après la signature, la traçabilité
Le reçu vit encore une fois qu’il est signé. L’archivage PDF + source rassure et facilite toute correction ultérieure (reçu rectificatif si une somme a été oubliée). La référence de virement permet de répondre en une minute à une question bancaire. Un registre interne — date, destinataire, type de rupture, total net, référence de paiement — devient la mémoire simple d’un sujet parfois sensible.
La dernière impression
Un reçu pour solde de tout compte est la conclusion d’une relation. Il dit l’attention de l’employeur, la rigueur de la Paie, la considération portée au salarié jusqu’au bout. On peut tout à fait tourner la page sans rature : il suffit d’un document clair, d’un ton net et d’une remise à hauteur d’humain.
Reçus pour solde de tout compte — les 3 modèles créés, quand les utiliser et quoi y mettre
Générique (CDI / CDD)
À quoi sert-il
Le modèle “générique” couvre la grande majorité des fins de contrat, qu’il s’agisse d’un CDI (démission, licenciement, fin d’essai) ou d’un CDD standard arrivant à échéance, dès lors qu’aucune particularité juridique ne modifie la nature des sommes dues.
Ce que le fichier contient
- En-tête employeur (raison sociale, identifiant légal, adresse, contact).
- Bloc salarié (identité complète, identifiants utiles).
- Références de contrat (type, temps de travail, période couverte, poste, site).
- Tableau détaillé brut / net avec lignes prêtes : salaire du dernier mois, indemnité compensatrice de congés payés, primes/variables, rappels, indemnité de préavis (si payée), indemnité de rupture (si due), acomptes/avances en négatif.
- Total net versé + modalité et référence du paiement.
- Mentions légales (double exemplaire, délai de contestation/dénonciation, effet libératoire limité aux sommes listées).
- Signatures (employeur / salarié) et mention manuscrite possible (« Bon pour reçu… »).
Points d’attention
- Ne pas confondre brut et net.
- Ne jamais regrouper des montants sous « Divers » : créer une ligne dédiée.
- Indiquer la période de référence (ex. primes proratisées, rappels).
Pièces à conserver
Dernier(s) bulletin(s) de paie, justificatifs de primes/rappels, preuve du virement/chèque.

Rupture conventionnelle
À la fin d’un CDI rompu d’un commun accord. Le reçu accompagne les documents de fin de contrat et matérialise le versement des sommes dues dont l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle.
Ce que le fichier ajoute
- Ligne préformatée « Indemnité spécifique de rupture conventionnelle » avec zone « Base & calcul » pour expliciter la méthode de calcul.
- Rappel clair que cette indemnité est distincte du salaire et des congés payés.
Points d’attention
- Renseigner la date de fin telle qu’homologuée.
- Détailler le calcul (ancienneté, base retenue) dans la colonne Observations pour lever toute ambiguïté.
- Vérifier l’absence de doublons entre indemnité spécifique et autres indemnités.
Pièces à conserver
Formulaire/homologation de la rupture, calcul détaillé, preuve de paiement.

CDD — fin de contrat (avec indemnité de précarité)
À l’échéance d’un CDD (y compris saisonnier) lorsque l’indemnité de fin de contrat est due.
Ce que le fichier ajoute
- Ligne dédiée « Indemnité de fin de contrat (précarité) » avec champs taux (%) et assiette pour une lecture immédiate du calcul.
- Rappel de la période exacte du CDD et de la date de fin.
Points d’attention
- Mentionner les cas où l’indemnité n’est pas due (selon le droit applicable) dans la colonne Observations si nécessaire.
- Ne pas oublier l’indemnité compensatrice de congés payés.
- Contrôler les acomptes : ils doivent apparaître en montant négatif.
Pièces à conserver
Contrat et avenants, éléments de calcul de l’indemnité de précarité, preuve de paiement.

Éléments transverses communs aux 3 modèles
Lisibilité et traçabilité
- Tableau central brut / net avec colonne Observations (base, prorata, période).
- Total net + référence du paiement (numéro de virement/chèque, date).
- Mentions légales génériques : double exemplaire, délai de contestation/dénonciation, effet libératoire uniquement pour les sommes listées (adapter au droit applicable).
- Signatures lisibles et qualité du signataire ; mention manuscrite quand exigée.
Remise au salarié
Certificat de travail, attestation destinée à l’assurance chômage (si applicable), dernier(s) bulletin(s) de paie, reçu signé (exemplaire salarié + exemplaire employeur).
Gestion des corrections
En cas d’oubli ou d’erreur : émettre un reçu rectificatif ciblant uniquement la différence (nouvelle ligne avec libellé clair), sans réécrire tout le document.
Erreurs à éviter
- Omettre une ligne (ex. rappel d’heures, prime annuelle proratisée).
- Mélanger brut et net ou ne remplir qu’une des deux colonnes.
- Laisser un acompte non identifié (toujours préciser « Acompte déduit réf. … »).
- Omettre la référence du paiement.
- Négliger le délai de dénonciation dans les mentions.
- Signatures illisibles ou sans qualité/fonction.
Paragraphes prêts à coller
Remise de matériel (badge, PC, clés) avec quitus de restitution
Objet de la remise
Le présent document atteste la remise au bénéficiaire, M./Mme [Nom Prénom] (matricule [___], service [___]), des équipements listés à l’inventaire ci-après — notamment badge(s) d’accès, clés, poste informatique et accessoires — aux seules fins de l’exercice de ses fonctions au sein de [Nom de l’entreprise].
Propriété et usage
Les matériels demeurent la propriété exclusive de l’employeur. Toute cession, prêt à un tiers, copie de clés, duplication de badge ou modification non autorisée est interdite. L’usage est strictement professionnel, dans le respect des politiques internes, de la confidentialité et des règles de sécurité applicables.
Sécurité et confidentialité
Le bénéficiaire s’engage à protéger l’accès aux équipements (mots de passe robustes et individuels, verrouillage, mises à jour, chiffrement le cas échéant) et à prévenir immédiatement [IT/RH/Sécurité] en cas de perte, vol, panne ou incident. L’entreprise se réserve la faculté d’appliquer des mesures techniques de protection, notamment l’effacement à distance des données professionnelles.
Entretien, intégrité, accessoires
Le bénéficiaire en assure la garde raisonnable et signale sans délai toute dégradation. Les équipements sont réputés remis avec leurs accessoires (chargeur, câbles, sacoche, badges additionnels), lesquels doivent être restitués dans le même état d’usage normal, sous réserve de l’usure ordinaire.
Restitution et contrôle
À l’échéance du besoin, sur demande de l’employeur ou à la fin du contrat, le matériel est restitué complet à [Lieu/Service] contre contrôle contradictoire. Tout retard, manquant ou dégradation imputable à une négligence avérée peut donner lieu, dans le respect du cadre légal et disciplinaire, à une facturation de remise en état ou de remplacement.
Quitus de restitution (formule à insérer au bas du document)
« Le [JJ/MM/AAAA], l’ensemble des matériels listés a été restitué et contrôlé. Sauf réserves consignées ci-dessus, quitus est donné au bénéficiaire, mettant fin à sa responsabilité sur lesdits équipements. »
Signatures : Réceptionnaire (nom, qualité) — Bénéficiaire (nom)
Dépôt de garantie (si applicable)
Le cas échéant, un dépôt de [montant] € est consigné à la remise et restitué à l’issue d’un contrôle conforme. En présence de réserves, la restitution totale ou partielle intervient après régularisation.
Protection des données (rappel)
Les données professionnelles ne doivent pas être copiées sur des supports personnels. Toute extraction ou transfert non autorisé est prohibé. Le traitement d’éventuelles données personnelles au sein de ce processus est limité aux informations strictement nécessaires à la traçabilité des matériels.
Autorisation de sortie temporaire / prêt de matériel (télétravail) — cas particulier
Objet et périmètre de l’autorisation
L’employeur autorise la sortie temporaire des équipements listés au bénéfice de M./Mme [Nom Prénom] (matricule [___]), pour un usage [Télétravail / Intervention / Déplacement], à l’adresse [Adresse d’utilisation], sur la période [Du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA], sous la responsabilité du référent hiérarchique [Nom — Fonction — Contact].

Conditions d’usage hors site
L’usage est exclusivement professionnel. Le bénéficiaire garantit la sécurité physique (transport discret, rangement sécurisé, absence d’exposition aux risques) et logique (authentification individuelle, VPN/accès sécurisé, mises à jour) des équipements et des données. Les connexions à des réseaux non sécurisés et l’installation de logiciels non autorisés sont interdites.
Confidentialité et intégrité des SI
Les documents et informations manipulés à distance restent soumis aux obligations de confidentialité. Toute impression, sauvegarde ou partage sur un support non approuvé est proscrit. En cas d’incident (perte, vol, suspicion d’accès non autorisé), un signalement immédiat est effectué auprès de [IT/RH/Sécurité], pouvant entraîner la désactivation des accès et un effacement à distance.
Inventaire et état des lieux
La liste des matériels prêtés (désignation, marque/modèle, numéro de série/asset, état à la remise, accessoires) figure à l’inventaire annexé. À la date de fin d’autorisation, les équipements sont restitués complets, en état d’usage normal, pour contrôle contradictoire à [Lieu/Service].
Responsabilité et assurance
Le bénéficiaire répond de la garde des matériels pendant la période autorisée, sous réserve des cas de force majeure et des couvertures d’assurance applicables. Les manquants ou dégradations imputables à une négligence avérée peuvent entraîner, conformément aux règles internes et à la loi, une participation aux frais de remise en état ou de remplacement.
Restitution planifiée (formule à insérer)
« Restitution prévue le [JJ/MM/AAAA] à [Heure] auprès de [Réceptionnaire]. Tout report est notifié et validé par le référent hiérarchique. Le retour effectif donne lieu à contrôle et, le cas échéant, à observations consignées. »
Acceptation des conditions
Par sa signature, le bénéficiaire reconnaît avoir pris connaissance des conditions d’usage, de sécurité et de confidentialité, s’y conformer et restituer les équipements à l’échéance ou sur simple demande de l’employeur. Signatures : Émetteur/Employeur — Bénéficiaire.








