Fiche d’intervention de maintenance préventive : Modèle Word et Excel
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Entre une visite de routine et une maintenance réellement maîtrisée, la différence tient souvent à un détail : la trace que l’on laisse. La fiche d’intervention de maintenance préventive structure les contrôles, sécurise les actions, et transforme chaque passage en historique exploitable — pour l’équipe, pour le client, et pour les audits. Dans cet article, vous trouverez une méthode claire, les rubriques indispensables, les erreurs à éviter, ainsi qu’un modèle Word et Excel prêt à télécharger pour standardiser vos interventions sans alourdir le terrain.
Fiche d’intervention maintenance préventive Word et Excel à télécharger
Une intervention de maintenance préventive ressemble souvent à un rendez-vous régulier : on vérifie, on nettoie, on resserre, on teste… puis on repart. Pourtant, ce moment apparemment banal a une valeur énorme : c’est l’instant où l’on évite la panne avant qu’elle n’arrive. Et c’est aussi l’instant où l’on peut prouver, noir sur blanc, que l’équipement a été suivi correctement.
C’est exactement le rôle d’une fiche d’intervention de maintenance préventive. Bien conçue, elle ne sert pas seulement à “remplir un papier”. Elle sert à sécuriser une installation, à gagner du temps sur les prochaines visites, à réduire les erreurs, et à créer une traçabilité fiable — utile pour la qualité, l’audit, la sécurité, et même la relation client.
Pourquoi la fiche d’intervention est plus qu’un formulaire
Dans la vraie vie, une bonne maintenance préventive n’est pas qu’une liste de tâches. C’est une discipline : faire les bons contrôles, au bon moment, avec les bons repères. Or, sans fiche, on finit vite par travailler “de mémoire”, et la mémoire varie d’un technicien à l’autre, d’une équipe à l’autre, d’un site à l’autre.
La fiche joue alors trois rôles très concrets :
- Elle fixe un standard : ce qui doit être fait, et dans quel ordre.
- Elle garde l’historique : ce qui a été observé, ce qui a changé, ce qui se dégrade.
- Elle protège : en cas d’incident, d’audit, de contestation, elle apporte une preuve claire.
Ce n’est donc pas un document administratif ; c’est un outil de terrain, pensé pour éviter les zones grises.
À quel moment l’utiliser (et qui doit la remplir)
La fiche s’utilise à chaque intervention préventive planifiée : hebdomadaire, mensuelle, trimestrielle, annuelle… Selon le plan de maintenance et la criticité de l’équipement.
Elle peut être remplie par :
- un technicien interne,
- un prestataire,
- une équipe de maintenance multi-technique,
- ou un responsable qui supervise et valide.
L’essentiel n’est pas “qui écrit”, mais la qualité des informations notées : précises, datées, exploitables.
Les rubriques indispensables d’une fiche d’intervention préventive
Une fiche efficace n’est ni trop pauvre, ni trop lourde. Elle doit contenir ce qui sert réellement à intervenir, à suivre, à décider. Voici les blocs qui font la différence.
Identification de l’intervention
C’est la base : sans elle, la traçabilité devient fragile. On y retrouve généralement :
- N° d’ordre de travail (OT) ou référence interne
- date et heure
- site, zone, atelier
- nom du technicien, entreprise (si prestataire)
- demandeur ou responsable de zone
Ce bloc paraît “simple”, mais il évite 80% des confusions.

Identification de l’équipement
C’est ici que l’on évite les erreurs de machine. On note :
- désignation
- code équipement / tag
- localisation précise
- marque, modèle, N° série
- compteur horaire ou compteur cycles (si disponible)
Une fiche sans identification claire finit souvent par servir… à moitié.
Contexte sécurité et conditions d’intervention
Une maintenance préventive sérieuse intègre la sécurité dès le départ :
- consignation (LOTO) effectuée ou non
- EPI requis
- risques particuliers (électrique, thermique, mécanique, chimique)
- autorisations (permis de travail, accès zone réglementée)
Cette partie protège les personnes, mais protège aussi l’entreprise.

Check-list de maintenance préventive
Le cœur de la fiche
C’est la section la plus utile, celle qui transforme une intervention en démarche structurée. Elle doit être claire, rapide à cocher, et suffisamment précise pour éviter les interprétations.
Une bonne check-list couvre en général :
- Contrôles visuels : fuites, corrosion, jeu anormal, échauffement, bruit inhabituel
- Nettoyage : filtres, capteurs, grilles, ventilation, bac de rétention
- Serrage et fixation : borniers, supports, carters, brides
- Lubrification : graissage, niveaux, état des huiles
- Essais fonctionnels : démarrage, arrêt, sécurité, défauts, alarmes
- Mesures : intensité, tension, température, vibration, débit, pression (selon équipement)
L’astuce qui change tout : prévoir OK / NOK / N/A + une case “commentaire” courte.
Parce qu’un simple “NOK” sans explication ne sert pas à grand-chose.
Mesures et relevés
Donner de la valeur à l’intervention
C’est souvent le bloc le plus négligé… alors que c’est celui qui permet de détecter une dérive. Une valeur notée à chaque visite devient un repère puissant.
Exemples de relevés utiles :
- température moteur ou palier
- intensité absorbée
- pression amont/aval
- ΔP filtre
- vibration (si suivi conditionnel)
- niveau d’huile / état (couleur, odeur, particules)
- nombre d’heures ou cycles
Même deux ou trois mesures constantes, notées régulièrement, offrent une lecture fiable.
Pièces, consommables et petites corrections
Même en préventif, on corrige
Le préventif n’est pas “sans action”. On remplace parfois un filtre, on change un joint, on resserre une connexion, on ajuste un capteur.
Cette rubrique doit inclure :
- pièce / référence
- quantité
- cause du remplacement (usure, encrassement, préconisation)
- remarque (pièce à commander, stock faible, kit incomplet)
C’est aussi une façon très simple d’améliorer la gestion des stocks.
Anomalies, observations et recommandations
La section qui évite la panne suivante
C’est ici que le technicien dépose l’information la plus précieuse : ce qu’il a vu, ressenti, anticipé.
Un bon commentaire est :
- factuel (ce qui est observé),
- localisé (où),
- daté,
- et si possible orienté action.
Exemple de formulation utile :
“Vibration perceptible côté entraînement, légère hausse par rapport à la visite précédente. Recommandation : contrôle vibration instrumenté + vérification alignement à programmer sous 2 semaines.”
Ce type de note, simple mais précise, vaut souvent plus qu’un long paragraphe.
Validation et traçabilité
Le point final qui rend la fiche exploitable
On termine par :
- statut : terminé / partiellement terminé / à reprogrammer
- signature technicien
- signature responsable (si nécessaire)
- prochaine date ou périodicité
- remarques de clôture
Cette partie évite le flou : l’intervention est-elle vraiment clôturée ? Est-elle incomplète ? Y a-t-il un suivi ?
Ce qu’une fiche bien remplie permet d’améliorer immédiatement
Lorsqu’elle est utilisée correctement, la fiche déclenche des gains rapides :
- moins de pannes récurrentes grâce aux signaux faibles notés
- moins de pertes d’informations entre équipes ou prestataires
- interventions futures plus rapides car l’historique est clair
- meilleure préparation des pièces (donc moins d’allers-retours)
- audits plus simples (qualité, sécurité, conformité)
- relation client renforcée : la maintenance devient visible, prouvée, rassurante
Une fiche bien tenue donne une impression simple : l’installation est suivie par une équipe qui maîtrise son sujet.
Les erreurs fréquentes à éviter
Même un bon modèle peut être “mal utilisé”. Voici les pièges classiques :
- écrire “OK” partout sans vérifier réellement
- ne jamais noter de mesure (donc pas de tendance)
- oublier la localisation exacte de l’équipement
- écrire des commentaires vagues (“RAS”, “bon état”)
- remplacer une pièce sans indiquer la cause
- ne pas préciser si une action reste à faire
Une fiche utile ne cherche pas à être parfaite. Elle cherche à être vraie et exploitable.
Word ou Excel : quel format choisir
Le modèle Word Vierge à remplir
Idéal si vous voulez :
- imprimer et faire signer sur site
- garder un format “rapport” propre
- envoyer un compte rendu au client


Le modèle Excel Fiche maintenance préventive à remplir et à imprimer
Idéal si vous voulez :
- standardiser les check-lists
- utiliser des listes déroulantes (OK/NOK/N/A)
- consolider les interventions
- gagner du temps de saisie et limiter les oublis
Beaucoup d’équipes utilisent les deux : Excel pour la saisie structurée, Word/PDF pour l’archivage et la signature.


La maintenance préventive se joue souvent dans les détails : un bruit discret, une température un peu plus haute, un filtre qui se colmate plus vite, une vis qui se desserre régulièrement. La fiche d’intervention est le support qui permet de capter ces détails, de les transmettre, et d’agir avant que le problème n’explose.
En résumé : une fiche d’intervention préventive n’est pas un papier à remplir.
C’est un outil de rigueur, de sécurité et de continuité. Et, à long terme, c’est l’un des moyens les plus simples de transformer la maintenance en véritable pilotage.








