Bon de préparation de commande : modèles Excel et Word, picking, préparation vocale et organisation de l’entrepôt
Le bon de préparation de commande transforme une commande enregistrée en instructions concrètes pour l’entrepôt. Références à prélever, quantités, emplacements, ordre de picking, lots, contrôles et validation : ce document accompagne le préparateur depuis le lancement de la mission jusqu’à la remise des marchandises au conditionnement ou à l’expédition. Son usage dépasse aujourd’hui la simple feuille imprimée. Excel, codes-barres, terminaux mobiles, WMS et préparation de commandes vocale permettent d’organiser les prélèvements selon le volume d’activité, la configuration du stock et les exigences de traçabilité.
Cette page réunit les principes essentiels pour créer un bon de préparation de commande, structurer une liste de picking, choisir une méthode de prélèvement, organiser un chariot de préparation et suivre les performances de l’entrepôt. Elle peut servir de référence aussi bien pour une PME utilisant Excel que pour une organisation logistique équipée d’un WMS.
Qu’est-ce qu’un bon de préparation de commande ?
Le bon de préparation de commande est un document opérationnel qui indique au préparateur les produits à prélever afin d’exécuter une commande. Il fait le lien entre les informations enregistrées dans le système de gestion et les opérations physiques réalisées dans le stock.
Une commande commerciale peut simplement indiquer qu’un client souhaite recevoir 20 unités d’un produit A et 10 unités d’un produit B. Pour le préparateur, cette information reste insuffisante. Il doit savoir où trouver les produits, combien en prélever, dans quel ordre effectuer son parcours et comment confirmer l’opération.
Le bon de préparation enrichit donc la commande avec des informations logistiques :
- numéro de commande ;
- référence ou SKU ;
- désignation de l’article ;
- emplacement de stockage ;
- quantité demandée ;
- quantité à prélever ;
- unité de conditionnement ;
- numéro de lot lorsque la traçabilité l’exige ;
- zone, allée ou rack ;
- priorité de préparation ;
- identité du préparateur ;
- heure de lancement ;
- statut de la ligne ;
- anomalies ou ruptures constatées ;
- contrôle final.
Dans une petite structure, ce support peut prendre la forme d’une fiche papier ou d’un tableau Excel. Dans un entrepôt plus structuré, les mêmes informations sont généralement générées et ordonnancées par un ERP, un logiciel de gestion des stocks ou un WMS.
À quoi sert le bon de préparation ?
Sa première fonction consiste à rendre la commande exécutable sur le terrain.
Un bon correctement construit indique immédiatement au préparateur :
quoi prendre → où le trouver → quelle quantité prélever → comment le contrôler → où déposer la préparation.
Il contribue également à la traçabilité. Une ligne préparée peut être associée à un opérateur, un emplacement, un lot, une heure et éventuellement une validation par scan.
L’intérêt devient particulièrement visible lorsque l’entrepôt comporte plusieurs centaines ou milliers de références. Une liste désordonnée oblige le préparateur à multiplier les déplacements. Une liste structurée selon les emplacements peut au contraire accompagner un circuit logique de prélèvement.
Bon de commande, bon de préparation, liste de picking et bon de livraison
Ces documents interviennent à des moments différents du traitement d’une commande.
| Document | Objectif | Utilisateur principal | Moment |
|---|---|---|---|
| Bon de commande | Formaliser les produits commandés | Client / service commercial | Commande |
| Bon de préparation | Donner les instructions de prélèvement | Préparateur | Entrepôt |
| Liste de picking | Organiser les articles à prélever | Préparateur | Picking |
| Fiche de contrôle | Vérifier références et quantités | Contrôleur / préparateur | Après picking |
| Liste de colisage | Décrire le contenu des colis | Logistique | Emballage |
| Bon de livraison | Accompagner la marchandise | Client / transporteur | Livraison |
La distinction entre bon de commande et bon de préparation est donc fondamentale : le premier exprime la demande, tandis que le second organise son exécution physique.
Quelles informations mettre sur un bon de préparation de commande ?
Un modèle universel doit rester suffisamment simple pour être utilisé rapidement tout en contenant les informations nécessaires au prélèvement.
En-tête du bon
On peut prévoir :
Entreprise : Logistique Exemple SAS
Bon de préparation : BP-2026-00852
Commande : CMD-2026-4582
Client : Client Exemple
Date : 10/08/2026
Priorité : Normale
Préparateur : __________________
Tableau de préparation
| Emplacement | Référence | Désignation | Qté demandée | Qté prélevée | Lot | Contrôle |
|---|---|---|---|---|---|---|
| A-01-02 | ART-001 | Produit A | 12 | ___ | ___ | ☐ |
| A-01-06 | ART-014 | Produit B | 6 | ___ | ___ | ☐ |
| B-03-01 | ART-025 | Produit C | 18 | ___ | ___ | ☐ |
| C-02-04 | ART-031 | Produit D | 4 | ___ | ___ | ☐ |
Pied du document
Il peut comporter :
Début de préparation : ______
Fin de préparation : ______
Nombre de colis : ______
Anomalies : __________________________
Contrôle effectué par : ______
Validation : ☐ Conforme ☐ À vérifier
Cette structure constitue une bonne base pour un modèle Excel de bon de préparation de commande.
Comment préparer une commande ? Les étapes du processus
La préparation commence avant le premier prélèvement. La qualité des données de stock, l’adressage des emplacements et l’organisation du circuit conditionnent directement la fluidité des opérations.
1. Enregistrer la commande
La commande est reçue depuis le service commercial, une boutique e-commerce, un ERP, une marketplace ou un autre système.
Les références, quantités et contraintes particulières sont vérifiées.
2. Vérifier la disponibilité du stock
Le système détermine si les quantités demandées sont disponibles.
Une rupture peut conduire à :
- préparer partiellement la commande ;
- attendre un réapprovisionnement ;
- substituer une référence lorsque la procédure l’autorise ;
- transférer le produit depuis une autre zone.
3. Générer l’ordre de préparation
Les articles disponibles deviennent des lignes de préparation.
Le système peut ensuite les classer selon leur emplacement afin de construire un parcours cohérent.
4. Effectuer le picking
Le préparateur rejoint l’emplacement indiqué et prélève la quantité demandée.
La validation peut être réalisée :
sur papier, dans Excel, par scan, sur terminal mobile ou par commande vocale.
5. Consolider la commande
Lorsque plusieurs zones ou préparateurs interviennent, les différents prélèvements sont regroupés.
6. Contrôler
Les références et quantités préparées sont comparées aux informations attendues.
Selon l’activité, le contrôle peut également concerner le lot, la date, le numéro de série, l’état du produit ou le poids.
7. Emballer
Les articles sont conditionnés et répartis dans un ou plusieurs colis.
8. Valider et expédier
La préparation terminée est enregistrée. Les documents de transport ou de livraison peuvent ensuite être générés.
Picking : le cœur de la préparation de commandes
Le picking désigne le prélèvement des produits dans les emplacements de stockage afin de constituer les commandes.
Une différence importante apparaît donc entre les deux notions :
La préparation de commandes constitue le processus global ; le picking représente l’étape de prélèvement des articles.
Le choix de la méthode de picking dépend principalement du nombre de commandes, du nombre moyen de lignes par commande, de la rotation des références, des distances à parcourir et de l’organisation physique de l’entrepôt.
Les principales méthodes de picking
| Méthode | Fonctionnement | Adaptée à |
|---|---|---|
| Picking unitaire | Une commande est préparée intégralement avant la suivante | Faibles volumes |
| Batch picking | Plusieurs commandes sont prélevées simultanément | Nombreuses petites commandes |
| Zone picking | Chaque opérateur travaille dans une zone | Entrepôts étendus |
| Wave picking | Les préparations sont lancées par vagues | Activité planifiée |
| Pick and pack | Prélèvement et conditionnement sont rapprochés | E-commerce |
| Scan picking | Les prélèvements sont validés par lecture de codes | Traçabilité |
| Voice picking | Les instructions sont communiquées vocalement | Picking répétitif/intensif |
| Goods-to-person | Le produit est acheminé vers l’opérateur | Automatisation |
Il n’existe donc pas une seule manière de préparer une commande. Une PME stockant 800 références n’aura pas nécessairement besoin de la même organisation qu’un centre logistique traitant plusieurs milliers de lignes quotidiennes.
Préparation de commandes vocale : comprendre le voice picking
La préparation de commandes vocale, ou voice picking, constitue une évolution du picking assisté par support papier ou écran.
Le préparateur reçoit oralement les instructions nécessaires à son parcours. Le système peut lui communiquer une zone, un emplacement, une référence ou une quantité. L’opérateur confirme ensuite l’action selon le fonctionnement prévu par la solution utilisée.
Le principe général peut être représenté ainsi :
Commande → WMS → mission de picking → instruction vocale → emplacement → prélèvement → confirmation → ligne suivante → contrôle → expédition
L’objectif consiste à rendre l’échange avec le système compatible avec le travail physique effectué dans l’entrepôt.
Comment fonctionne le picking vocal ?
Prenons une commande comportant plusieurs références.
Le système affecte d’abord une mission au préparateur.
Il lui communique ensuite le premier emplacement :
Zone A — Allée 4 — Emplacement 12.
Après identification ou validation de l’emplacement, la quantité à prélever est communiquée.
Une fois l’opération confirmée, le système passe à la ligne suivante.
Le cycle se répète jusqu’à la fin de la mission.
Les informations sont alors réintégrées dans le système de gestion afin de mettre à jour l’état de la préparation et, selon la configuration retenue, le stock.
Bon papier, Excel, scan, WMS ou voice picking ?
Le niveau de technologie pertinent dépend davantage de la complexité opérationnelle que de la taille de l’entreprise prise isolément.
| Solution | Investissement | Traçabilité | Automatisation | Contexte |
|---|---|---|---|---|
| Papier | Faible | Faible | Faible | Très petite activité |
| Excel | Faible | Moyenne | Moyenne | PME / stock structuré |
| Codes-barres | Moyen | Élevée | Moyenne à élevée | Entrepôt |
| Terminal mobile | Moyen | Élevée | Élevée | Flux réguliers |
| WMS | Plus important | Très élevée | Élevée | Logistique structurée |
| Voice picking | Plus important | Très élevée | Élevée | Flux de picking soutenus |
| Automatisation | Important | Très élevée | Très élevée | Volumes industriels |
Un fichier Excel bien conçu peut donc constituer une première étape avant l’adoption d’un WMS.
Chariot de préparation de commandes : organiser le déplacement du préparateur
Le chariot de préparation de commandes accompagne le déplacement des marchandises pendant le picking. Son rôle varie selon la nature des produits, le nombre de commandes traitées simultanément, les distances et la configuration du stockage.
Le chariot peut accueillir une commande unique ou plusieurs contenants correspondant à différentes commandes.
Pour du batch picking, par exemple, plusieurs bacs peuvent être affectés à plusieurs commandes. Le préparateur prélève alors une référence pour plusieurs commandes pendant son passage devant l’emplacement concerné.
Cette organisation évite de refaire plusieurs fois un trajet similaire.
Quel chariot de préparation de commandes choisir ?
Le choix doit notamment considérer :
- poids et dimensions des marchandises ;
- nombre de références par commande ;
- largeur des allées ;
- distance moyenne de picking ;
- hauteur des prélèvements ;
- nombre de commandes transportées simultanément ;
- nécessité d’utiliser des bacs ;
- présence d’un terminal ou d’un scanner ;
- fréquence des opérations.
L’équipement doit surtout rester cohérent avec la méthode de préparation.
Un chariot sophistiqué associé à une mauvaise implantation du stock ne corrigera pas un circuit de picking inefficace.
Optimiser le circuit de préparation de commandes
Le temps de déplacement représente une variable essentielle de l’activité de picking.
Supposons que le bon soit présenté ainsi :
C-08
A-02
D-04
A-07
C-01
B-03
Le préparateur risque d’effectuer plusieurs allers-retours.
Le même bon réorganisé :
A-02
A-07
B-03
C-01
C-08
D-04
permet de suivre une progression beaucoup plus logique.
Une fonction particulièrement utile dans Excel consiste donc à :
trier automatiquement le bon de préparation par zone → allée → emplacement.
Le modèle devient alors un véritable support d’organisation du picking.
Exemple complet de préparation de commande
Prenons la commande CMD-4582, composée de cinq références et destinée à un client professionnel.
Le système génère le bon BP-4582.
| Ordre | Emplacement | Référence | Quantité |
|---|---|---|---|
| 1 | A-01-04 | REF-104 | 10 |
| 2 | A-03-02 | REF-208 | 5 |
| 3 | B-01-06 | REF-310 | 8 |
| 4 | B-04-01 | REF-415 | 12 |
| 5 | C-02-03 | REF-522 | 2 |
Le préparateur suit l’ordre des emplacements.
À chaque étape, il confirme la quantité réellement prélevée. Une référence disponible en quantité insuffisante est signalée comme anomalie plutôt que validée arbitrairement.
Les marchandises rejoignent ensuite la zone de consolidation.
Le contrôle compare :
référence attendue ↔ référence préparée
quantité attendue ↔ quantité préparée
La commande conforme passe au conditionnement puis à l’expédition.
Cet exemple montre que le bon de préparation constitue autant un document de traçabilité qu’un support d’organisation du travail.
Comment créer un bon de préparation de commande Excel ?
Excel convient particulièrement bien lorsque le volume reste compatible avec une gestion sur tableur.
Un classeur plus élaboré peut être organisé autour de quatre feuilles :
Feuille 1 — Commandes
Base des commandes à préparer.
Feuille 2 — Articles
Référentiel comprenant :
SKU | Désignation | Zone | Allée | Emplacement | Stock
Feuille 3 — Préparation
Génération du bon correspondant à la commande sélectionnée.
Feuille 4 — Tableau de bord
Suivi des performances.
Le rapprochement entre le référentiel articles et les commandes permet notamment de récupérer automatiquement l’emplacement d’une référence.
Automatiser le bon de préparation
Un modèle avancé peut calculer ou renseigner automatiquement :
- emplacement ;
- quantité disponible ;
- quantité à préparer ;
- reliquat ;
- priorité ;
- statut ;
- heure de préparation ;
- écart de quantité ;
- conformité ;
- taux d’avancement.
Des mises en forme conditionnelles peuvent également distinguer visuellement :
🟢 Préparé
🟠 Partiellement préparé
🔴 Rupture
🔵 À préparer
Le tableau devient alors beaucoup plus lisible qu’une simple liste de références.
Contrôle de préparation de commande
Une commande rapidement préparée mais incorrecte génère des coûts supplémentaires : nouvelle manipulation, réclamation, retour, réexpédition ou correction administrative.
Le contrôle doit donc porter sur les informations réellement critiques pour l’activité.
Contrôle quantitatif
La quantité prélevée correspond-elle à la quantité demandée ?
Contrôle des références
Le SKU ou la référence préparée est-il correct ?
Contrôle de traçabilité
Le lot ou le numéro de série correspond-il aux exigences ?
Contrôle visuel
L’état de l’article et de son emballage est-il conforme ?
Contrôle final
Tous les articles attendus sont-ils présents avant fermeture du colis ?
Les erreurs fréquentes en préparation de commandes
Certaines anomalies peuvent être suivies directement dans le bon de préparation :
| Erreur | Cause possible | Action |
|---|---|---|
| Mauvaise référence | Emplacements proches | Scan / adressage |
| Quantité incorrecte | Erreur de comptage | Double contrôle |
| Article absent | Stock théorique incorrect | Inventaire / réapprovisionnement |
| Mauvais lot | Traçabilité insuffisante | Gestion des lots |
| Article oublié | Ligne non validée | Statut par ligne |
| Mauvais colis | Consolidation incorrecte | Identification des bacs |
| Parcours trop long | Implantation inefficace | Réorganisation du picking |
Cette analyse permet de transformer les erreurs de préparation en indicateurs d’amélioration du processus.
KPI de préparation de commandes
Le pilotage ne doit pas se limiter au nombre de commandes expédiées.
Plusieurs indicateurs permettent d’évaluer simultanément vitesse, qualité et charge.
Nombre de commandes préparées par heure
Commandes/heure = nombre de commandes préparées ÷ nombre d’heures de préparation
Lignes de picking par heure
Lignes/heure = nombre de lignes prélevées ÷ heures travaillées
Cet indicateur est particulièrement intéressant lorsque le nombre d’articles varie fortement d’une commande à l’autre.
Temps moyen de préparation
Temps moyen = temps total consacré à la préparation ÷ nombre de commandes
Taux d’erreur de préparation
Taux d’erreur = lignes erronées ÷ lignes préparées × 100
Taux de conformité
Taux de conformité = commandes conformes ÷ commandes contrôlées × 100
Productivité par préparateur
L’indicateur peut être exprimé en commandes, lignes ou unités préparées par heure travaillée.
Tableau de bord de préparation de commandes
Une synthèse Excel peut réunir :
| KPI | Résultat | Objectif | Situation |
|---|---|---|---|
| Commandes préparées | 184 | 170 | 🟢 |
| Lignes/heure | 72 | 70 | 🟢 |
| Temps moyen | 8,4 min | 8 min | 🟠 |
| Taux d’erreur | 0,7 % | < 1 % | 🟢 |
| Commandes en retard | 11 | < 5 | 🔴 |
| Conformité | 99,3 % | 99 % | 🟢 |
Un tel tableau complète efficacement le bon opérationnel : le bon sert à exécuter ; le tableau de bord sert à piloter.
Comment améliorer la préparation de commandes ?
La recherche de productivité ne commence pas nécessairement par l’achat d’un équipement supplémentaire. Plusieurs améliorations organisationnelles peuvent produire des résultats importants.
Revoir l’adressage
Un emplacement doit être identifiable sans ambiguïté.
Une nomenclature du type :
Zone A → Allée 04 → Rack 03 → Niveau 02
est plus exploitable qu’une localisation approximative.
Rapprocher les références à forte rotation
Les produits fréquemment prélevés peuvent être positionnés dans des zones facilitant leur accès, sous réserve des contraintes propres au stockage.
Optimiser l’ordre du picking
Les lignes du bon peuvent suivre le parcours physique plutôt que l’ordre dans lequel elles apparaissent dans la commande commerciale.
Mesurer les erreurs
Une erreur enregistrée avec son type et sa cause devient une information exploitable.
Mesurer les temps
Le suivi des heures de début et de fin aide à identifier les écarts entre zones, catégories de commandes ou méthodes de préparation.
Choisir la technologie selon le besoin
Excel, scan, WMS et voice picking correspondent à différents niveaux d’organisation. La technologie doit résoudre une contrainte identifiée plutôt que simplement ajouter une couche informatique.
Préparation de commandes manuelle ou automatisée ?
La préparation manuelle conserve tout son intérêt pour de nombreuses activités : faibles volumes, forte diversité de références, opérations ponctuelles ou marchandises nécessitant une intervention humaine.
À l’autre extrémité, l’automatisation peut faire intervenir convoyeurs, systèmes de stockage automatisés, robots mobiles ou dispositifs goods-to-person.
Entre ces deux extrêmes existe une grande variété de configurations hybrides :
opérateur + bon papier
opérateur + Excel
opérateur + scanner
opérateur + terminal
opérateur + voice picking
opérateur + WMS + chariot
opérateur + WMS + automatisation
Le bon de préparation évolue alors de la feuille imprimée vers un ordre de travail numérique.
Bon de préparation de commande pour un entrepôt e-commerce
L’e-commerce accentue certaines contraintes : grand nombre de commandes, faible nombre d’articles par commande, pics d’activité et nécessité de limiter les erreurs.
Le batch picking peut alors présenter un intérêt : plusieurs commandes sont collectées pendant un même circuit.
Exemple :
un préparateur doit traiter dix commandes contenant toutes la référence REF-150.
Plutôt que de retourner dix fois au même emplacement, il peut prélever la quantité totale nécessaire puis répartir les unités entre les commandes selon la procédure définie.
Le bon ou le système de picking doit alors assurer la correspondance entre :
produit → quantité → commande → bac ou contenant.
Bon de préparation pour PME et petit stock
Une organisation plus petite peut commencer avec une solution très simple :
- une feuille Articles contenant les emplacements ;
- une feuille Commandes ;
- un bon de préparation généré depuis Excel ;
- une colonne « quantité prélevée » ;
- une colonne « contrôle » ;
- un historique des préparations.
Cette architecture évite de complexifier inutilement le système tout en établissant une véritable méthode de travail.
Elle facilite ensuite une éventuelle migration vers un logiciel de stock ou un WMS lorsque les volumes augmentent.
Du bon de préparation au WMS
Le Warehouse Management System (WMS) pilote les opérations internes de l’entrepôt.
Selon la solution et son paramétrage, il peut notamment intervenir dans :
- gestion des emplacements ;
- réception ;
- mise en stock ;
- réapprovisionnement des zones de picking ;
- lancement des missions ;
- préparation ;
- contrôle ;
- consolidation ;
- inventaire ;
- traçabilité.
Le bon de préparation n’est donc pas supprimé : sa forme change.
L’information autrefois imprimée peut être affichée sur un terminal, transmise à un scanner ou communiquée vocalement.
Quelle solution choisir pour préparer les commandes ?
La décision peut être raisonnée progressivement.
Quelques commandes quotidiennes
→ bon papier ou Excel.
Volume régulier avec besoin de suivi
→ Excel automatisé ou logiciel de gestion des stocks.
Nombreuses références et besoin de traçabilité
→ scan et système de gestion structuré.
Entrepôt avec flux complexes
→ WMS.
Picking intensif nécessitant des interactions adaptées au travail terrain
→ étude d’une solution de voice picking ou d’autres technologies d’assistance.
Le volume seul ne suffit pas. Le nombre de lignes, les distances, la fréquence des erreurs, les exigences de traçabilité et la variabilité de l’activité comptent également.
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