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Facture d’acompte : modèles Word à télécharger, calcul de TVA, exemples et cas pratiques

La facture d’acompte intervient à un moment décisif de la relation commerciale : le prix a été convenu, la commande est engagée, mais l’intégralité de la prestation ou de la livraison reste à exécuter. Pour l’entreprise, cette première facturation sécurise une partie de la trésorerie et finance les dépenses engagées en amont. Pour le client, elle matérialise le versement effectué et permet de suivre avec précision le montant restant à régler.

Derrière cette mécanique apparemment simple se trouvent plusieurs questions concrètes. Comment calculer une facture d’acompte de 30 % ? Comment appliquer la TVA ? Comment établir la facture finale après un acompte ? Quelle présentation adopter pour un auto-entrepreneur ? Comment gérer deux ou trois acomptes successifs ? Ces situations appellent des réponses chiffrées autant que des explications.

Ce guide réunit les règles essentielles, les méthodes de calcul, des exemples de factures d’acompte, des cas pratiques par activité et les principaux scénarios rencontrés par les entreprises, indépendants, artisans et micro-entrepreneurs.

Qu’est-ce qu’une facture d’acompte ?

Une facture d’acompte constate la facturation d’une fraction du prix avant le règlement définitif d’une opération. Elle se rattache généralement à un devis, un bon de commande, un contrat ou une prestation dont le montant global a déjà été déterminé.

Le mécanisme peut être résumé ainsi :

Prix convenu → acompte facturé → paiement de l’acompte → réalisation → facture finale → déduction de l’acompte → solde à payer

Prenons une mission facturée 10 000 € HT. Le contrat prévoit un acompte de 30 % à la commande. L’entreprise facture alors 3 000 € HT au titre de cet acompte, auxquels s’ajoute la TVA applicable. Le reste du prix demeure rattaché à la même opération et sera facturé selon l’échéancier prévu.

La facture d’acompte possède donc une double dimension. Elle constitue un document de facturation et participe simultanément au pilotage de la trésorerie.

Pourquoi demander un acompte ?

L’acompte répond d’abord à une logique financière. Une entreprise peut engager des dépenses plusieurs semaines avant d’encaisser le prix définitif : achat de matières premières, réservation d’équipements, mobilisation d’une équipe, sous-traitance, déplacements ou temps de conception.

Un chantier de 40 000 €, par exemple, peut nécessiter plusieurs milliers d’euros d’achats avant même le commencement des travaux. Demander 30 % à la commande réduit l’effort de trésorerie supporté par l’entreprise.

L’acompte remplit également une fonction commerciale. Le versement traduit concrètement l’engagement du client et structure l’exécution du contrat.

Cette pratique apparaît ainsi fréquemment dans :

  • le bâtiment et les travaux ;
  • le conseil ;
  • les prestations informatiques ;
  • les agences de communication ;
  • l’événementiel ;
  • la fabrication sur mesure ;
  • la formation ;
  • l’artisanat ;
  • certaines commandes de marchandises ;
  • les prestations nécessitant des achats préalables.

Le taux retenu dépend de l’économie du contrat. 20 %, 30 %, 40 % ou 50 % correspondent à des configurations très différentes en matière de financement et de risque.

Comment calculer une facture d’acompte ?

Le calcul commence par l’identification de la base sur laquelle porte le pourcentage.

Pour un prix exprimé hors taxes :

Acompte HT = montant total HT × pourcentage d’acompte

Avec un devis de 5 000 € HT et un acompte de 30 % :

5 000 × 30 % = 1 500 € HT

Avec une TVA de 20 % :

1 500 × 20 % = 300 € de TVA

Le montant correspondant atteint alors :

1 500 + 300 = 1 800 € TTC

Après cet acompte, le montant restant associé au contrat représente :

5 000 − 1 500 = 3 500 € HT

Soit, avec une TVA de 20 % :

4 200 € TTC

Exemple de facture d’acompte de 30 %

Prenons un devis de 12 000 € HT.

Acompte demandé : 30 %

Calcul :

12 000 × 0,30 = 3 600 € HT

TVA à 20 % :

720 €

Montant TTC de l’acompte :

4 320 €

Le solde contractuel HT après cet acompte atteint :

8 400 €

Cette présentation permet de distinguer immédiatement trois grandeurs : prix total, acompte et reste à facturer.

Facture d’acompte de 20 %, 30 %, 40 % ou 50 % : comparaison

Le pourcentage d’acompte modifie directement la trésorerie mobilisée par chacune des parties.

Montant HT du contrat20 %30 %40 %50 %
1 000 €200 €300 €400 €500 €
2 500 €500 €750 €1 000 €1 250 €
5 000 €1 000 €1 500 €2 000 €2 500 €
10 000 €2 000 €3 000 €4 000 €5 000 €
25 000 €5 000 €7 500 €10 000 €12 500 €
50 000 €10 000 €15 000 €20 000 €25 000 €

Cette comparaison prend tout son sens dans une logique de gestion. Un acompte de 20 % peut suffire pour une prestation nécessitant peu de dépenses préalables. Une activité mobilisant des matériaux coûteux ou une production spécifiquement réalisée pour le client peut justifier une organisation différente.

Cas pratique 1 : facture d’acompte pour une prestation de service

Une société de conseil conclut une mission de 6 000 € HT. Les conditions commerciales prévoient :

  • 40 % à la commande ;
  • 60 % à la remise du rapport final.

Le premier acompte représente :

6 000 × 40 % = 2 400 € HT

TVA à 20 % :

480 €

Montant TTC :

2 880 €

Après paiement, il reste :

3 600 € HT

soit :

4 320 € TTC

La mission conserve une valeur globale de 6 000 € HT. L’acompte correspond simplement à une première étape de son financement et de sa facturation.

Cas pratique 2 : facture d’acompte pour travaux

Le secteur du bâtiment illustre particulièrement bien l’utilité des acomptes.

Un artisan signe un devis de 18 000 € HT. Le calendrier de paiement prévoit :

30 % à la commande
40 % en cours de chantier
30 % à l’achèvement

Le premier appel représente :

18 000 × 30 % = 5 400 € HT

Le deuxième :

18 000 × 40 % = 7 200 € HT

Le solde :

18 000 × 30 % = 5 400 € HT

L’entreprise répartit ainsi son encaissement sur l’avancement économique du chantier plutôt que de financer l’intégralité des travaux jusqu’à leur achèvement.

Ce système facilite également le suivi : chaque facture peut rappeler le montant du marché, les sommes déjà facturées et le montant restant.

Cas pratique 3 : facture d’acompte auto-entrepreneur

La facture d’acompte d’un auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur suit la même logique économique : une partie du prix est facturée avant le solde.

Un graphiste accepte une mission de 1 500 € avec un acompte de 30 %.

Calcul :

1 500 × 30 % = 450 €

Le solde représente :

1 050 €

Si le professionnel relève de la franchise en base de TVA, la facture doit refléter le régime fiscal effectivement applicable et reprendre les mentions correspondantes.

L’intérêt de l’acompte apparaît clairement pour les indépendants : le temps consacré aux premières phases du projet commence à produire de la trésorerie avant sa livraison définitive.

Cas pratique 4 : plusieurs acomptes successifs

Les projets longs utilisent fréquemment plusieurs échéances.

Une agence développe une plateforme numérique pour 30 000 € HT. Le contrat prévoit :

30 % au lancement
30 % après validation de la maquette
20 % après livraison de la version de test
20 % à la livraison finale

Les facturations correspondent alors à :

  • premier acompte : 9 000 € HT ;
  • deuxième acompte : 9 000 € HT ;
  • troisième échéance : 6 000 € HT ;
  • solde : 6 000 € HT.

Le suivi financier devient ici essentiel. Chaque nouvelle facture doit être rapprochée du montant contractuel afin d’éviter qu’une succession d’acomptes produise un total supérieur ou inférieur au prix convenu.

Cas pratique 5 : acompte sur une commande importante

Une PME commande un équipement pour 50 000 € HT. Le fournisseur exige un acompte de 20 %.

Acompte :

10 000 € HT

Avec une TVA de 20 %, dans l’hypothèse où ce taux et son exigibilité s’appliquent à l’opération :

2 000 € de TVA

Montant correspondant :

12 000 € TTC

Le solde économique du contrat représente alors :

40 000 € HT

Ce cas montre pourquoi les entreprises suivent séparément le montant contractuel, le montant facturé, le montant encaissé et le reste à facturer. Ces quatre indicateurs peuvent différer à un instant donné.

TVA et facture d’acompte : le point qui exige le plus de rigueur

La TVA transforme un calcul commercial simple en véritable sujet comptable.

Il faut distinguer :

le montant HT de l’opération ;
la TVA applicable ;
le montant de l’acompte ;
la TVA rattachée à cet acompte ;
le moment auquel la taxe devient exigible.

En France, l’exigibilité de la TVA dépend notamment de la nature de l’opération et des règles fiscales applicables. Les acomptes sur prestations de services et les acomptes concernant certaines livraisons de biens doivent donc être traités en tenant compte de leur régime propre.

Pour une page destinée à servir de référence, la bonne méthode consiste à partir du cas concret plutôt que d’appliquer mécaniquement une formule unique à toutes les opérations.

Simulation

Prix : 8 000 € HT

Acompte : 25 %

Acompte HT :

2 000 €

TVA à 20 %, si applicable :

400 €

Acompte TTC :

2 400 €

Le suivi doit ensuite permettre d’identifier précisément cette TVA lors de la facture finale.

Quelles mentions faire apparaître sur une facture d’acompte ?

Une facture d’acompte reste une facture. Elle s’inscrit donc dans les règles générales de facturation et doit permettre d’identifier sans ambiguïté l’émetteur, le client et l’opération.

La présentation comporte notamment, selon la situation :

  • la date d’émission ;
  • un numéro de facture suivant la séquence de facturation ;
  • l’identité et les coordonnées du vendeur ou prestataire ;
  • l’identité du client ;
  • les informations d’identification de l’entreprise requises ;
  • la référence au devis, à la commande ou au contrat ;
  • la désignation de l’opération ;
  • la mention de l’acompte ;
  • le montant concerné ;
  • le taux de TVA applicable ;
  • le montant de TVA lorsque celle-ci est due ;
  • le total à régler ;
  • les conditions de paiement ;
  • les éventuelles mentions fiscales particulières applicables au professionnel.

La facture doit surtout rester intelligible. Le client doit comprendre immédiatement ce qu’il paie, à quelle opération la somme se rattache et quelle étape commerciale elle représente.

Exemple de facture d’acompte

FACTURE D’ACOMPTE N° FA-2026-0048

Entreprise Martin Conseil
Informations légales et coordonnées

Client : Société Durand

Référence : devis DEV-2026-127

Objet : acompte de 30 % sur mission de conseil

Montant du devis : 5 000 € HT

Acompte demandé : 30 %

Montant de l’acompte : 1 500 € HT

TVA 20 % : 300 €

Total TTC de la facture d’acompte : 1 800 €

Cette présentation offre une lecture immédiate du versement tout en rattachant celui-ci au devis d’origine.

Comment faire la facture finale après un acompte ?

La facture finale représente le moment où les différentes étapes financières doivent être réconciliées.

Imaginons une prestation totale de :

10 000 € HT

TVA à 20 % :

2 000 €

Total :

12 000 € TTC

Le client a déjà réglé un acompte correspondant à :

3 600 € TTC

Le montant restant associé à l’opération représente alors :

12 000 − 3 600 = 8 400 € TTC

La facture finale doit permettre de retrouver l’économie générale de l’opération et d’identifier les acomptes antérieurs.

Exemple de présentation

Montant total de la prestation : 10 000 € HT

TVA : 2 000 €

Total TTC : 12 000 €

Acompte antérieur : −3 600 € TTC

Net restant à régler : 8 400 € TTC

Cette construction évite une erreur fréquente : présenter le solde comme s’il correspondait à une prestation totalement indépendante.

Acompte, avance et arrhes : trois notions à distinguer

Le vocabulaire employé sur le devis ou le contrat possède une portée juridique.

L’acompte traduit en principe un engagement ferme dans l’opération conclue. Il représente une fraction anticipée du prix.

Les arrhes relèvent d’un régime différent et peuvent permettre un désengagement selon les règles applicables.

Le mot avance, quant à lui, décrit couramment un paiement anticipé, mais son utilisation doit rester cohérente avec la qualification juridique et contractuelle retenue.

Cette distinction mérite une attention particulière avant même l’établissement de la facture. Une formulation précise sur le devis réduit les ambiguïtés au moment du règlement.

Devis et facture d’acompte : comment organiser les deux documents ?

Le devis fixe généralement l’économie de l’opération avant la facturation.

Il peut prévoir, par exemple :

Prix : 20 000 € HT
Acompte à la commande : 30 %
Deuxième échéance : 40 %
Solde à la livraison : 30 %

Après acceptation, la première facture reprend la référence du devis et matérialise l’échéance prévue.

Cette continuité documentaire améliore le contrôle interne :

Devis accepté → facture d’acompte → encaissement → exécution → facture finale

Pour une PME, cette chaîne fournit également une vision plus fiable du carnet de commandes et de la trésorerie à venir.

Facture d’acompte et trésorerie : le véritable enjeu financier

La question du pourcentage dépasse largement la présentation d’une facture.

Prenons une entreprise qui accepte une commande de 100 000 € HT et doit engager immédiatement 35 000 € de dépenses.

Avec un acompte de 10 %, elle encaisse :

10 000 € HT

Une part importante du besoin initial reste donc financée par sa propre trésorerie.

Avec un acompte de 30 % :

30 000 € HT

L’effort de financement se réduit fortement.

Avec 40 % :

40 000 € HT

L’acompte couvre théoriquement les 35 000 € de dépenses initiales de notre exemple.

Le choix d’un taux d’acompte peut ainsi être abordé à partir du besoin de financement préalable à l’exécution, et pas seulement à partir des usages du secteur.

Comment déterminer un taux d’acompte cohérent ?

Une méthode financière consiste à rapprocher l’acompte des coûts supportés avant la prochaine échéance.

Exemple

Contrat : 50 000 € HT

Coûts prévus avant la deuxième échéance :

  • matières : 8 000 € ;
  • sous-traitance : 3 000 € ;
  • mobilisation de personnel : 4 000 € ;
  • autres dépenses : 2 000 €.

Besoin initial :

17 000 €

Ce montant représente :

17 000 ÷ 50 000 = 34 %

Un acompte de 30 % couvre 15 000 €. Un acompte de 35 % représente 17 500 €.

Cette lecture transforme le taux d’acompte en instrument de gestion du besoin en fonds de roulement.

Facture d’acompte et comptabilité

Trois événements doivent être distingués :

la facturation ;
l’encaissement ;
la réalisation économique de l’opération.

Ils peuvent intervenir à des dates différentes.

Une facture émise le 10 septembre peut être payée le 25 septembre pour une prestation qui s’achève en novembre. Cette chronologie explique l’importance du rapprochement entre facturation, banque, TVA et comptabilité.

Pour le dirigeant, un tableau de suivi efficace peut contenir :

ClientContrat HTAcomptes facturésEncaisséReste à facturerReste à encaisser
Client A10 000 €3 000 €3 000 €7 000 €7 000 €
Client B25 000 €12 500 €7 500 €12 500 €17 500 €
Client C8 000 €2 400 €0 €5 600 €8 000 €

La distinction entre reste à facturer et reste à encaisser devient fondamentale. Une somme peut avoir été facturée sans avoir encore été payée.

Facture d’acompte impayée : quel impact sur le suivi ?

L’émission de la facture et son paiement constituent deux étapes distinctes.

Supposons :

Contrat : 15 000 € HT

Acompte facturé : 4 500 € HT

Acompte encaissé : 0 €

Le tableau commercial affiche déjà 4 500 € facturés, tandis que le suivi bancaire n’enregistre aucun encaissement.

Le responsable financier doit donc conserver plusieurs statuts :

à facturer → facturé → échéance atteinte → encaissé → soldé

Ce suivi devient particulièrement utile pour les entreprises gérant simultanément plusieurs chantiers ou missions.

Facture d’acompte en anglais

Une entreprise travaillant à l’international rencontre fréquemment les expressions deposit invoice, advance invoice, down payment invoice ou des formulations adaptées au contexte contractuel.

Une facture bilingue peut conserver une structure claire :

Invoice / Facture
Deposit / Acompte
Total amount / Montant total
Deposit amount / Montant de l’acompte
Balance due / Solde restant
Due date / Date d’échéance

La terminologie doit rester cohérente avec le contrat, la juridiction applicable et les règles fiscales de l’opération internationale.

Les erreurs les plus fréquentes

Confondre le HT et le TTC

Une entreprise calcule 30 % du TTC puis ajoute une nouvelle fois la TVA. Le montant devient mécaniquement incorrect.

La base de calcul doit être identifiée dès le départ.

Oublier les acomptes sur la facture finale

Une facture finale qui ignore les sommes précédemment facturées rend le rapprochement difficile et peut conduire à réclamer un montant erroné.

Mélanger acompte et arrhes

Ces termes recouvrent des effets différents. La cohérence entre devis, conditions contractuelles et facture protège les deux parties.

Confondre facturé et encaissé

Une facture émise n’équivaut pas à de la trésorerie disponible.

Multiplier les calculs manuels

Avec trois ou quatre échéances, les arrondis, la TVA et les modifications du montant contractuel augmentent le risque d’erreur. Un tableau automatisé ou un logiciel de facturation devient alors particulièrement utile.

Quel outil utiliser pour créer une facture d’acompte ?

Plusieurs niveaux d’équipement répondent à des besoins différents.

Word

Word convient à la création d’un document ponctuel. Il facilite la mise en page mais automatise peu les calculs et le suivi.

Excel

Excel permet de construire un modèle plus dynamique :

  • calcul du pourcentage ;
  • calcul de TVA ;
  • total TTC ;
  • suivi des acomptes ;
  • calcul du solde ;
  • échéancier ;
  • suivi des paiements.

Il devient particulièrement pertinent pour simuler différents scénarios.

Logiciel de facturation

Un logiciel spécialisé prend l’avantage avec l’augmentation du volume : numérotation, fichiers clients, rapprochement des règlements, relances, historique, export comptable et évolution vers la facturation électronique.

Le choix dépend donc moins du document lui-même que du volume de factures et du degré d’automatisation recherché.

Facturation électronique : pourquoi l’acompte entre aussi dans une nouvelle phase

La réforme française de la facturation électronique transforme progressivement l’environnement documentaire des entreprises. Son calendrier démarre à partir du 1er septembre 2026, avec des obligations qui se déploient selon la taille et la situation des entreprises.

Cette transition renforce l’intérêt d’une donnée de facturation correctement structurée. Numéro, dates, identification des parties, montants HT, TVA, référence de l’opération et nature du document prennent davantage d’importance dans un système où la facture devient une donnée destinée à circuler entre plateformes et logiciels.

Le modèle bureautique conserve son intérêt pour comprendre, préparer ou simuler une facture. Pour une entreprise soumise aux nouvelles obligations, le choix du système de facturation doit toutefois intégrer le calendrier réglementaire applicable.

Cas pratique complet : du devis à la facture finale

Une agence signe un contrat de 24 000 € HT.

Le calendrier prévoit :

30 % à la commande
30 % après validation intermédiaire
40 % à la livraison

Étape 1 — Devis

Montant :

24 000 € HT

TVA 20 % :

4 800 €

Total :

28 800 € TTC

Étape 2 — Premier acompte

30 % de 24 000 :

7 200 € HT

TVA :

1 440 €

Total :

8 640 € TTC

Étape 3 — Deuxième acompte

Même calcul :

7 200 € HT

TVA :

1 440 €

Total :

8 640 € TTC

À ce stade, 60 % du contrat ont été facturés.

Étape 4 — Solde

Montant restant :

9 600 € HT

TVA :

1 920 €

Montant TTC :

11 520 €

Contrôle

8 640 + 8 640 + 11 520 =

28 800 € TTC

Le total des échéances retrouve exactement le montant TTC du contrat.

Cette vérification simple doit accompagner chaque échéancier complexe.

Un tableau de bord pour suivre les acomptes

Au-delà de la facture elle-même, le suivi peut être structuré autour de cinq indicateurs :

Montant total commandé
Valeur des contrats conclus.

Acomptes facturés
Sommes ayant déjà fait l’objet d’une facture.

Acomptes encaissés
Trésorerie effectivement reçue.

Reste à facturer
Part du contrat qui donnera lieu à de futures factures.

Reste à encaisser
Créances et montants futurs encore attendus.

Pour un dirigeant ou un responsable administratif, ces indicateurs offrent une vision plus utile que la seule liste des factures émises.

Instrument de pilotage financier

La facture d’acompte paraît, au premier regard, relever de la mécanique administrative : un prix, un pourcentage et une échéance. Elle révèle pourtant un enjeu beaucoup plus large.

Fixer un acompte revient à décider qui finance la période comprise entre la commande et l’achèvement de l’opération.

Un taux trop faible peut transférer une part importante du financement sur la trésorerie du fournisseur. Un échéancier correctement construit rapproche au contraire les encaissements des dépenses réellement engagées. La facture devient alors l’expression documentaire d’une décision financière.

Cette lecture explique l’intérêt de réunir sur une même page modèle de facture d’acompte, calculateur, exemples chiffrés, TVA, facture finale, cas auto-entrepreneur, situations BTP et échéanciers multiples. Le professionnel ne cherche pas seulement un document à reproduire : il cherche à comprendre combien facturer aujourd’hui, comment le justifier et quel montant restera à encaisser demain.

Bibliothèque de modèles Word avancés pour facture d’acompte

Téléchargez des modèles Word professionnels, colorés et adaptés aux principales situations : entreprise, auto-entrepreneur, travaux, prestations de services, facture définitive, fournisseur et version bilingue.

Word modifiable Mise en page A4 Titres centrés Modèles colorés Cas préremplis Facture finale

Modèles de facture d’acompte Word à télécharger

Chaque modèle possède sa propre structure, son propre jeu de couleurs et un exemple adapté à l’usage professionnel visé.

Facture d’acompte Word classique

Pour entreprises, consultants et prestataires.

  • Entreprise et client
  • Référence du devis
  • Acompte HT
  • TVA
  • Net à payer
  • Solde contractuel
FACTURE D’ACOMPTE
Contrat HT 10 000 €
Acompte 30 % 3 000 €
Net à payer 3 600 €

Facture d’acompte auto-entrepreneur

Modèle compact pour micro-entreprise et indépendant.

  • Identité professionnelle
  • SIRET
  • Prestation
  • Acompte
  • Solde
  • Zone de mention fiscale
FACTURE MICRO-ENTREPRISE
Mission 1 500 €
Acompte 450 €
Solde 1 050 €

Facture d’acompte travaux et BTP

Avec échéancier et progression du chantier.

  • Montant du marché
  • Acompte commande
  • Situation intermédiaire
  • Réception
  • Reste à facturer
  • Référence chantier
FACTURE D’ACOMPTE TRAVAUX
Marché HT 18 000 €
1er acompte 5 400 €
Reste marché 12 600 €

Facture d’acompte prestation de services

Pour conseil, formation, agence et services B2B.

  • Mission détaillée
  • Livrable
  • Acompte à la commande
  • Échéance
  • TVA
  • Solde à livraison
ACOMPTE PRESTATION
Mission HT 6 000 €
Acompte 40 % 2 400 €
Solde HT 3 600 €

Facture définitive après acompte

Déduction claire des acomptes déjà versés.

  • Total contractuel
  • Acompte n°1
  • Acompte n°2
  • Montants déjà réglés
  • Solde final
  • Net à payer
FACTURE DÉFINITIVE
Contrat TTC 12 000 €
Acompte – 3 600 €
Net restant 8 400 €

Acompte fournisseur Word

Pour achat, commande et suivi d’une avance fournisseur.

  • Fournisseur
  • Bon de commande
  • Montant total
  • Acompte versé
  • TVA
  • Reste à payer
ACOMPTE FOURNISSEUR
Commande HT 50 000 €
Acompte 20 % 10 000 €
Reste 40 000 €

Facture d’acompte bilingue FR / EN

Version professionnelle pour clients internationaux.

  • Deposit invoice
  • Amount excluding VAT
  • VAT
  • Amount due
  • Balance due
  • Final invoice
DEPOSIT INVOICE
Deposit 30 %
VAT 20 %
Balance due 8 400 €

Pack Word facture d’acompte avancée

Modèle enrichi avec échéancier et récapitulatif financier.

  • Page de facture
  • Récapitulatif du contrat
  • Échéancier
  • Suivi des règlements
  • Conditions de paiement
  • Zone de notes
DOSSIER FACTURATION
Contrat 24 000 €
Acomptes 14 400 €
Solde 9 600 €

Générateur de facture d’acompte Word personnalisée

Choisissez un modèle, modifiez les informations et téléchargez le document.

FACTURE D’ACOMPTE
ÉMETTEUR
Martin Conseil SAS
Adresse de l’entreprise
SIREN / SIRET
CLIENT
Durand Industrie

Facture : FA-2026-001
Devis : DEV-2026-042
DésignationBase HTAcompteMontant HT
Prestation de conseil10 000 €30 %3 000 €
Acompte HT 3 000 €
TVA 20 % 600 €
NET À PAYER 3 600 €
Solde TTC 8 400 €
Principe : les documents sont générés localement depuis le navigateur. Chaque modèle possède une mise en page Word différente, un titre centré, un tableau coloré et des exemples professionnels préremplis.

FACTURE D’ACOMPTE
FACTURE D’ACOMPTE — MICRO-ENTREPRISE
FACTURE D’ACOMPTE — MICRO-ENTREPRISE
FACTURE D’ACOMPTE — TRAVAUX
 FACTURE D’ACOMPTETRAVAUX

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