Attestation sur l’honneur : Modèles Word à Imprimer ( format A4 )
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L’attestation sur l’honneur est une déclaration écrite et signée par laquelle une personne affirme la véracité d’un fait (hébergement, résidence, situation familiale, absence de condamnation, etc.). C’est un document simple, souvent exigé “sur papier libre”, mais engageant : une fausse déclaration peut être sanctionnée.
Dans l’ombre des grands formulaires et des dossiers volumineux, une page suffit parfois à débloquer une procédure. L’attestation sur l’honneur, rédigée, datée et signée par le déclarant, demeure l’un des outils administratifs les plus utilisés — et les plus mal compris. Document “simple” par essence, elle n’en reste pas moins engageante : ce que l’on affirme, on l’endosse. Et c’est précisément ce mélange de sobriété formelle et de responsabilité personnelle qui explique sa longévité dans les circuits publics et privés.
Un usage de confiance avant tout
L’administration, les bailleurs, certaines écoles ou associations y recourent lorsque la preuve “par document officiel” serait disproportionnée ou indisponible. L’attestation couvre des réalités quotidiennes : hébergement à titre gratuit, résidence habituelle, vie commune, non-condamnation, prise en charge d’un proche, disponibilité d’un parent pour une sortie scolaire, ou encore absence d’une ressource au moment d’un dépôt de dossier. Elle intervient à la jonction entre la déclaration et la preuve : elle n’abolit pas le besoin de justificatifs, mais elle l’amorce, l’organise et, le plus souvent, rassure.
Un format court, une exigence élevée
Sa force tient à sa forme brève. Une page A4, une identité complète, un objet explicite, quelques lignes qui décrivent des faits datés et vérifiables, un lieu et une date, une signature manuscrite précédée de la mention “Lu et approuvé”. La concision ne dispense pas de précision : on nomme les personnes concernées, on indique une adresse exacte, on inscrit la durée ou la période, on cite le numéro et le type de pièce d’identité jointe. À la lecture, l’interlocuteur doit pouvoir comprendre qui parle, de quoi il parle et sur quel périmètre temporel porte l’affirmation.
La responsabilité au cœur du dispositif
Parce qu’elle engage son auteur, l’attestation n’est jamais anodine. Elle ne remplace pas un jugement ni un acte authentique, mais son poids naît de la clarté des faits et de la cohérence avec les pièces annexées (copie de CNI/CIN ou passeport, justificatif de domicile, attestation complémentaire d’un tiers). La tentation d’en faire un parapluie pour combler toute lacune documentaire se solde souvent par l’effet inverse : un document vague, sans noms précis ni dates, fragilise un dossier et suscite un contrôle accru. Mieux vaut une affirmation courte et solide qu’un paragraphe prolixe et flou.
France, Maroc : des pratiques proches, des réflexes utiles
De part et d’autre de la Méditerranée, le réflexe de l’attestation est similaire : décrire honnêtement une situation et assumer sa véracité. Les vocables diffèrent parfois — CNI en France, CIN au Maroc —, et certaines administrations requièrent une légalisation de signature (mairie, moqataa/annexe administrative). Ce détail de procédure ne change pas l’essentiel : la valeur du texte tient à son exactitude, à l’identification sans ambiguïté du signataire et à l’alignement parfait avec les justificatifs joints. Là encore, le pragmatisme prime : se renseigner sur l’exigence de légalisation avant de déposer évite un aller-retour inutile.
Rédiger juste : la précision plutôt que l’emphase
Une bonne attestation se lit d’une traite. Le premier paragraphe identifie le déclarant, avec une orthographe conforme à la pièce d’identité. Le second expose les faits : qui est hébergé, depuis quand, à quelle adresse ; avec qui l’on vit en union de fait ; à quel titre l’on prend en charge une personne et pour quelle durée ; ou encore l’absence de condamnation et d’interdiction de gérer à la date de signature. La sobriété stylistique n’est pas un appauvrissement : c’est elle qui laisse toute sa place à l’information. Les adverbes vagues et les approximations temporelles brouillent le message ; les dates et les lieux le rendent incontestable.
L’épreuve du guichet : lisibilité, concordance, traçabilité
Au guichet — physique ou en ligne —, trois qualités font la différence. La lisibilité d’abord : texte aéré, interligne confortable, zones à compléter clairement soulignées, signature manuscrite apposée sans chevauchement. La concordance ensuite : noms, numéros et adresses doivent recouper les annexes, à la virgule près. La traçabilité enfin : conserver une copie du document signé et des pièces jointes, dater précisément, noter le destinataire et, à défaut d’accusé de réception, garder un courriel d’envoi ou un bordereau de dépôt. Une attestation bien tenue est un repère ; mal tenue, elle devient un caillou dans la chaussure du dossier.
Ce que l’attestation peut… et ce qu’elle ne peut pas
L’attestation n’est pas une baguette magique. Elle atteste un fait connu du signataire ; elle ne confère pas un droit nouveau si la réglementation exige une pièce déterminée (extrait de casier, acte d’état civil, décision de justice). Elle épaissit un faisceau d’indices lorsque l’administration dispose de marge d’appréciation ; elle n’abolit pas les obligations légales. Cette distinction explique que certains services acceptent une formulation libre, tandis que d’autres imposent un formulaire type ou une validation par cachet et légalisation.
Le numérique change les habitudes, pas les principes
Les dépôts en ligne et les téléprocédures ne suppriment pas l’exigence de sérieux. Une attestation scannée reste une attestation : elle porte une date, un lieu, une signature manuscrite lisible. Les modèles préformatés sont précieux pour éviter les oublis ; ils ne dispensent pas de personnaliser l’objet, de citer les bonnes références de dossier, d’actualiser les dates. L’ère numérique a surtout rappelé une évidence : la qualité d’un PDF dépend d’abord de la rigueur du texte qu’il contient.
Derrière la page, une éthique
Attester, c’est faire confiance à sa propre parole. L’administration, un bailleur ou une association parient sur cette probité pour fluidifier l’instruction. Cette éthique pratique se vérifie au quotidien : plus l’attestation est précise, plus la confiance s’installe ; plus elle est floue, plus la suspicion s’invite. Cette responsabilité personnelle explique l’avertissement désormais fréquent en bas de page : la fausse déclaration expose à des poursuites. Non pour dissuader d’écrire, mais pour rappeler que la clarté engage.
La Pratique⬇️⬇️⬇️
À quoi sert une attestation sur l’honneur ?
Les administrations, écoles, bailleurs, banques ou employeurs y recourent lorsqu’un justificatif “officiel” est indisponible ou disproportionné. Exemples fréquents :
- Hébergement à titre gratuit (un proche loge chez vous sans loyer)
- Résidence habituelle (adresse effective, distincte d’une adresse de domiciliation)
- Vie commune / concubinage (union de fait)
- Non-condamnation / non-interdiction de gérer (candidatures, dossiers associatifs, appels d’offres)
- Prise en charge (hébergement, subsistance, soins, formation)
- Perte ou non-détention d’un document (à défaut d’un justificatif immédiat)
Les mentions indispensables
Une attestation solide reste sobre et précise. Faites tenir en une page A4, noir et blanc, avec marges standard. Intégrez systématiquement :
- Destinataire et objet : à qui et pour quoi (ex. “Objet : Attestation de résidence”).
- Identité complète du déclarant : nom, prénom, date et lieu de naissance, nationalité.
- Adresse : résidence effective.
- Référence d’identité : n° et type de pièce (CNI/CIN/passeport), lieu et date de délivrance.
- Déclaration claire : “J’atteste sur l’honneur que …” (formule affirmative, circonstanciée).
- Lieu et date : “Fait à …, le …”.
- Signature manuscrite avec la mention “Lu et approuvé”.
- Annexes (souvent demandées) : copie de la pièce d’identité, justificatif d’adresse, etc.
Astuce mise en page : conservez un interligne lisible, des soulignés pour les zones à remplir à la main, et un bloc signature bien dégagé.
Focus terminologie (France / Maroc)
- Pièce d’identité : “CNI” (France), “CIN” (Maroc).
- Attestation d’hébergement vs certificat d’hébergement : certains organismes emploient l’un ou l’autre, mais le contenu attendu est proche.
- Vie commune / concubinage : même idée (union de fait), la terminologie peut varier selon les formulaires.
- Légalisation de signature : parfois exigée (mairie en France, moqataa/annexe administrative au Maroc). Renseignez-vous auprès du destinataire.
Comment remplir correctement (pas à pas)
- Ciblez l’usage : hébergement, résidence, vie commune, non-condamnation, prise en charge…
- Personnalisez l’objet et le destinataire : dossier, service, référence.
- Renseignez votre identité exactement comme sur la pièce jointe (évitez les variations d’orthographe).
- Rédigez la déclaration au présent, datée et précise (noms, dates, adresse, durée, engagement).
- Relisez : cohérence des dates, absence d’abréviations ambiguës, chiffres lisibles.
- Signez manuellement, ajoutez “Lu et approuvé”, agrafez votre pièce d’identité et tout justificatif utile.
Exemples de formulations prêtes à adapter
- Hébergement gracieux :
“J’héberge à mon domicile [Nom, Prénom, né(e) le …], sis [adresse complète], depuis le [date], à titre gratuit et sans contrepartie financière.” - Résidence habituelle :
“Je réside de manière habituelle à [adresse] depuis le [date].” - Vie commune / concubinage :
“Je vis en union de fait avec [Nom, Prénom, né(e) le …] à [adresse] depuis le [date].” - Non-condamnation :
“À ma connaissance, je n’ai fait l’objet d’aucune condamnation pénale ni d’interdiction de gérer à ce jour.” - Prise en charge :
“Je m’engage à prendre en charge [Nom, Prénom] pour [hébergement / frais de subsistance / soins / formation] du [date] au [date].”
Pièces souvent demandées en annexe
- Copie de la CNI/CIN (et, le cas échéant, du titre de séjour).
- Justificatif de domicile du déclarant (quittance récente, facture eau/électricité, attestation d’assurance).
- Preuve de lien (le cas échéant) : livret de famille, contrat de bail, attestation de l’autre conjoint, etc.
Points de vigilance (pour éviter les retours)
- Datation : évitez les attestations “sans date”.
- Précision : bannissez les formulations vagues (“depuis longtemps”, “chez moi”). Préférez dates exactes et adresse complète.
- Lisibilité : majuscules propres, sans ratures ; signez à la main.
- Concordance : les informations doivent recouper vos pièces (orthographe des noms, numéro d’identité).
- Exigences spécifiques : certains services exigent un formulaire type, une légalisation de signature, ou un tampon ; vérifiez avant de déposer.
Modèle générique (copier-coller)
Attestation sur l’honneur
Je soussigné(e) [Nom, Prénom], né(e) le [JJ/MM/AAAA] à [ville, pays], de nationalité [ … ], demeurant [adresse complète], titulaire de [type et n° de la pièce d’identité], délivrée le [JJ/MM/AAAA] à [lieu],
atteste sur l’honneur que : [déclaration précise, datée, nominative s’il y a lieu].
Fait pour servir et valoir ce que de droit.
Fait à [ville], le [JJ/MM/AAAA].
Lu et approuvé
Signature manuscrite
Reconnaissance et valeur probante
Attestation sur l’honneur – 6 Modèles Word (A4, noir & blanc)
Télécharger des modèles Attestation sur l’honneur Word à imprimer pratiques dans plusieurs contextes :
1) Attestation sur l’honneur — Générique
Modèle polyvalent, pensé comme une « trame ouverte » pour toute déclaration simple (exactitude d’une information, situation personnelle, perte temporaire d’un document, etc.). Le haut de page pose un destinataire et un objet explicites, puis un bloc d’identification complet (nom, naissance, nationalité, adresse, pièce d’identité). Le cœur du document laisse trois lignes longues à remplir pour la déclaration, afin d’éviter les ratures et d’autoriser une formulation précise.
À la fin : lieu, date, “Lu et approuvé”, signature et rappel de joindre la pièce d’identité.

2) Attestation d’hébergement à titre gratuit
Pensée pour matérialiser une situation d’hébergement sans contrepartie financière. Elle distingue clairement l’hébergeur (déclarant) et la personne hébergée : identité, adresse exacte du logement, date de début de l’hébergement. Une note oriente vers les pièces utiles (copie de CNI/CIN de l’hébergeur, justificatif de domicile récent).
Mode d’emploi rapide : renseigner les deux identités, préciser la gratuité, dater le début, et signer lisiblement.

3) Attestation de résidence
La logique est « adresse au millimètre » : on atteste d’une résidence habituelle à l’adresse indiquée, depuis telle date. Le modèle insiste sur la cohérence : noms, numéro d’identité et adresse doivent recouper la pièce jointe (quittance, facture eau/électricité, attestation d’assurance).
Architecture notable : objet très court, bloc identité strict, formule d’attestation en une phrase et lignes prolongées pour préciser la période, puis clôture standard (lieu, date, signature).

4) Attestation de vie commune / concubinage
Document calibré pour attester d’une union de fait : identité des deux partenaires, adresse partagée et ancienneté de la vie commune. Le texte vise la sobriété factuelle (pas d’effusion, pas d’arguments) mais laisse assez d’espace pour préciser le contexte (bail commun, charges partagées, enfants à charge le cas échéant).
Points forts : formulation neutre, zone d’écriture longue, rappel des annexes possibles (copie pièces d’identité, justificatif d’adresse, bail).

5) Attestation de non-condamnation
La tournure est stricte et conforme aux usages : « À ma connaissance, je n’ai fait l’objet d’aucune condamnation pénale ni d’interdiction de gérer à ce jour. » Le modèle met en avant la date de signature (la déclaration vaut au jour J).
À connaître : cette attestation n’a pas la valeur d’un extrait de casier et ne le remplace pas si un texte exige le bulletin n° 3. Elle sert lorsqu’une déclaration sur l’honneur est admise par le destinataire (concours, dossier associatif, candidature à mandat…).
6) Attestation de prise en charge
Conçue pour formaliser un engagement personnel : qui prend en charge qui, pour quoi (hébergement, subsistance, soins, formation…), et pour quelle période. Le corps du texte favorise les précisions pratiques (nature de l’aide, éventuellement un plafond, la périodicité).
Le modèle garde une signature propre et un rappel des annexes utiles (CNI/CIN du déclarant, justificatif de moyens si demandé par l’organisme).
Éléments communs soignés
- Mise en page B&W épurée (Times 12, marges A4 standard), lisible à l’impression.
- Bandeau “Destinataire / Objet”, bloc identité complet, zone d’attestation avec longues lignes.
- Clôture : « Fait à…, le… », “Lu et approuvé”, signature manuscrite.
- Encadré pratique : rappel des annexes et mention sur la fausse déclaration.








