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Modèle d’étude de besoin pour un institut de beauté (en €) : comment le remplir et en tirer une vraie décision

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Ouvrir un institut de beauté ne se résume jamais à “avoir des clientes” et à choisir une jolie décoration. Ce qui fait la différence, dès le départ, c’est votre capacité à formaliser un besoin réel, à le traduire en prestations, puis à le chiffrer (en euros) avec assez de précision pour décider : emplacement, gamme, équipement, équipe, prix, objectifs de chiffre d’affaires.
C’est exactement le rôle d’une étude de besoin : mettre de l’ordre dans l’idée, et transformer l’intuition en plan concret.

Dans cet article, on vous guide pas à pas pour utiliser un modèle d’étude de besoin “Institut de beauté” : que mettre dans chaque partie, quoi chiffrer, comment vérifier la cohérence, et surtout comment éviter les pièges classiques (sous-estimation du budget, prestations mal cadrées, offre trop large dès l’ouverture).


1) Étude de besoin : à quoi ça sert, concrètement ?

Une étude de besoin sert à répondre à une question très simple, mais souvent mal posée :
“De quoi mon institut a-t-il réellement besoin pour répondre à une demande locale, de manière rentable et durable ?”

Elle vous aide à :

  • Clarifier la demande : qui vient, pour quoi, à quel prix, à quelle fréquence ?
  • Définir l’offre utile : prestations prioritaires, gamme, durée, protocole, expérience.
  • Dimensionner les moyens : locaux, cabines, matériel, produits, effectif, logiciels.
  • Chiffrer : investissements, charges fixes, charges variables, trésorerie de départ.
  • Décider : démarrer petit mais solide, ou investir davantage avec une logique claire.

L’intérêt, c’est qu’une étude de besoin n’est pas un document “pour faire joli”. C’est un outil de pilotage : vous pouvez la relire avant d’acheter une machine, de recruter, ou de lancer une nouvelle prestation.


2) Le cœur du modèle : la demande locale (pas “le marché” en général)

Beaucoup d’instituts se construisent sur des références vagues (“le bien-être marche”, “les femmes aiment les soins”). Le modèle d’étude de besoin vous oblige à descendre au niveau utile : la demande autour de votre zone.

Dans la partie “besoin / contexte”, décrivez :

Le profil client principal

Pas une liste infinie : 1 à 3 profils maximum au lancement.

  • Actives pressées : créneaux après travail, soins rapides, épilation, ongles.
  • Clientèle “rituel” : massage, soins visage réguliers, abonnement.
  • Clientèle événementielle : mariages, fêtes, maquillage, forfaits.

L’objectif n’est pas d’exclure les autres, mais de fixer votre priorité opérationnelle (horaires, prix, communication, équipement).

Le problème à résoudre (la vraie promesse)

Une promesse forte tient souvent en une phrase :

  • “Des soins efficaces, courts, impeccables, sur rendez-vous.”
  • “Une parenthèse premium : calme, protocole, résultat visible.”
  • “Un institut accessible, propre, rassurant, sans surprise sur les prix.”

Cette phrase guide tout : aménagement, durée des prestations, style d’accueil, politique tarifaire.


3) L’offre : construire un menu de prestations cohérent (et rentable)

Le modèle vous invite à lister des prestations, mais le piège serait de tout proposer. Un institut rentable démarre avec une carte courte, maîtrisée, répétable.

3 règles simples pour bien cadrer l’offre

  1. Prioriser les prestations “moteurs” : celles qui font venir régulièrement (épilation, ongles, soins visage).
  2. Ajouter 1 à 2 prestations “signature” : pour vous différencier (rituel spécifique, protocole exclusif, orientation peau sensible, etc.).
  3. Limiter le “lourd” au départ : machines coûteuses, forte maintenance, dépendance à une seule offre.

Exemple de structure de carte (efficace au lancement)

  • Épilations (zones clés, forfaits)
  • Soins visage (3 niveaux : essentiel / ciblé / premium)
  • Soins corps (2 à 3 rituels, dont 1 best-seller)
  • Beauté des ongles (pose, remplissage, semi-permanent)
  • Optionnel : maquillage événementiel (sur RDV)

Ce qui compte : durée standard, protocole clair, consommables maîtrisés, et une logique de montée en gamme.


4) La partie “Moyens” : local, cabines, matériel, produits, outils

C’est souvent ici que l’étude de besoin devient “réalité”. On ne parle plus de désir, mais de capacité.

Local et aménagement

Décrivez noir sur blanc :

  • surface, nombre de cabines, espace accueil, réserve
  • accessibilité, stationnement, visibilité
  • contraintes : bruit, voisinage, horaires, autorisations

Même si tout n’est pas finalisé, le modèle vous sert de grille : si vous voulez 2 cabines + un poste ongles, votre local doit le permettre sans sacrifier la circulation et le confort.

Matériel et produits

Là, la règle est simple : distinguer :

  • Indispensable (ouverture impossible sans)
  • Souhaitable (améliore l’expérience)
  • Optionnel (à acheter après traction commerciale)

Et chiffrer en euros.

Voici une trame (adaptable) :

PosteContenuAchat (€/HT ou TTC)Priorité
Mobilier cabinetable de soin, tabouret, rangement€…Indispensable
Hygiène / stérilisationstérilisateur, consommables€…Indispensable
Matériel ongleslampe, ponceuse, aspirateur€…Indispensable si service
Produitsgammes visage/corps, cire, etc.€…Indispensable
Outils digitauxprise de RDV, caisse, CRM€… / moisSouhaitable

L’idée : voir le budget se dessiner et éviter les achats impulsifs.


5) Chiffrage en euros : budget initial, charges, trésorerie

Le modèle en euros doit vous amener à trois blocs de chiffres lisibles :

A) Investissements de départ (CAPEX)

  • travaux / aménagement
  • mobilier + matériel
  • stock initial produits
  • communication de lancement
  • dépôt de garantie, frais administratifs

B) Charges fixes mensuelles (OPEX)

  • loyer + charges
  • électricité / eau / internet
  • logiciel de réservation / caisse
  • assurance
  • salaire(s) + charges (si applicable)
  • comptabilité

C) Charges variables

  • consommables par prestation
  • commissions plateformes (si vous en utilisez)
  • blanchisserie, linge, petits achats

Le point clé : une étude de besoin réussie ne se contente pas d’un total. Elle vous aide à poser une question de gestion :
“Combien de prestations par semaine faut-il pour couvrir mes charges fixes ?”

Même sans calculs complexes, vous pouvez estimer :

  • ticket moyen (ex : 45 €)
  • marge sur prestation (après consommables)
  • objectif de rendez-vous / jour

Et vérifier si l’objectif est réaliste avec vos horaires, votre capacité (cabines) et votre positionnement.


6) Comment remplir la partie “Objectifs” sans tomber dans la fiction

Un bon modèle d’étude de besoin contient une zone “objectifs” : c’est indispensable, mais dangereux si on écrit au hasard.

Pour rester crédible, partez de la capacité :

  • Nombre d’heures d’ouverture
  • Temps moyen d’un rendez-vous
  • Taux de remplissage réaliste (au début, ce n’est pas 90%)
  • Nombre de cabines
  • Part de no-shows (à anticiper)

Puis traduisez en objectifs :

  • Objectif à 3 mois : stabiliser l’agenda, obtenir X avis, améliorer la conversion.
  • Objectif à 6 mois : remplir X% des créneaux, développer les forfaits/abonnements.
  • Objectif à 12 mois : augmenter le ticket moyen, introduire une prestation premium.

Cette progression donne une trajectoire. Sans trajectoire, vous aurez un chiffre… mais pas une stratégie.


7) Les erreurs fréquentes

Erreur 1 : une offre trop large dès le départ

Le modèle vous montre vite que “tout proposer” veut dire : trop de stock, trop d’apprentissage, trop d’achats. Le bon lancement privilégie la répétition et la maîtrise.

Erreur 2 : oublier la trésorerie de départ

On pense “j’ai le budget matériel”, mais on oublie le temps de montée en charge. Une trésorerie initiale sert à absorber les mois de démarrage.

Erreur 3 : sous-estimer les charges fixes

Une estimation réaliste du loyer, de l’énergie, des logiciels et assurances évite les mauvaises surprises. Le modèle pousse à écrire chaque poste, même banal.

Erreur 4 : confondre “prix” et “positionnement”

Un prix n’est pas seulement un chiffre : c’est un message. Votre modèle vous aide à aligner expérience, protocole, produits, et tarifs.


8) Ce qu’un bon modèle d’étude de besoin vous laisse à la fin

Quand le document est bien rempli, vous obtenez :

  • Une vision claire de votre clientèle prioritaire
  • Une carte de prestations courte et solide
  • Une liste de moyens classés par priorité
  • Un budget de démarrage en euros, poste par poste
  • Une idée réaliste des charges mensuelles
  • Une trajectoire d’objectifs cohérente avec votre capacité

Et surtout : vous pouvez dire “oui” ou “non” à des décisions (local, machine, recrutement) avec des raisons.


FAQ rapide

Quelle différence entre étude de besoin et étude de marché ?
L’étude de marché mesure la demande, la concurrence, les tendances. L’étude de besoin traduit cette demande en offre + moyens + budget, donc en plan opérationnel.

Faut-il chiffrer TTC ou HT ?
Pour un démarrage, le plus important est d’être cohérent. Si vous êtes en TTC, restez en TTC partout. Si vous êtes en HT (pro), gardez la même logique pour comparer correctement.

Dois-je intégrer les abonnements / forfaits ?
Oui, au moins en hypothèse. Les forfaits stabilisent la trésorerie et augmentent la récurrence, donc ils ont un impact direct sur la rentabilité.


Modèle d’étude de besoin – Institut de beauté (budgets en euros €), prêt à remplir, + une version exemple remplie

Un projet d’institut de beauté gagne en solidité dès qu’il passe du ressenti à une étude de besoin structurée, chiffrée et directement exploitable. Ce modèle d’étude de besoin – Institut de beauté (budgets en euros €), prêt à remplir, vous aide à cadrer l’offre, les moyens et les coûts, avec une version exemple remplie pour visualiser immédiatement le niveau de détail attendu.

Comment réaliser une étude de besoin : méthode complète + modèle prêt à remplir

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