Les Bonnes se prête particulièrement bien aux sujets de bac, parce que la pièce est construite comme une expérience de théâtre. Elle ne raconte pas seulement une histoire, elle montre comment un rôle se fabrique, comment une parole devient arme, et comment un rituel peut enfermer davantage qu’il ne libère. Les cinq sujets ci-dessous sont pensés pour te permettre de rédiger vite, proprement, et surtout avec des idées argumentées.
Comment le jeu de rôle, l’imitation et la mise en abyme transforment-ils la pièce en tragédie ?
Le théâtre dans le théâtre semble offrir un espace de liberté aux bonnes. Pourtant, ne devient-il pas au contraire le mécanisme même de leur enfermement, jusqu’au basculement tragique ?
A. Le jeu de rôle ouvre un espace où les bonnes renversent provisoirement la hiérarchie
A. Renverser Madame dans le jeu, c’est encore parler sa langue
A. Au moment où l’acte devrait advenir, le réel résiste
Le théâtre dans le théâtre ne sert pas seulement à surprendre le spectateur. Il montre que le pouvoir est d’abord une mise en scène. Mais en imitant Madame, les bonnes ne la détruisent pas, elles la renforcent. La tragédie naît de cette impasse : vouloir sortir par le jeu, et découvrir que le jeu est déjà une prison.
Ouverture possible
Comparer avec une autre œuvre où le masque révèle l’identité, ou avec un théâtre qui interroge la représentation.
La pièce dénonce-t-elle surtout une injustice sociale, ou dépasse-t-elle la critique sociale ?
Genet met en scène une domination évidente. Mais la pièce n’est-elle qu’un réquisitoire contre la hiérarchie, ou une exploration plus profonde du désir, du rôle et de la violence symbolique ?
A. Le trio Madame, Claire, Solange met en place une relation de domination
A. Madame n’est pas seulement une bourgeoise, elle devient symbole et projection
A. La mise en abyme transforme la lutte de classes en rituel
Oui, Les Bonnes est sociale, parce que la domination y est structurelle. Mais Genet écrit une pièce plus dangereuse qu’une simple dénonciation : il montre comment l’oppression s’installe dans l’imaginaire, dans le langage, dans le désir même de changer de place.
En quoi le langage remplace-t-il les coups, et fabrique-t-il l’action dramatique ?
Dans Les Bonnes, la violence n’est pas seulement un projet de meurtre. Elle se déploie surtout dans la parole, qui humilie, transforme, enchaîne. Comment Genet fait-il du langage une arme et un moteur tragique ?
A. L’ordre et l’injonction définissent qui commande et qui obéit
A. Alternance de tendresse et de cruauté
A. La parole performative, dire c’est déjà faire
Chez Genet, la violence la plus sûre n’est pas le coup, c’est la phrase. La parole construit le pouvoir, reproduit la domination, divise les sœurs, et pousse le jeu jusqu’à un point où l’acte réel devient inévitable ou impossible. Le langage est le véritable moteur tragique.*
Le fait de se déguiser en Madame émancipe-t-il Claire et Solange, ou les enferme-t-il davantage ?
Le travestissement semble offrir un renversement. Pourtant, en empruntant les signes du pouvoir, les bonnes ne risquent-elles pas d’absorber ce qu’elles veulent détruire ?
A. Endosser la robe, c’est éprouver une puissance interdite
A. La liberté est empruntée, elle n’est pas inventée
A. Après le masque, redevenir soi est insupportable
Le travestissement ouvre une porte, mais c’est une porte qui donne sur un couloir fermé. Il permet un instant de domination inversée, mais il enferme les bonnes dans la forme même du pouvoir qu’elles combattent. Genet montre ainsi que la vraie libération ne peut pas être une copie.
Madame est-elle une figure réaliste, ou une incarnation du pouvoir et du désir social ?
Madame existe sur scène comme une femme concrète. Mais la pièce montre qu’elle est aussi une image, un rôle, une construction. Comment Genet fait-il d’elle à la fois un personnage et un symbole, et pourquoi cette ambiguïté est-elle essentielle ?
A. Elle appartient au monde de la maison, elle a ses habitudes, ses gestes
A. Elle représente une position plus qu’une personnalité
A. Les bonnes la rejouent et la recréent
Madame est les deux. Elle e st un personnage réel, mais elle est surtout la forme visible d’une domination devenue “naturelle”. Genet la rend essentielle parce que, dans Les Bonnes, l’ennemie n’est pas seulement une personne, c’est un système de signes et de rôles. Voilà pourquoi la pièce dérange : elle montre que le pouvoir survit parfois à la disparition de ceux qui l’exercent.
Les fichiers Word ne sont pas seulement des plans “prêts à l’emploi”. Ils ont été pensés comme une rampe de lancement : tu y trouves la reformulation, une problématique déjà formulée, puis un plan détaillé avec des idées ordonnées. La suite, c’est ton travail d’écriture. L’objectif est simple : transformer une structure claire en devoir rédigé, fluide, argumenté, et lisible le jour J.
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Dans Les Bonnes, Genet ne se contente pas de raconter une révolte domestique. Il construit un théâtre qui se regarde lui-même, un jeu de rôle où l’imitation devient une manière de vivre, puis une manière de se perdre. La pièce interroge alors la puissance de la représentation. Peut-elle libérer celles qui la pratiquent, ou les enferme-t-elle davantage en reproduisant les codes du pouvoir ? Nous verrons d’abord comment le jeu crée l’illusion d’un renversement, avant d’analyser en quoi cette mise en abyme devient un piège, puis comment elle conduit à une issue tragique.
On peut lire Les Bonnes comme l’affrontement d’un ordre social et d’une colère contenue. Madame incarne une place, Claire et Solange une condition. Pourtant, Genet dépasse vite la simple dénonciation. Il transforme la domination en rituel, la haine en fascination, la lutte en cérémonie théâtrale. La pièce est-elle alors seulement “sociale”, ou explore-t-elle une violence plus profonde, intime et imaginaire ? Nous montrerons d’abord la force de la lecture sociale, puis la manière dont Genet la déborde, avant d’étudier comment cette critique se transfigure en mythe dramatique.
Dans Les Bonnes, le danger ne tient pas seulement au crime rêvé. Il tient à la phrase, au ton, à l’ordre, à l’insulte, à la fausse douceur. Le langage organise les places et frappe sans toucher. Comment la parole devient-elle une violence à part entière, au point de conduire la pièce vers le tragique ? Nous analyserons d’abord comment elle construit la domination, puis comment elle déchire le duo des sœurs, avant de montrer qu’elle agit comme une force dramatique qui remplace l’acte et finit par l’exiger.
La robe de Madame n’est pas un simple vêtement. Dans Les Bonnes, elle devient un seuil. La porter, c’est éprouver une autorité interdite, mais aussi risquer de se dissoudre dans la forme même du pouvoir. Le travestissement libère-t-il Claire et Solange, ou les attache-t-il plus sûrement à ce qu’elles veulent abattre ? Nous verrons d’abord en quoi le masque ouvre une brèche, puis comment il contamine la révolte par l’imitation, avant de montrer que cette expérience conduit à une impasse tragique.
Madame existe sur scène comme une femme concrète, avec ses habitudes, sa présence, ses absences. Mais elle existe aussi comme une figure, presque comme une idée. Elle est la forme visible d’un ordre social, et un miroir dans lequel les bonnes projettent leurs désirs et leurs rancœurs. Madame est-elle un personnage réaliste ou un symbole du pouvoir ? Nous étudierons d’abord sa fonction dramatique dans l’intrigue, puis sa portée symbolique, avant de montrer qu’elle devient aussi une création du théâtre des bonnes.
Pour passer d’une partie à l’autre sans casser le rythme.
La conclusion doit répondre clairement à la problématique, puis ouvrir sans s’éparpiller.
Exemple adaptable
Au terme de l’analyse, Les Bonnes apparaît comme une tragédie du rôle. Le théâtre y donne l’illusion d’un renversement, mais il révèle surtout une dépendance au pouvoir, inscrit dans la langue, les objets et les gestes. Genet suggère ainsi qu’on ne se libère pas en changeant seulement de costume. L’œuvre ouvre enfin une réflexion plus large sur le théâtre lui-même, capable de dévoiler les mécanismes de la domination tout en exposant la fragilité de ceux qui cherchent à s’en affranchir.
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