Guide pratique pour une identification sûre, rapide et traçable
1) Pourquoi coder les identités en santé ?
Dans un hôpital ou un labo, des dizaines d’acteurs manipulent des informations critiques : admission, soins, prélèvements, résultats, facturation. Un code-barres transforme un identifiant en clé lisible par machine : un scan = ouverture immédiate du dossier dans le SIH/DPI/LIMS, sans ressaisie. Résultat : erreurs réduites, vitesse accrue aux points de contact (accueil, chambre, prélèvement, réception labo) et traçabilité bout-à-bout.
Chaîne type :
Dossier patient imprimé à l’admission → identifiant patient (ID).
Bracelet posé au poignet → même ID, disponible à tout moment au lit.
Tube d’analyse étiqueté au chevet → association sûre échantillon ↔ patient ↔ examen.
Scan en réception labo → tests, validation biologique, compte-rendu.
Archivage et audit → tout est relié par la même clé.
2) Les trois symbologies à connaître
Code 128 (1D)
Atout : très compatible avec les lecteurs “douchette” 1D des services, rapide au tri.
Capacité : courte à moyenne (quelques dizaines de caractères).
Usage idéal : dossiers papier A4 et bracelets quand l’ID est court (ex. HOSP-PT-004251).
Astuce : privilégier une hauteur de barres lisible et une zone calme (marge blanche) autour.
DataMatrix (2D)
Atout : ultra-compact, lisible même en petit format, tolérant aux défauts.
Usage idéal : tubes d’analyse/étiquettes petites et bracelets très étroits.
Matériel : nécessite un imageur 2D (la plupart des douchettes récentes le sont).
QR (2D)
Atout : pratique pour encoder une URL interne (suivi patient/échantillon, consignes).
Usage : complémentaire aux deux précédents (ne remplace pas l’ID simple).
Attention : éviter les URL externes/non sécurisées et les données personnelles en clair.
3) Quelles données encoder ?
Le minimum utile : une clé unique (ID patient, ID tube, ID demande).
Éviter : nom, prénom, date de naissance en clair dans le code. Préférer l’affichage en texte humain à côté.
Option “normes” (labo/logistique) : GS1-Healthcare/GS1-128 ou DataMatrix avec AI fréquents :
(01) GTIN, (17) péremption, (10) lot, (21) série.
Contrôle : on peut ajouter un checksum côté SI pour détecter les inversions/erreurs de saisie rares.
4) Bon support, bon code
Dossier patient (papier)
Symbologie : Code 128 principal ; DataMatrix/QR en complément si besoin.
Emplacement : toujours au même endroit (en-tête à droite), avec libellé de l’ID en texte.
Usage : scan à l’accueil, aux soins, au bloc, au laboratoire (pour rattacher des pièces).
Code 128 : universel et rapide pour documents/bracelets.
DataMatrix : roi des petites surfaces (tubes).
QR : passerelle pratique vers un lien interne. Avec une clé unique, un bon placement, une impression propre et le double scan au chevet, vous obtenez une chaîne d’identification robuste qui sécurise patients, soignants et biologistes — tout en accélérant les flux.
Un seul ID maître, même partout ; mise à jour par DOCPROPERTY + F9.
Testez la lisibilité en conditions réelles avant déploiement global.
Découvrez comment faire pour que vos codes-barres (Code 128 / DataMatrix) et QR soient réellement opérationnels après impression : côté Word (génération), côté scanner (lecture) et côté SI/intranet (ouverture du bon dossier).
1) Dans Word : générer des codes dynamiques
But : que tous les codes se régénèrent quand vous changez l’ID.
Bracelet (même que patient) : https://intra.votre-hopital.local/patient?id=HOSP-PT-004251
Côté intranet/SI, prévoyez une route qui :
lit le paramètre id
vérifie l’authentification (SSO/HTTPS)
redirige la personne vers la fiche correspondante du DPI/LIMS.
Si vous n’avez pas encore de page d’atterrissage, demandez à votre équipe SI de créer une route /patient et /tube qui prennent ?id= et ouvrent directement le bon enregistrement. Le jour J, remplacez intra.votre-hopital.local par votre vrai domaine interne.
4) Scénario de bout-en-bout (ce qui se passe vraiment)
À l’admission : on écrit PATIENT_ID → impression du dossier (Code 128 + QR) et du bracelet (Code 128/DataMatrix).
Au chevet : la douchette lit le bracelet (l’appli s’ouvre sur le bon patient), on colle l’étiquette tube ; scan du tube = liaison tube↔patient.
Au labo : scan du tube → le LIMS ouvre la demande ; si code abîmé, réimpression contrôlée.
Avec QR : smartphone pro ou poste avec caméra → ouverture directe de l’URL interne sécurisée.