Une phrase exclamative est une phrase qui déborde d’émotion : joie, surprise, peur, colère, admiration… Pour un élève de CM1–CM2, apprendre à reconnaître, lire et écrire ce type de phrase, c’est apprendre à faire entendre sa voix, à nuancer son expression et à comprendre ce que disent vraiment les personnages dans un texte. L’intonation devient alors un véritable outil de lecture et d’écriture, pas un simple “détail d’oral”.
À l’école, on présente souvent quatre types de phrases : déclarative, interrogative, impérative et exclamative. La phrase exclamative se distingue des autres parce qu’elle sert avant tout à exprimer une émotion forte :
À l’écrit, le point d’exclamation signale cette intensité.
À l’oral, c’est la voix qui fait le travail : elle devient plus énergique, plus vive, parfois plus forte ou plus rapide. C’est ce lien entre ponctuation et intonation que l’on aide les élèves à construire.
Une même suite de mots peut changer complètement de couleur selon l’intonation :
L’intonation :
Pour les élèves, ce travail d’intonation est précieux :
Pour des élèves de CM1–CM2, l’enjeu est de proposer une explication :
Quelques repères simples à installer :
Illustrer avec des exemples courts fonctionne très bien :
Les élèves peuvent mimer, jouer la scène, exagérer un peu : cela ancre la notion dans le corps et pas seulement dans le cahier.
Même avec une bonne fiche mémo, certaines confusions reviennent régulièrement.
La phrase impérative donne un ordre ou un conseil :
Ferme la porte. – Viens ici. – Écoutez bien.
Or, bien souvent, ces phrases peuvent prendre un point d’exclamation à l’écrit parce qu’elles sont dites sur un ton fort :
On peut alors expliquer aux élèves qu’une phrase peut être :
Pour le cycle 3, l’idée n’est pas de tout théoriser, mais de leur faire sentir que plusieurs paramètres entrent en jeu : sens, ton, ponctuation.
Les élèves écrivent spontanément :
sans penser au point d’exclamation. L’oral aide beaucoup ici : aussitôt qu’on leur demande de lire la phrase “comme ils le sentent”, la voix monte, l’émotion apparaît… mais la ponctuation n’a pas suivi.
D’où l’intérêt de proposer des exercices où il faut ajouter le signe manquant et relire la phrase avec la bonne intonation.
La fiche que tu as créée autour de l’intonation et de la phrase exclamative joue un rôle clé : elle permet de rassembler en une page ce que l’élève doit savoir, tout en le faisant agir.
La première partie de la fiche rappelle :
Cette trace peut être collée dans le cahier de leçons, sur une affiche ou dans un porte-vues. Elle devient un point de repère : au moment d’écrire un texte, l’élève peut y revenir pour vérifier comment marquer une émotion.
Les “missions” de la fiche transforment le travail en petit parcours ludique :
Une fois la fiche utilisée, d’autres activités peuvent renforcer la notion.
Ces prolongements montrent aux élèves que la phrase exclamative n’est pas un simple chapitre de grammaire, mais un outil vivant pour raconter, réagir, avertir, encourager.
Travailler l’intonation et la phrase exclamative au CM1–CM2, c’est bien plus que cocher une case du programme. C’est aider l’élève à relier écrit et oral, ponctuation et émotion, texte et voix.
La fiche mémo gamifiée joue ici le rôle de passerelle : elle rappelle les repères essentiels, tout en proposant des missions concrètes où l’élève agit, lit, transforme, s’exprime. À force de manipuler ces phrases “qui s’exclament”, il apprend à donner du relief à ses lectures et à ses écrits… et découvre que la grammaire, quand elle passe par la voix, devient soudain beaucoup plus vivante.
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