Télécharger une checklist d’identification des risques professionnels DVP/DUERP (A4, couleurs & design, 20 lignes) – Exemple DUERP
Cette checklist est le pont entre la DVP (démarche de prévention sur le terrain : visites, oservations, entretiens) et le DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels). Elle sert à capter, de manière structurée et visuelle, tout ce qui remonte du terrain pour prioriser, décider et tracer les actions. Ci-dessous : un mode d’emploi clair, une grille A4 prête à mettre en page (colonnes proposées), puis 20 lignes types à adapter à votre activité.
Objectif
Identifier rapidement les situations dangereuses réelles (pas seulement les risques théoriques).
Qualifier le niveau de risque via une cotation simple et partagée.
Orienter la décision : mesures immédiates, planifiées, preuve de mise en œuvre.
Alimenter le DUERP et le plan d’actions, avec une traçabilité nette.
Format A4 (couleurs & design)
Orientation : portrait pour tourner en atelier/bureau, paysage si vous avez des libellés longs.
En-tête compact : logo à gauche, titre « Checklist DVP/DUERP – Identification des risques », site/établissement, date, équipe, périmètre (poste/zone), N° de page.
Palette : nuances sobres avec signalétique intuitive (vert pour OK, ambre pour à surveiller, rouge pour prioritaire). Gardez un contraste suffisant pour l’impression N&B.
Lisibilité : interligne 1,1 à 1,15, police sans-serif, alternance légère de trame une ligne sur deux.
Pictos (facultatifs) : ISO 7010/EPI dans la colonne « Mesures/EPI », pictos SGH si substance chimique.
Grille recommandée (colonnes)
N°
Famille de risque (physique, chimique, ergonomique, psychosocial, électrique, incendie/explosion, circulation…)
Priorisation : R ≥ 12 = action immédiate ; 8–11 = planifier sous 30 j ; 4–7 = planifier sous 90 j ; ≤ 3 = surveillance.
Mode d’emploi sur le terrain
Voir/Noter : décrire la situation telle qu’elle est observée (photo utile).
Impliquer : échanger 3 minutes avec l’opérateur pour comprendre gestes/contraintes.
Coter à deux : chef d’équipe + HSE/animateur prévention pour limiter les biais.
Décider : distinguer ce qui est immédiat (balisage, consignation, retrait d’un outil) de ce qui est planifié (achat écran acoustique, formation gestes & postures).
Tracer : remplir responsable, date, statut, preuve. Reporter au DUERP et au plan d’actions.
20 lignes types (à adapter à votre site)
Chute de plain-pied – Sol humide zone réception palettes. EPI : chaussures S3, signalisation sol.
Chute de hauteur – Intervention sur rayonnage > 2 m sans protection. Mesure : harnais/ligne de vie, barrière amovible.
Manutention manuelle – Cartons > 20 kg sans aide. Mesure : diable, formation gestes & postures, révision des seuils.
Machine non carénée – Capot interverrouillé shunté. Mesure : remise en conformité, consignation LOTO.
Psychosociaux – Poste isolé de nuit sans moyen d’alerte. Mesure : PTI/DATI, ronde, briefing/fin de poste.
Coactivité – Sous-traitant en découpe à côté d’un câblage sous tension. Mesure : coordination, permis de travail, consignation.
Échafaudage roulant – Roues non freinées, plinthes manquantes. Mesure : check avant usage, plinthes, plancher complet.
Routier – Tournée livraison sans temps de pause planifié. Mesure : planification, sensibilisation, check véhicule.
Astuce : si vous utilisez Word, créez une table 20 lignes × colonnes ci-dessus avec trame alternée et un code couleur automatique pour la case « R » (mise en forme conditionnelle dans Excel ou coloration manuelle en Word). En Excel, ajoutez un menu déroulant pour G et P, et laissez la cellule R = G×P se calculer toute seule.
Renseignez ensuite les 20 lignes proposées plus haut, en adaptant vos termes métier.
Devoir de prévention et hiérarchie des mesures
L’entreprise a une obligation de résultat en matière de santé-sécurité : prévenir avant de réparer. Cela implique d’évaluer les risques de façon factuelle sur le terrain, puis d’appliquer la hiérarchie des actions : éliminer le danger à la source, substituer par une solution moins dangereuse, mettre en place des protections collectives avant les EPI, adapter l’organisation du travail (procédures, temps d’exposition, autorisations), former et informer chaque personne exposée. Le principe de “raisonnablement praticable” guide l’arbitrage : une mesure est exigible si l’effort pour la mettre en œuvre n’est pas disproportionné au regard du risque. S’y ajoutent des invariants : droit d’alerte et de retrait en cas de danger grave et imminent, habilitations et permis adaptés (électrique, feu, levage), vérifications périodiques, et prise en compte de la coactivité (coordination et consignation) pour éviter les effets domino.
Traçabilité, coresponsabilité et amélioration continue
La conformité ne vaut que prouvée : chaque décision doit laisser une trace (registre des risques, plan d’actions, preuves d’exécution, contrôles, résultats de mesurages, incidents et presque-accidents). La coresponsabilité engage direction, encadrement, travailleurs, sous-traitants et fournisseurs : consultation des équipes, gestion documentaire à jour, exigences contractuelles claires, et contrôle d’adéquation des compétences. Toute modification (procédé, produit, équipement, organisation) déclenche une réévaluation du risque ; tout événement (écart, accident, retour d’expérience) alimente le cycle PDCA pour corriger, standardiser et élever le niveau de maîtrise. Respect des règles locales, des limites d’exposition, de la confidentialité des données santé, absence de représailles pour le signalement : ces principes universels forment le socle légal et industriel d’un DUERP vivant et d’une prévention crédible.
En-têtes gris clair, codes couleur par niveau de R (Vert ≤7, Ambre 8–11, Rouge ≥12), alternance de trame 1 ligne/2 pour la lecture, pictos ISO 7010 en colonnes Mesures.