Chaque printemps, le décompte annuel de charges revient comme un marronnier d’assemblée générale. Les colonnes s’alignent, les regards se perdent, et l’on finit par voter faute de mieux. Pourtant, derrière ces totaux, il y a une mécanique simple : une dépense réelle, une clé de répartition, un montant par lot. Le Modèle Excel “Décompte de charges de copropriété” met cette mécanique à plat, sans jargon et sans boîte noire.
L’approche est journalistique : séparer les faits des interprétations. Les faits ? Les données de base (surfaces, tantièmes, consommation d’eau, coefficient chauffage), les dépenses réelles par catégorie, et les clés appliquées. L’interprétation ? Le montant imputé par lot. Le classeur découpe le sujet en feuilles claires — Lots, Catégories, Répartition, Synthèse_lots, Décompte_individuel — et documente chaque étape pour que le chiffre final se relise.
Tout commence dans Lots. On y saisit la surface (m²), les tantièmes généraux, les tantièmes ascenseur, un coefficient chauffage (utile lorsque la répartition suit une grille interne) et la consommation d’eau. C’est le registre civil de l’immeuble : si les bases sont justes, le reste tient. L’enjeu est simple et crucial : un dénominateur fiable évite les querelles stériles au moment du vote.
Dans Paramètres, les clés sont mises au grand jour : Tantièmes généraux, Surface (m²), Ascenseur, Chauffage (coeff), Eau (m³), Par lot. Chacune est associée à un dénominateur calculé à partir de Lots. On peut ainsi vérifier en un coup d’œil ce qui, d’ordinaire, se cache dans une annexe. C’est la promesse de l’outil : aucun euro sans clé, aucune clé sans base visible.
La feuille Catégories aligne les dépenses de l’année (électricité des communs, eau froide, ascenseur, assurance, espaces verts, chauffage, etc.). Pour chacune, on choisit la clé et l’on saisit Budget et Réel. L’écart se calcule. Ce face-à-face évite les procès d’intention : si le réel dépasse, on sait où et pourquoi. Et s’il baisse, on peut en tirer un enseignement budgétaire pour l’année suivante.
L’onglet Répartition fait le gros du travail : pour chaque lot et chaque catégorie, l’outil affiche le numérateur (valeur du lot selon la clé), le dénominateur (somme de la clé) et la part (€). La formule est assumée :
Part lot = (Numérateur lot / Dénominateur clé) × Dépense réelle catégorie
En clair : on voit ce que l’on paie, et d’où cela vient. La transparence apaise — c’est vrai en conférence de presse, ça l’est aussi en copropriété.
La feuille Synthèse_lots joue la page “tableau de bord” : total des charges par lot, provisions versées à renseigner, et solde final (+ à payer / − à rembourser). C’est la ligne que tout le monde regarde — elle est d’autant plus solide que les étages au-dessus sont sourcés.
Un sélecteur de lot génère la fiche individuelle : catégories, clés appliquées, montants, total. On peut l’imprimer telle quelle et la joindre au courrier de régularisation. Le ton est sobre, compris du premier coup. Dans une AG, c’est souvent la différence entre un vote qui traîne et un vote qui passe.
Trois raisons. D’abord, la traçabilité : toutes les étapes restent visibles. Ensuite, l’adaptabilité : vous pouvez ajouter des lots, des catégories, ajuster les clés sans casser l’architecture. Enfin, la neutralité : le modèle n’impose pas une doctrine, il applique votre règlement et vos pratiques, proprement.
Ce classeur est un outil d’organisation et de calcul, pas un avis juridique. Il respecte votre cadre (règlement de copropriété, décisions d’AG, contrats) et met en forme ce que vous décidez. La clarté n’exonère pas la rigueur : si la base change, on met à jour les données… et on assume le nouveau résultat.
Un bon décompte est une histoire bien racontée : données fiables, clés explicites, calculs reproductibles, restitution lisible. Le Modèle Excel “Décompte de charges de copropriété” sert exactement à cela : rendre les chiffres intelligibles pour que les décisions soient sereines. En copropriété comme en information, la transparence est un capital.
Quand un lot change d’occupant ou de propriétaire en cours d’année, la justice du chiffre se joue au prorata temporis. Le tableau raconte alors une année en deux temps : jours d’occupation × part annuelle.
Dans Excel : ajoutez en Lots deux colonnes Date_début / Date_fin et un facteur temps =NB.JOURS(Beg;Fin)/365. Multipliez la part (€) par ce facteur dans Répartition.
Les clés bougent, le dénominateur aussi. La rigueur veut deux périodes : clé P1 sur dépenses P1, puis clé P2 sur dépenses P2.
Dans Excel : dupliquez Catégories en Catégories_P1 / Catégories_P2 et calculez deux répartitions, puis sommez.
Au rez-de-chaussée, l’ascenseur n’a pas toujours voix au chapitre. Certaines copropriétés appliquent un plancher (ex. 20 %).
Dans Excel : en Lots, ajoutez Niveau. Numérateur ascenseur : =SI(Niveau=0; TantièmesAsc*0,20; TantièmesAsc).
La facture tient souvent en 30 % base (structure) + 70 % variable (consommation). C’est là que la pédagogie fait baisser la tension.
Dans Excel : créez deux catégories « Chauffage_base » (clé Chauffage coeff) et « Chauffage_variable » (clé Index répartiteurs). Les index résident en Lots.
Les mètres cubes manquants ne disparaissent pas : ils se répartissent autrement.
Dans Excel : 1) Catégorie « Eau_individuelle » clé m³ réels. 2) Catégorie « Eau_commune » = Réel_total – Somme_individuelle, clé Surface ou Tantièmes (selon règlement).
Plus d’ouvertures, plus de charges communes. On évite le flou par un coefficient d’usage.
Dans Excel : ajoutez Coeff_usage en Lots (ex. commerce 1,10). Dans Répartition, numérateur = MesureLot*Coeff_usage.
On ne paie que ce que l’on dessert.
Dans Excel : ajoutez Sous-ensemble (A/B/C). Créez des clés dédiées (ex. « Escalier A »). Numérateur = SI(Sous-ensemble="A"; TantièmesEsc; 0).
Le budget sait lire les frontières.
Dans Excel : ajoutez Bâtiment en Lots. Dupliquez les catégories par bâtiment (ex. « Électricité Bât. B »), avec dénominateur filtré sur Bâtiment B.
Les travaux ne se mélangent pas aux charges de fonctionnement. On sépare l’investissement de l’entretien pour des votes sereins.
Dans Excel : onglet Catégories_Travaux, répartition via clés travaux (souvent tantièmes généraux ou parties spéciales). Synthèse distincte.
Ce ne sont pas des charges, mais des provisions. La clarification évite les malentendus.
Dans Excel : créez une section à part (non répercutée en Répartition) et un suivi de solde par lot dans Synthèse_lots.
Indemnité déduite, franchise à ventiler : privative si cause privative, commune sinon.
Dans Excel : catégorie « Franchise sinistre » : clé Par lot (si privative → 100 % sur le lot concerné), ou clé commune si sinistre collectif.
Parfois, la ligne doit aller à un seul lot.
Dans Excel : catégorie « Refacturation privative — Lot X » avec clé Par lot et numérateur =SI(Lot="Lot X";1;0).
La transparence vaut mieux que l’oubli.
Dans Excel : catégorie « Régularisation N-1 » étiquetée (note explicative), répartition selon la clé de l’époque ou, à défaut, la clé actuelle documentée.
Deux fournisseurs, une même histoire.
Dans Excel : scindez Catégories en Période 1/2 avec pièces jointes en note (référence de l’état de dépenses). Addition en synthèse.
La copropriété ne respire pas au rythme des locations. Les clés ne varient pas avec la vacance (sauf eau/énergie individualisées).
Dans Excel : ne touchez pas aux clés ; si compteurs individuels, la ligne = 0 pour le lot vacant sur la partie variable.
La somme des parts doit rejoindre le total.
Dans Excel : arrondissez PART à 0,01 et ajoutez une ligne « Ajustement d’arrondi » affectée au plus grand bénéficiaire (ou au syndic, selon usage), de valeur Total – Somme(arrondie).
Certains règlements fixent un maximum (ou minimum) de participation.
Dans Excel : appliquez =MIN(MAX(Part_calculée; Plancher); Plafond) en fin de calcul, avec un journal des écarts pour la traçabilité.
Quand la donnée manque, l’honnêteté commande une méthode d’estimation claire (historique ou ratio).
Dans Excel : colonne Estimation en Lots : =MOYENNE(3 dernières années) ou =m³_total × (SurfaceLot/SurfaceTotale). Marquez la ligne « Estimée ».
Le décompte est annuel, la clé de répartition vendeur/acquéreur relève de l’acte.
Dans Excel : produisez le décompte annuel par lot puis un tableau de ventilation à part (jours/365 × montant) pour l’étude notariale.
Bâtiment, Sous-ensemble, Niveau, Coeff_usage, Date_début, Date_fin, Compteur/Index.Tableau de Calcul du Tantième pour un copropriété : Modèle Excel
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