Télécharger un modèle Word et Excel Sécurité du patient ⬇️De la checklist à un système fiable, traçable et améliorable
La sécurité à l’hôpital se joue à deux niveaux complémentaires : au lit du patient (identitovigilance, médicaments, chutes, escarres, infections…) et dans l’infrastructure (incendie, gaz médicaux, biomédical, radioprotection, déchets, chimique, HVAC). Cet article propose une méthode claire pour passer d’une liste d’actions à un dispositif de maîtrise : standardiser, exécuter, tracer et améliorer, sans lourdeur.
1) Cartographier le risque : deux checklists, un même objectif
Sécurité du patient. On vise la prévention des EIG évitables par des routines courtes mais non négociables :
Une checklist n’est pas un “formulaire de plus” : c’est une surface de contrôle. Reliée à des actions correctives tracées et à une revue régulière, elle devient un levier de performance clinique et HSE.
Pour aller plus loin (options rapides)
Ajouter un mini tableau de bord (par semaine : % Fait, % NC, délai moyen).
Décliner des vues par service (Urgences, Réa, Bloc, Imagerie…).
Intégrer des QR codes vers vos procédures/EPP au point d’usage.
Paramétrer des alertes d’échéance (conditionnelles ou via un script simple).
Encart juridique & normes — Sécurité du patient et sécurité hospitalière
(repère générique à adapter au pays, au type d’établissement et à vos procédures internes ; ce texte ne constitue pas un avis juridique)
1) Portée, responsabilités, traçabilité
Responsabilité de l’établissement : mettre en place des procédures écrites, former les équipes, fournir les moyens (EPI, produits, équipements), tracer l’exécution et corriger les écarts.
Responsabilité des professionnels : appliquer les protocoles, documenter (statut, observations, actions correctives), signaler les événements indésirables (EI/EIG) et situations dangereuses.
Traçabilité minimale : qui fait quoi, quand, où, avec quoi (produit/lot/DLC), résultat du contrôle (visuel/ATP…), action corrective et validation.
Conservation : durées d’archivage selon la loi locale et la politique interne (dossiers patient, contrôles HSE, bordereaux déchets, maintenances biomédicales).
2) Référentiels fréquemment utilisés (exemples, non exhaustif)
Management & risque
ISO 9001 (management de la qualité) – structuration des processus et de la traçabilité.
ISO 45001 (santé-sécurité au travail) – évaluation des risques, maîtrise opérationnelle, participation du personnel.
ISO 31000 (management du risque) – principes et cadre de pilotage transversal.
Sécurité du patient
Hygiène des mains : recommandations de l’OMS (les « 5 moments »).
EN 14885 (cadre des normes d’essais des désinfectants).
Exemples d’essais usuels : EN 1276 (bactéricide), EN 13697 (bactéricide/fongicide sur surfaces), EN 14476 (virucide), EN 16615 (test « 4 champs » pour lingettes).
FDS (Fiches de Données de Sécurité) disponibles et connues ; respect des dilutions et temps de contact.
Équipements de protection individuelle (EPI)
EN 374 (protection contre produits chimiques/micro-organismes), EN 455 (gants médicaux).
Choix/entretien/stockage des EPI, formation au bon usage et au retrait.
Biomédical, électricité & gaz médicaux
IEC 60601 (sécurité des appareils électro-médicaux) — maintenance selon recommandations fabricant/biomédical.
Réseaux de gaz médicaux : normes de conception/exploitation (p. ex. ISO 7396-1, selon pays).
Vérifications périodiques : mises à la terre, différentiels, alarmes, vannes, plans d’intervention.
Bordereaux de suivi et traçabilité ; stockage intermédiaire ventilé et sécurisé.
Produits dangereux : FDS, incompatibilités, bacs de rétention si nécessaire.
Locaux & installations techniques
HVAC (ventilation/filtration, pressions différentielles en zones sensibles), ECS (lutte anti-légionelles), froid (frigos médicaments/prélèvements — enregistrements).
Travaux/maintenance : permis de feu, LOTO/consignation, confinement poussières/bruit, protection des patients/soignants.
Données & confidentialité
Protection des données de santé : appliquer le cadre du pays (p. ex. RGPD dans l’UE, équivalents hors UE), minimisation des données, sécurisation des accès, journalisation, droit d’accès/correction.
3) Ce que vos procédures internes doivent préciser (check rapide)
« Ce contrôle s’exécute conformément aux procédures internes en vigueur et aux exigences légales applicables. Toute non-conformité majeure doit faire l’objet d’une action immédiate et d’un signalement selon la procédure EI/EIG. »
« Les produits biocides utilisés respectent les normes d’efficacité applicables et leurs FDS sont disponibles au poste. Dilution et temps de contact sont obligatoires. »
« Les données patient sont traitées selon la réglementation locale sur la protection des données de santé et la politique de confidentialité de l’établissement. »
À adapter : remplacez/complétez les normes et références par celles exigées dans votre pays (textes nationaux, guides des autorités sanitaires, standards sectoriels) et liez cet encart à vos procédures numérotées (réf., version, propriétaire du document).