Télécharger deux fiches méthodes commentaire composé et introduction du commentaire composé ⬇️Méthode claire, étapes concrètes, exemples et erreurs à éviter
Un commentaire composé se joue souvent dès les premières lignes. Avant même que le correcteur découvre votre analyse, il cherche des signaux simples : avez-vous compris le texte ? savez-vous où vous allez ? votre lecture est-elle organisée ? L’introduction sert précisément à installer ces repères. Elle ouvre la porte, donne la direction, puis annonce la route.
L’objectif de cet article est de vous donner une méthode praticable, presque “mécanique”, pour écrire une introduction efficace, tout en gardant un style vivant et naturel. Vous trouverez aussi des mini-modèles (phrases prêtes à adapter), des exemples, et une check-list de fin pour vérifier en 30 secondes que votre intro tient debout.
Le commentaire composé se définit par une identité très nette : c’est une lecture expliquée, organisée et argumentée, qui montre comment un texte produit ses effets et pourquoi il prend sens.
Le commentaire composé est un exercice où l’on analyse un texte en reliant ce qu’il dit (sens) à la manière dont il le dit (procédés), dans une démonstration structurée.
Son premier marqueur identitaire, c’est la fidélité au texte.
Vous ne partez pas de vos opinions ni d’une idée générale : vous partez des mots, des images, du rythme, de la ponctuation, du point de vue, des champs lexicaux, des figures de style… puis vous expliquez l’effet produit.
👉 Autrement dit : le texte est votre preuve. Chaque idée doit pouvoir être justifiée par un élément repérable.
Le commentaire composé refuse deux extrêmes :
Son identité tient dans l’équilibre :
On dit “composé” parce que l’analyse n’est pas une suite d’observations dispersées : elle suit une construction logique.
Vous regroupez vos observations en axes (2 ou 3), ou en mouvements (progression du texte), et vous développez chaque partie comme une petite démonstration :
Idée → preuve (citation courte) → analyse → effet / interprétation.
Le commentaire composé n’est pas “j’aime / je n’aime pas”.
Même si vous pouvez évoquer un effet (émotion, surprise, tension), vous le faites de manière argumentée : vous expliquez ce qui le provoque dans l’écriture.
Au fond, l’identité du commentaire composé, c’est de faire apparaître :
Le commentaire composé est une explication structurée d’un texte qui démontre, à partir d’indices précis, comment l’écriture produit du sens et des effets.
L’introduction n’est pas un “échauffement” ni une simple formule d’entrée. Elle remplit trois fonctions très concrètes :
En résumé : l’introduction = compréhension + projet d’analyse + plan. Rien de plus, rien de moins.
On connaît souvent “Sujet amené – sujet posé – sujet divisé” en dissertation. Pour le commentaire, la logique reste proche, mais on l’adapte à la lecture d’un texte. Voici une version très efficace :
Ici, vous introduisez le thème ou l’enjeu général du texte. Une à deux phrases suffisent. Le piège est d’écrire un paragraphe de culture générale. Le bon “amené” reste collé à ce que le texte va montrer.
Exemples de débuts possibles (à adapter) :
➡️ Astuce : choisissez un “amené” qui annonce déjà le type d’analyse que vous ferez (langage, images, rythme, point de vue, tonalité…).
Ici, vous donnez les informations nécessaires : auteur, œuvre (si connue), genre, passage, thème du passage, situation rapide.
Modèle simple :
« Dans cet extrait de …, … (auteur) met en scène …, en montrant … »
Exemple :
« Dans cet extrait, le narrateur évoque un souvenir d’enfance et fait surgir, à travers les détails sensoriels, une atmosphère à la fois lumineuse et inquiète. »
➡️ Objectif : en 2–3 lignes, le lecteur comprend de quoi il est question, sans résumé long.
La problématique, c’est la question centrale à laquelle votre commentaire répond. Elle doit être :
✅ Bonnes formulations (types) :
❌ À éviter :
Un plan d’introduction annonce deux ou trois mouvements. Il doit suivre la progression du texte (souvent) ou une logique de lecture (effets / procédés / sens).
Modèle :
« Nous verrons d’abord …, puis …, avant de … »
➡️ Astuce : nommez clairement vos axes (pas “première partie / deuxième partie”). Donnez des intitulés qui annoncent un effet ou un mouvement.
Quand on bloque, c’est rarement parce qu’on “ne sait pas”. C’est souvent parce qu’on cherche une question trop parfaite. Voici une méthode rapide :
Le texte produit une impression principale : tension, mélancolie, admiration, ironie, violence, poésie, malaise…
👉 Phrase-repère : « Ce passage cherche surtout à… »
Comment l’effet est-il construit ? Par le point de vue ? le lexique ? les images ? le rythme ? les oppositions ? la modalisation ? la ponctuation ?
👉 Phrase-repère : « Pour y parvenir, l’auteur utilise… »
On relie “effet” + “moyens” + “enjeu”.
Exemple :
« (Amené) …
(Posé) Dans cet extrait de …, … met en scène … et montre …
(Problématique) On peut alors se demander comment …
(Plan) Nous verrons d’abord …, puis …, avant de … »
« (Amené) …
(Posé) Ici, … (auteur) fait entendre / fait voir / met en place …, dans un passage où …
(Problématique) Dès lors, la question devient : comment … ?
(Plan) Le texte suit un mouvement progressif : d’abord … ; ensuite … ; enfin … »
➡️ Conseil : même si vous aimez écrire de façon plus libre, gardez ces quatre blocs en tête. La liberté vient après la structure.
« La littérature sait transformer une scène simple en moment révélateur, lorsque l’écriture choisit le détail juste et le rythme qui impose une émotion. Dans cet extrait, le narrateur raconte un épisode marquant et fait surgir, derrière les gestes ordinaires, une tension plus profonde. On peut alors se demander comment ce passage construit une intensité progressive, tout en révélant l’état intérieur du personnage à travers les procédés d’écriture. Nous analyserons d’abord la mise en place d’une scène apparemment calme, puis la montée de la tension par le lexique et la ponctuation, avant d’étudier la portée symbolique de ce moment dans l’économie du texte. »
Pourquoi ça fonctionne ?
Erreur : raconter l’extrait en détail.
Correction : remplacer le résumé par un “mouvement” : « le texte met en place… », « le passage fait basculer… », « l’auteur oppose… »
Erreur : biographie longue.
Correction : garder uniquement ce qui éclaire le passage (genre, contexte utile, courant si pertinent).
Erreur : « Comment l’auteur décrit-il ce lieu ? »
Correction : préciser l’enjeu : « … pour créer quelle atmosphère ? … avec quelle tension ? … pour révéler quoi ? »
Erreur : « Dans une première partie, nous étudierons… »
Correction : nommer le mouvement : « Nous verrons d’abord comment la description installe…, puis comment…, enfin comment… »
Votre introduction est prête si vous pouvez cocher ceci :
➡️ Astuce : une introduction correcte vaut mieux qu’une introduction “ambitieuse” mais floue. La solidité prime.
Une bonne introduction de commentaire composé repose sur une discipline simple : ouvrir sans s’éloigner, présenter sans résumer, questionner sans généraliser, annoncer un plan sans l’habiller de mots vides. Avec la méthode “Amené – Posé – Problématique – Plan”, vous installez immédiatement une lecture structurée, et vous gagnez un avantage décisif : le correcteur comprend dès le départ que votre copie est conduite, pensée, maîtrisée.
La bonne température du réfrigérateur n’est pas une question de confort, c’est une question de…
Matrice de compétences Lean - outil concret pour transformer l’amélioration continue en pratiques visibles, partagées…
Créer une matrice 5S, VSM, A3, PDCA, puis la copier dans Excel et Word avec…
Test de niveau anglais : un diagnostic rapide, clair et utile — vous répondez, on…
Le modèle - Rapport moral du président d’association en PDF - qui se lit facilement,…
Exemple clair, prêt à télécharger, pour présenter votre activité avec un rendu premium Une présentation…
This website uses cookies.