Télécharger un Plan Qualité Projet dans Excel Automatisé- flow-down à l’exécution mesurée (guide expert, concret et actionnable)
Un Plan Qualité Projet (PQP) n’est pas un classeur de plus. C’est l’ossature qui aligne exigences, preuves, décisions et résultats. Ce document réduit l’ambiguïté, accélère la mise en production et sécurise la conformité (ISO 9001/14001/45001) sans ralentir les équipes. Ce guide propose une démarche opérationnelle, du flow-down des exigences jusqu’aux KPI et à la timeline, avec des exemples et des anti-patterns à éviter
1) Raison d’être d’un PQP en 2025
Aligner : relier exigences client, normes, contraintes process et contraintes environnement/SST.
Objectiver : prouver la conformité par des évidences (tests, audits, certificats) traçables.
Piloter : choisir où mettre l’effort avec des KPI utiles plutôt qu’un déluge de métriques.
Accélérer : un plan clair réduit les boucles de rework, le lead time d’industrialisation et les litiges.
Résultat attendu : moins de surprises tardives, des jalons respectés, des risques traités avant qu’ils ne coûtent.
2) Architecture cible d’un PQP robuste
Un PQP efficace se structure en six blocs interconnectés.
Exigences & traçabilité
ID unique, source (client, contrat, réglementaire), criticité, méthode de vérification, pilote, statut.
Clé : chacune doit conduire à au moins une preuve (test, audit, certificat, inspection).
Le flow-down est le cœur de la traçabilité. Sans lui, le projet “pense être conforme” jusqu’au jour où un audit ou un client prouve le contraire.
Règles d’or
Chaque exigence pointe vers au moins une spec interne (ou un paragraphe de dossier).
Chaque spec se matérialise dans un process/contrôle (plan de contrôle, procédure, check-list).
Chaque contrôle se vérifie par essai/validation planifié.
Chaque essai débouche sur un rapport/évidence rangé et référencé.
Indicateur clé : Couverture des exigences = (exigences avec au moins une preuve) / (exigences totales).
Cible de maturité : ≥ 95 % avant l’industrialisation.
Astuce pratique : compter la première occurrence par exigence pour éviter les doublons et mesurer une couverture réelle (le modèle Excel le fait via la colonne FirstOccur).
4) KPI qui éclairent, pas qui aveuglent
Un bon PQP privilégie 4–6 KPI de pilotage. Mieux vaut peu d’indicateurs mais tous actionnables.
4.1 Couverture des exigences
But : mesurer la solidité documentaire et technique.
Formule : exigences avec preuve / total exigences.
Lecture : sous 90 %, il manque des preuves ; au-dessus de 95 %, le risque d’angle mort baisse drastiquement.
4.2 Taux d’essais OK
But : valider la maîtrise du produit/process.
Formule : essais OK / essais réalisés.
Lecture : une baisse subite = problème de capabilité, de réglage ou de référentiel.
4.3 Livrables on-time
But : prédictibilité du planning.
Formule : livrables livrés à la date ≤ prévue / livrables livrés.
Lecture : suivre par chemin critique ; viser ≥ 90 % au minimum.
4.4 Backlog d’actions en retard
But : tension opérationnelle.
Formule : actions ouvertes dont l’échéance < aujourd’hui.
Lecture : regarder la granularité (par responsable/process) pour éviter l’assignation diffuse.
4.5 % actions clôturées < 30 j
But : réactivité et efficacité CAPA.
Lecture : indiquer une cible (≥ 80 %) et contrôler l’efficacité (absence de récurrence).
Éviter les KPI “vanity” : volumétrie déconnectée de l’impact, ratios ininterprétables, indicateurs cumulés sans tendance.
5) Timeline qui vit : du Gantt aux rituels
La timeline n’est pas décorative. Elle pilote les dépendances et la charge.
Gantt minimaliste mais utile
Début (numérisé), Durée, barre stacked (début masqué, durée visible).
Focus sur le chemin critique (livrables qui conditionnent la conformité).
Rituels
Daily 15’ : points chauds, décisions rapides, mise à jour des actions.
Hebdo 30’ : revue KPI + Pareto (exigences non couvertes, essais NOK, livrables en dérive).
Mensuel : arbitrages de la direction (ressources, CAPEX, priorités clients).
Sans rituel, le Gantt devient une photo jaunie ; avec rituel, il devient un volant d’inertie.
CAPA: décrire l’action, l’échéance, la preuve d’efficacité (pas uniquement la clôture).
KPI : % récurrences à 90 jours après action (visé < 5 %).
8) Référentiel ISO — points d’ancrage utiles
ISO 9001 : planification et surveillance (6/8/9), maîtrise des non-conformités (8.7), amélioration (10).
ISO 14001 : aspects environnementaux (6.1), performance et conformité (9.1), amélioration (10).
ISO 45001 : dangers/opportunités (6.1), suivi de performance (9.1), amélioration (10). Le PQP sert de preuve que ces exigences sont intégrées et suivies dans le projet.
9) Mise en œuvre en 30–60–90 jours
J+30 : registre d’exigences complet, flow-down esquissé, premiers KPI visibles.
J+60 : plan d’essais opérationnel, WBS verrouillée, rituels en place, premiers CAPA efficaces.
J+90 : couverture ≥ 95 %, on-time ≥ 90 %, essais OK stabilisés ; revue de direction fondée sur des preuves.
10) Anti-patterns courants (et parades)
“Tout est important” → rien n’est prioritaire. Parade : classer par criticité/risque, fixer 3 priorités par sprint.
KPI décoratifs → beau dashboard, zéro décision. Parade : un KPI = une décision-type associée.
Toutes les exigences ont un ID et une méthode de vérification.
Chaque exigence pointe vers au moins une preuve (test/audit/inspection/certificat).
La WBS liste les livrables critiques, avec RACI et dépendances.
Le plan d’essais comporte des critères d’acceptation clairs.
Les risques à RPN élevé ont une CAPA et une échéance.
Les KPI sont visibles, compris, liés à des décisions.
Un rituel hebdo existe pour arbitrer et retirer les obstacles.
Un Plan Qualité Projet n’apporte de la valeur que s’il enchaîne proprement les exigences, les preuves et les décisions. La mécanique est simple : tracer → prouver → piloter. La discipline est vitalement importante : peu d’indicateurs, tous actionnables, un flow-down sans trous, une timeline vraiment vécue en rituel. Mis en place ainsi, le PQP devient un accélérateur : moins de retouches, plus de prédictibilité, et une conformité qui se prouve sans stress.
Plans Qualité Projet : trois modèles automatisés pour l’Industrie, l’IT et la Pharma
Voici un descriptif clair des 3 modèles de « Plan Qualité Projet » (PQP) et ce qui les différencie. Tous partagent une base commune (onglets Exigences, RACI, Plan de contrôle, Risques & Actions, Checklists, Audits & Revues, Dashboard) avec listes déroulantes, codes couleur RAG, KPI auto-calculés et graphique — aucune macro.
Industrie : Ligne d’assemblage (ISO 9001/14001/45001)
Piloter la qualité d’une mise en service de ligne (automobile/électromécanique). Idéal dès l’industrialisation pour verrouiller exigences produit/process, sécurité et environnement.
Plan de contrôle (PAQ) centré « Réception → Production → Final » (COA, AQL, essais fonctionnels).
Risques orientés process (variabilité matière, outillage, traçabilité).
Audits & Revues focalisés poste/zone de production et audits fournisseurs.
Mode d’emploi — Modèle « Plan Qualité Projet — Standard PLUS (cases à cocher) »
Un classeur clé-en-main pour piloter la qualité d’un projet : exigences, responsabilités (RACI), plan de contrôle, risques & actions, checklists, CAPA, incidents/NC, livrables & jalons, audits — avec menus déroulants, codes couleurs automatiques (RAG), cases à cocher (☐/☑) et Dashboard.
Listes(caché) : sources des menus déroulants (Statuts, Criticités, Oui/Non, ☐/☑).
Paramètres : seuils indicatifs (OK/Alerte) pour vos repères.
Règles de saisie (très important)
Ajoutez/insérez des lignes à l’intérieur des tables (clic droit sur un numéro de ligne du tableau → Insérer). Les menus déroulants, formules et couleurs sont déjà prévus jusqu’à la ligne 500.
Statut : choisir parmi Non démarré / En cours / Terminé / Bloqué → la couleur se met à jour.
Criticité : Faible / Moyen / Élevé / Critique.
Cases à cocher : sélectionnez ☐ ou ☑ via le menu déroulant (pas de macro).
Dates : saisir au format YYYY-MM-DD (ex. 2025-09-30).
Astuce : filtrez/trié dans les onglets sources pour analyser un périmètre (responsable, processus, échéance proche).
7) Personnalisation (sûre et rapide)
Élargir les listes : Affichage → Afficher la feuille Listes, ajoutez des valeurs (ex. un statut supplémentaire) puis redéfinissez, si besoin, la plage nommée. Masquez ensuite la feuille.
Seuils (Paramètres) : valeurs indicatives (repères). Si vous souhaitez que ces seuils pilotent automatiquement des couleurs sur le Dashboard, dites-le moi et je brancherai la mise en forme conditionnelle sur ces cellules.
Rôles / intitulés : renommez librement les colonnes dans les tables (sans changer leur ordre) pour conserver les formules.
Charte graphique : possible (couleurs, logo, styles de tableau).
Protection (optionnel) : Révision → Protéger la feuille pour figer les formules/entêtes.
8) Bonnes pratiques
IDs : utilisez un format stable (REQ-001, RSK-010, CAPA-005…).
Mise à jour hebdo : bloquez 15–30 min pour actualiser Statuts/☐/☑.
Traçabilité : collez des liens (Preuve) vers SharePoint/Drive/Jira.
Vue périmètre : dupliquez le fichier par gros projet ou utilisez des filtres pour des sous-périmètres.
Ctrl + T (table) · Alt + ↓ (ouvrir liste déroulante)
Ctrl + ; (date du jour)
10) Dépannage rapide (FAQ)
Le menu (☐/☑) n’apparaît pas → vous n’êtes peut-être pas dans la table. Cliquez dans une cellule de la table (lignes ≥5) ou insérez une ligne du tableau plutôt qu’une ligne standard.
Couleurs non mises à jour → vérifier la valeur exacte du Statut (pas d’espace en plus).
Graphiques vides → assurez-vous d’avoir au moins 1 ligne remplie dans l’onglet source. Appuyez sur F9 (recalcul).
Je veux plus de 500 lignes → dites-le moi, j’étendrai proprement les plages (validations, formules, graphiques).