Mesurer le taux de disponibilité et le TRS permet de voir immédiatement où se situent les pertes de performance d’une machine ou d’une ligne de production. Avec une méthode claire et un modèle Excel automatisé, vous calculez les indicateurs en quelques secondes, suivez l’évolution dans le temps et identifiez les leviers concrets d’amélioration. Ce guide vous accompagne pas à pas pour transformer des données brutes en décisions opérationnelles et gagner en efficacité industrielle.
Le TRS (Taux de Rendement Synthétique) constitue un indicateur clé au cœur de la maintenance industrielle. Plus qu’une simple donnée de performance, il s’agit d’un véritable outil stratégique. Toutefois, sa pleine valeur n’émerge que s’il est correctement interprété, mesuré avec rigueur et exploité de façon intelligente. Voici comment l’aborder de manière opérationnelle, avec l’expertise d’un professionnel du terrain.
Le TRS s’exprime ainsi :
Mais concentrons-nous ici sur le premier facteur : la disponibilité – souvent le plus influençable par la maintenance.
Une ligne qui s’arrête coûte cher : perte de production, tension sur les délais, stress des équipes, risques de rebut…
L’objectif est clair : minimiser les pertes de temps non planifiées. Mais encore faut-il savoir où regarder.
Un bon professionnel ne se contente pas de constater une disponibilité faible. Il cartographie les pertes, en distinguant :
Une méthode efficace est l’analyse des 6 grandes pertes issues du TPM (Total Productive Maintenance), avec une attention particulière aux pannes imprévues et aux arrêts mineurs.
1. Fiabilisation technique
Avant intervention : TRS à 58%, dont disponibilité à 65%
Après 3 mois d’analyse, fiabilisation, et coaching opérateurs :
→ Disponibilité portée à 85%, TRS global à 76%
→ ROI de l’action : 3 semaines, grâce à la récupération de capacité masquée
Déployer durablement une démarche de disponibilité maîtrisée
Une fois le TRS calculé et les premières actions correctives enclenchées, le véritable défi commence : faire vivre cet indicateur dans le quotidien des opérations. Trop souvent, le TRS est perçu comme un chiffre imposé par la direction, sans réelle appropriation sur le terrain. Or, c’est à ce niveau que tout se joue.
Objectif : impliquer les opérateurs et techniciens
L’expérience montre que lorsque le TRS est co-construit avec les équipes, il devient un levier de motivation. L’astuce ? Ne pas se contenter d’afficher un taux global, mais le détailler par plage horaire, par poste, par type d’arrêt.
✅ Exemple pratique : sur un écran en atelier, afficher le TRS par quart avec un code couleur. Si la disponibilité chute sous 80 %, une alerte déclenche un mini brief de 5 minutes.
L’expert maintenance ne travaille jamais seul. Il collabore étroitement avec :
Optimiser la disponibilité, ce n’est pas faire la chasse aux erreurs, c’est mettre en place un système apprenant, dans lequel chaque écart est vu comme une opportunité de progrès.
Voici les 5 piliers d’une culture TRS durable :
Le taux de disponibilité, au cœur du TRS, est l’un des indicateurs les plus actionnables pour un service maintenance. À condition :
L’indicateur devient alors un moteur de performance globale, et non une simple obligation de reporting.
Le TRS se calcule ainsi :
Chaque facteur est lui-même une fraction. Décomposons.
Lemmatisation :
Donc :
Lemmatisation :
Donc :
Lemmatisation :
Chaque facteur agit comme un filtre multiplicatif. Un seul facteur faible suffit à faire chuter le TRS global.
Même avec une bonne méthodologie, certains cas peuvent brouiller la lecture du TRS, surtout dans des environnements industriels complexes ou peu automatisés. L’expert maintenance doit savoir les détecter, les qualifier, et adapter le mode de calcul ou d’interprétation en conséquence.
Problème :
Arrêts de quelques secondes à quelques minutes, non enregistrés en GMAO, souvent ignorés par les opérateurs. Ils font baisser la disponibilité sans que personne n’en prenne conscience.
Solution experte :
Problème :
Certains arrêts (manque de personnel, attente de matières premières, contrôle qualité bloquant…) sont enregistrés comme indisponibilité machine, mais ne sont pas liés à la maintenance.
Risque : Mauvaise analyse du TRS → mauvaise attribution des actions correctives.
Solution experte :
Problème :
Des temps de changement de série ou de réglage longs faussent la disponibilité, même s’ils sont nécessaires au process.
Solution experte :
Problème :
Des équipements qui tournent peu ou par lots irréguliers affichent souvent un TRS faussement bas, car le temps théorique est mal défini.
Solution experte :
Problème :
Certaines équipes comptabilisent ces arrêts dans la non-disponibilité, ce qui pénalise artificiellement le TRS.
Solution experte :
Problème :
Un équipement peut être opérationnel mais fonctionner en mode dégradé (par exemple, un robot à moitié fonctionnel). Il est « disponible » mais pas à pleine capacité.
Solution experte :
Un TRS fiable et pertinent ne se calcule pas mécaniquement. L’expert maintenance doit en faire une lecture intelligente, tenant compte du contexte industriel, du comportement des équipements, et des réalités humaines du terrain.
C’est dans la gestion des exceptions que l’on mesure la maturité d’un service maintenance.
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