La fiche de synthèse condense l’essentiel d’un TPE en une page lisible, vérifiable et exploitable par le jury. Le modèle A4 paysage que vous venez de télécharger propose une conception visuelle renouvelée (bleu/slate), un bandeau-titre, un sous-titre thématique, une grille à 4 colonnes (Étapes • Contenu synthétique • Sources/preuves • Apport & compétences) et une timeline de jalons. L’objectif : rendre votre travail clair, sourcé, personnel.
Bandeau-titre & sous-titre
Le bandeau sombre hiérarchise l’information : titre du document, puis sous-titre thématique (ex. Sommeil des lycéens et performance scolaire). On comprend d’emblée le sujet et l’angle choisi.
Bloc d’identification
Élèves, classe, établissement, disciplines mobilisées, enseignants encadrants, problématique et version. Cette section garantit la traçabilité (utile lors des soutenances et dépôts).
Grille principale (4 colonnes)
Timeline (jalons & progression)
Une ligne de temps compacte (S1 → S8) rend visibles les grandes phases : cadrage, protocole, collecte, analyse, rédaction, soutenance. Elle matérialise l’avancement et prépare la prise de parole.
Exposez la motivation (constat, curiosité, enjeu), la problématique (formulée précisément) et l’hypothèse. Annoncez le plan : ce que vous allez vérifier et comment.
Exemple de phrase claire : « Nous faisons l’hypothèse qu’un coucher après 23 h diminue la performance à un test d’attention de 2 minutes. »
Présentez les notions clés et la fiabilité des sources (auteur, date, méthode, relecture). Indiquez ce que vous retenez et ce que vous écartez (blogs non sourcés, forums).
Astuce : une mini-grille de lecture (critères + verdict) crédibilise vos choix.
Décrivez votre protocole : échantillon, variables, outils, étapes. Justifiez vos arbitrages (contraintes matérielles, calendrier). Un protocole reproductible vaut des points.
Ex. : questionnaire (n), test d’attention, groupes comparés, traitement statistique (moyenne, écart-type, test t).
Donnez des résumés chiffrés et lisibles (tableau ou 3–4 lignes) : tendances, écarts, significativité éventuelle, contre-exemples. Les graphiques vont en annexe ; la fiche reprend l’essentiel.
Reconnaissez les biais (auto-déclaration, échantillon unique), proposez des pistes d’amélioration (capteurs, suivi long, contrôle de variables). L’esprit critique est évalué.
Ce que vous avez appris (notions, méthodes), accompli (initiative, résolution de problèmes) et ce que vous modifieriez. Reliez votre bilan aux compétences : recherche, analyse, communication, collaboration, gestion du temps.
Plutôt que « nous avons fait », écrivez qui a initié quoi et comment :
Fiche_Synthese_TPE_<Sujet>_v1-0_2025-10-27.pdf.Le modèle A4 paysage vous donne la structure ; votre rigueur fait la différence. Remplie avec des faits, des preuves et un apport personnel explicite, votre fiche devient un véritable outil d’évaluation… et un excellent support de soutenance.
Notre intérêt pour le sommeil est né d’un constat simple : beaucoup d’élèves décrivent une fatigue marquée dès la première heure de cours. Nous avons formulé la problématique suivante : en quoi l’horaire de coucher influence-t-il l’attention et les résultats à des évaluations courtes au lycée ? Notre hypothèse est qu’un coucher tardif, répété en semaine, diminue la performance immédiate. Pour la vérifier, nous avons articulé une démarche en trois temps : cadrage scientifique, enquête et test d’attention, puis analyse statistique de l’écart observé entre groupes.
La littérature décrit un rythme circadien régulé par la mélatonine, sensible à la lumière bleue et aux horaires réguliers. Chez l’adolescent, la fenêtre d’endormissement se décale naturellement, ce qui rend les réveils scolaires plus contraints. Les travaux consultés convergent : la dette de sommeil perturbe l’attention sélective et la mémoire de travail. Nous avons retenu six sources récentes et écarté deux références peu fiables, afin de bâtir un cadre solide à notre protocole.
Nous avons distingué deux groupes d’élèves : ceux se couchant avant 22 h et ceux après 23 h pendant au moins quatre soirs consécutifs. Un questionnaire anonyme a recueilli les horaires, l’usage d’écrans et la durée perçue de sommeil ; un test d’attention bref (type Stroop et calcul mental) a été administré en classe. Les données ont été saisies dans un tableur, puis traitées par moyennes, écarts-types et test t de Student (seuil α = 5 %). Cette méthode vise la reproductibilité : même durée de test, consignes identiques et anonymisation des réponses.
Les élèves du groupe « coucher ≤ 22 h » obtiennent une moyenne de 12,6/20 au contrôle court, contre 11,2/20 pour le groupe « ≥ 23 h ». Le nombre d’erreurs au test d’attention est également plus faible dans le premier groupe. L’écart est significatif pour l’attention et limite pour la note, probablement en raison de facteurs confondants. L’usage d’écrans supérieur à deux heures en soirée est associé à une baisse supplémentaire, ce qui conforte l’effet de la stimulation tardive.
Ces résultats suggèrent que la régularité et l’heure de coucher influencent la disponibilité cognitive du matin. L’effet observé ne prouve pas à lui seul la causalité, mais s’inscrit dans une cohérence théorique : déficit de sommeil, vigilance amoindrie et moindre précision dans les tâches rapides. Le contrôle partiel de l’écran renforce l’interprétation, sans exclure d’autres variables (stress, alimentation, révisions tardives). Nous retenons qu’un protocole minimal peut déjà révéler une tendance robuste et utile au quotidien.
Notre échantillon provient d’un seul établissement et repose en partie sur des déclarations d’élèves, forcément approximatives. Une mesure instrumentée (actimétrie, application de suivi) permettrait d’objectiver la durée de sommeil. Il serait pertinent d’étendre l’étude à plusieurs classes et d’observer l’effet sur plusieurs semaines, pour lisser les aléas. Enfin, une intervention « hygiène du sommeil » pourrait être évaluée avant/après pour consolider l’argument causal.
Nous avons conçu la grille d’évaluation des sources, rédigé le protocole et sollicité l’autorisation de passation auprès de la vie scolaire. La modélisation statistique simple et la construction des graphiques ont été réalisées en autonomie, puis relues par nos encadrants. Cette démarche nous a appris à formuler une hypothèse testable, à trier l’information et à présenter des résultats lisibles sans surcharger de détails techniques. Elle a aussi renforcé nos compétences de communication orale en équipe.
Au vu des résultats, nous recommandons d’expérimenter une routine d’endormissement sans écrans à partir de 22 h, associée à un lever régulier y compris le week-end. Une collation légère et l’anticipation du cartable la veille réduisent les frictions du matin. En classe, un bref « échauffement cognitif » en début d’heure pourrait compenser partiellement les effets d’une nuit trop courte. Ces conseils ne remplacent pas le sommeil, mais s’inscrivent dans une hygiène globale réaliste.
Notre étude indique qu’un coucher tardif fréquent est associé à une baisse mesurable d’attention et, dans une moindre mesure, de performance aux contrôles courts. Sans prétendre à l’exhaustivité, elle apporte des éléments pratiques pour améliorer le quotidien scolaire. La poursuite de ce travail avec des mesures plus fines et un suivi longitudinal permettrait d’asseoir davantage les conclusions. Nous retenons surtout qu’une question bien posée, des méthodes simples et des preuves transparentes suffisent à produire une synthèse utile.
Nous ouvrirons la présentation par la problématique et l’hypothèse, puis déroulerons la méthode en trois images simples : questionnaire, test, traitement. Les résultats seront montrés sous forme d’un seul graphique principal et de deux chiffres clés, avant d’aborder honnêtement les limites. Chacun exposera son rôle, afin de rendre visible l’apport personnel. Nous conclurons par des recommandations brèves et une invitation aux questions.
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