La fiche E6 « distributeur » devient rapidement le cœur du dossier de l’étudiant en BTS MUC / MCO. C’est elle qui matérialise la situation professionnelle, donne corps aux missions réalisées et permet à l’oral d’E6 de s’appuyer sur du concret : un point de vente, des chiffres, des choix, des résultats. Par ailleurs, elle ressemble à une mini étude de cas personnalisée, claire, argumentée et directement exploitable devant le jury.
Dans le cas d’une situation en grande distribution – par exemple l’animation d’une opération « Semaine Bio » en hypermarché – la fiche permet de raconter une vraie histoire commerciale : un rayon, une problématique, une opération, des indicateurs, une analyse. L’étudiant ne récite pas un texte appris par cœur ; il guide l’examinateur dans une situation qu’il connaît intimement, point de vente et tableaux de bord à l’appui.
Une bonne fiche E6 commence toujours par situer l’action. Le distributeur n’est pas un décor vague : c’est un univers précis, avec sa surface, son positionnement, sa clientèle, ses enjeux. Indiquer « Hypermarché de 6 500 m² en périphérie, 60 m² dédiés au bio, clientèle familiale sensible au local » donne immédiatement de la matière à l’examinateur.
L’étudiant montre qu’il comprend l’environnement dans lequel il agit :
Dans le cas d’une opération « Semaine Bio », le contexte devient encore plus parlant : montée en puissance des produits bio, concurrence d’enseignes spécialisées, communication catalogue, têtes de gondole dédiées… On perçoit tout de suite que la situation ne se limite pas à remplir quelques rayons, mais s’inscrit dans une stratégie d’enseigne et un mouvement de fond du marché.
La fiche E6 gagne en force dès que la problématique est formulée en une phrase nette, orientée business. Par exemple :
« Comment faire progresser le chiffre d’affaires du rayon épicerie bio durant l’opération, tout en recrutant de nouveaux clients sur cette gamme ? »
Cette formulation installe un cap. Elle permet au jury de comprendre ce que l’étudiant cherche à atteindre et sur quoi il veut être évalué. À partir de là, les objectifs se déclinent naturellement :
En écrivant ces objectifs noir sur blanc, l’étudiant prouve qu’il ne s’est pas contenté d’exécuter des tâches. Il a compris ce que l’on attendait réellement de l’opération, du point de vue du distributeur, du manager de rayon et du client.
La partie « description des activités » transforme la fiche en véritable scénario commercial. Il ne s’agit pas d’empiler des tâches, mais de montrer une progression logique : préparation, mise en place, animation, suivi.
Dans une opération en grande surface, cette progression peut se décrire ainsi :
Rédigée avec des verbes d’action précis, cette partie donne une image très professionnelle de l’étudiant : il prépare, il coordonne, il ajuste, il suit, il alerte. Tout ce qu’il fera à l’oral est déjà inscrit dans la fiche, mais sous une forme structurée et lisible.
Une fiche E6 gagne instantanément en crédibilité dès qu’elle est alimentée par de vrais chiffres. Le jury ne juge plus des impressions, mais des résultats :
Ces indicateurs racontent l’efficacité de l’action. Ils confirment que le travail de préparation, de mise en avant et d’animation ne reste pas théorique. L’étudiant montre qu’il sait lire un tableau de bord, qu’il relie les chiffres à des décisions concrètes, qu’il se positionne déjà comme un collaborateur capable d’apporter des résultats mesurables.
Les commentaires associés à ces chiffres sont tout aussi importants que les données elles-mêmes. Expliquer, par exemple, que la hausse du panier moyen s’explique par des ventes croisées en tête de gondole, ou que la disparition des réclamations vient d’un meilleur suivi des stocks, traduit une vraie capacité d’analyse.
La fiche E6 sert aussi de miroir au référentiel du BTS. Dans le cas d’un distributeur, plusieurs blocs de compétences apparaissent naturellement :
L’étudiant a tout intérêt à formuler ces compétences dans un langage professionnel. Au lieu de se contenter de cocher des cases, il illustre chacune d’elles par une situation précise : une discussion avec un client hésitant, une décision de réimplantation, une alerte donnée au manager, un ajustement du linéaire après lecture des ventes.
La fiche devient alors un catalogue de preuves. Chaque ligne montre au jury que la compétence annoncée a été réellement mobilisée sur le terrain, dans un contexte clair et documenté.
Une fiche E6 de qualité laisse une place réelle à la prise de recul. L’étudiant ne se contente pas de décrire ce qu’il a fait ; il explique ce qu’il en retient, ce qu’il aurait pu améliorer, et comment cette expérience l’a fait progresser.
Dans le cadre d’une opération « Semaine Bio », il peut par exemple :
Cette analyse personnelle prépare directement l’oral. Le jour J, l’étudiant ne découvre plus les questions classiques du jury : « Quelles difficultés avez-vous rencontrées ? », « Quelles améliorations proposeriez-vous ? ». Il a déjà réfléchi, écrit, structuré ses réponses dans la fiche. L’oral devient la prolongation naturelle d’un travail déjà mûri à l’écrit.
Une fiche E6 premium donne d’emblée une impression de sérieux. Un en-tête propre, des couleurs discrètes mais cohérentes, des tableaux lisibles, des titres clairs, une rédaction sans fautes : autant d’éléments qui renforcent la crédibilité de l’étudiant.
Dans le contexte d’un distributeur, cette qualité formelle fait écho à la réalité du terrain : une tête de gondole bien implantée, un rayon bien tenu, une signalétique claire inspirent confiance au client ; une fiche nette, structurée et agréable à lire inspire la même confiance au jury.
L’étudiant montre qu’il sait organiser l’information, hiérarchiser les idées, faire ressortir l’essentiel sans perdre les détails utiles. Il se positionne comme un futur professionnel capable de produire des supports opérationnels et de les défendre à l’oral, chiffres et arguments à l’appui.
En travaillant sa fiche E6 « distributeur » comme un véritable dossier professionnel – contextualisé, chiffré, illustré par des compétences et enrichi d’une analyse personnelle – l’étudiant se donne un avantage décisif. Il ne se contente pas d’apporter une feuille de papier à l’examen ; il arrive avec une situation vivante, une opération maîtrisée et un regard de futur manager de rayon.
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