Le NDA.
À travers le système juridique, un NDA agit comme le mécanisme pour contrôler le partage ou la réception d’informations confidentielles. Cette forme d’engagement contractuel peut protéger les informations sensibles et décourager la divulgation non autorisée. Il est particulièrement utile lorsqu’une entreprise interagit avec un tiers ou un employé lors de toute coopération, embauche, consultation, projet ou négociation, chaque fois qu’une organisation permet à une autre d’accéder à ses systèmes.
Lorsqu’il s’agit de protéger la propriété intellectuelle, les secrets commerciaux ou les nouvelles technologies, un NDA bien rédigé ne laisse rien au hasard.
L’accord de non-divulgation est un contrat par lequel une ou plusieurs parties s’engagent à ne pas divulguer des informations confidentielles échangées ou auxquelles elles auraient accès. Il peut être :
Les raisons de rédiger un NDA sont multiples :
Un NDA efficace repose sur un contenu clair, équilibré et juridiquement sécurisé. Voici les principales rubriques à intégrer :
| Clause | Contenu attendu |
|---|---|
| Préambule | Identification des parties et contexte du contrat. |
| Objet de l’accord | Préciser l’objectif du NDA et les circonstances de l’échange d’informations. |
| Définition des informations confidentielles | Détail ou catégories couvertes (données techniques, financières, commerciales…). |
| Engagement de non-divulgation | Interdiction d’utilisation ou de diffusion sans autorisation. |
| Limitations et exclusions | Ce qui n’est pas couvert (informations publiques, légales, etc.). |
| Destinataires autorisés | Personnes habilitées à accéder aux informations. |
| Durée de l’engagement | Durée de la confidentialité pendant et après la collaboration. |
| Sanctions | Possibilité de recours, dommages-intérêts, actions disciplinaires ou civiles. |
| Restitution ou destruction | À la fin de la relation, les supports doivent être restitués ou détruits. |
| Signature | Validation par les deux parties avec date et mentions manuscrites. |
ACCORD DE NON-DIVULGATION
(À compléter et signer par les parties)
ENTRE LES SOUSSIGNÉS :
Nom / Raison sociale : ___________________________________________
Adresse : ______________________________________________________
Représenté par : _________________________________________________
Ci-après désigné « la Partie divulgatrice »
ET
Nom / Entité : _________________________________________________
Adresse : _____________________________________________________
Représenté par : _______________________________________________
Ci-après désigné « la Partie réceptrice »
Le présent accord a pour objet de définir les modalités de traitement des informations confidentielles échangées entre les parties dans le cadre de la relation décrite ci-après :
(ex. mission de conseil, phase d’audit, présentation de projet, etc.)
Sont considérées comme confidentielles toutes informations non publiques, de nature commerciale, financière, stratégique, technique ou juridique, échangées ou auxquelles la Partie réceptrice a accès.
La Partie réceptrice s’engage à :
Les obligations ci-dessus ne s’appliquent pas aux informations :
Le présent accord entre en vigueur à sa date de signature et s’applique :
Toute violation engage la responsabilité de la Partie réceptrice et pourra donner lieu à des poursuites judiciaires et à une indemnisation des préjudices subis.
Fait en deux exemplaires originaux.
Date : ____ / ____ / ______
Signature de la Partie divulgatrice : ___________________________
Signature de la Partie réceptrice : _____________________________
Mention manuscrite : “Lu et approuvé, bon pour accord”
Un NDA bien structuré permet d’instaurer un climat de confiance et de se prémunir contre la divulgation d’informations sensibles. Son usage ne se limite pas aux grandes entreprises : toute entité qui échange de la donnée confidentielle gagne à s’en doter.
1. À quel moment faire signer un NDA ?
Le NDA doit être anticipé, c’est-à-dire signé avant tout échange d’informations sensibles. Il est conseillé de le faire signer :
| Public visé | Exemples |
|---|---|
| Salariés | Cadres, développeurs, responsables RH, analystes, membres de CODIR |
| Prestataires | Consultants, graphistes, free-lances, informaticiens |
| Partenaires commerciaux | Fournisseurs, distributeurs, sous-traitants |
| Candidats à l’embauche | Dès l’entretien s’il inclut une présentation de l’entreprise confidentielle |
| Action recommandée | Pourquoi ? |
|---|---|
| Conserver les NDA dans un registre sécurisé | Pour assurer la traçabilité des engagements |
| Sensibiliser les équipes internes | Toute l’entreprise doit être alignée sur la culture de confidentialité |
| Prévoir un modèle standardisé validé par la direction juridique | Éviter les oublis ou les formulations inadaptées |
| Ne jamais diffuser d’information sans NDA signé | La protection n’est pas rétroactive sans formalisation préalable |
| Vérifier les NDA signés avant tout partage externe | Respect des obligations contractuelles en amont |
Certaines entreprises ajoutent une clause pénale dans le NDA. Il s’agit d’une disposition qui prévoit le versement d’une somme forfaitaire en cas de violation. Cette clause peut avoir un effet dissuasif, mais elle doit :
Elle ne remplace pas l’action en responsabilité civile, mais la complète.
Absence d’accord = faible protection en cas de litige.
Même si certaines obligations de loyauté ou de discrétion sont implicites dans le droit français, en cas de diffusion d’informations :
Cette annexe a pour but d’accompagner les équipes RH, juridiques et opérationnelles dans l’utilisation concrète du modèle d’accord de non-divulgation. Elle précise les consignes de complétion, les erreurs fréquentes à éviter, et les bonnes pratiques pour sécuriser les échanges confidentiels.
| Zone du modèle | Conseils de complétion |
|---|---|
| Identité des parties | Précisez la dénomination juridique complète, y compris la qualité du signataire (ex. « Directeur juridique ») |
| Objet de l’accord (Article 1) | Décrivez clairement la relation ou l’opération concernée : mission, partenariat, projet spécifique |
| Durée (Article 6) | Indiquez une durée raisonnable post-collaboration (en général entre 12 et 36 mois selon la sensibilité des données) |
| Destinataires autorisés (Article 4) | Mentionnez explicitement les services concernés ou les sous-traitants internes si besoin |
| Lieu et date | À renseigner avant signature. Pensez à dater systématiquement les exemplaires. |
Il est recommandé de :
Si un collaborateur, un prestataire ou un partenaire divulgue une information confidentielle couverte par un NDA :
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