Télécharger un modèle Excel Simulateur TEOM/REOM (locataire, France) ⬇️
Le courrier arrive toujours au mauvais moment : au cœur de l’automne, la régularisation de charges tombe comme une nouvelle feuille sur le paillasson. Sur la ligne “ordures ménagères”, beaucoup de locataires découvrent un montant qu’ils n’avaient pas prévu. Derrière ce chiffre, une mécanique locale – la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères) ou la REOM (redevance) – et un enjeu très concret : payer sa juste part. Un simulateur clair et documenté n’est plus un luxe : c’est un réflexe de gestion.
Dans la plupart des communes, la TEOM est adossée à la taxe foncière et calculée sur la valeur locative cadastrale du bien. C’est un impôt local : on ne “consomme” pas la TEOM, on la finance via un pourcentage appliqué à une base théorique. Dans d’autres territoires, la REOM fonctionne en tarifant un service : on s’approche de la facturation d’un usager, avec un barème défini par la collectivité. Troisième voie, de plus en plus répandue, la TEOM incitative (TEOMi) ou REOM incitative associe un forfait fixe à une part variable indexée sur les levées du bac ou le poids des déchets. L’intention est assumée : faire évoluer les comportements en récompensant le tri et la réduction à la source. Dans chaque cas, l’information est locale, parfois technique, toujours déterminante pour estimer juste.
Côté droit, la ligne “ordures ménagères” figure parmi les charges récupérables : le bailleur peut en demander le remboursement au locataire, pièce à l’appui. Le cadrage paraît simple, mais la réalité l’est moins : la fraction exacte de TEOM à refacturer, la présence de frais de gestion, les éventuels abattements ou exonérations et, en habitat collectif, la clé de répartition rendent le calcul sensible. Ici, le journalisme rejoint la pratique : il faut des preuves (avis d’imposition, grille tarifaire, note de répartition de copropriété) et un outil qui met tout cela à plat sans jargon inutile.
Un bon simulateur ne se contente pas d’additionner des cases : il documente une méthode et objectivise un débat. Il propose des entrées adaptées : calcul “précis via base/taux” si l’on connaît la valeur locative et le taux communal ; calcul “partage immeuble” en copropriété avec répartition par surface ou tantièmes ; calcul “estimé par surface” lorsqu’on manque d’archives ; scénario “forfait par provision” pour vérifier si les mensualités versées collent à la réalité. À chaque scénario, la logique éditoriale est la même : rendre le chiffre lisible, tracer l’hypothèse, assumer la marge d’erreur.
Quand on dispose de la valeur locative cadastrale (souvent communiquée par le bailleur) et du taux TEOM de la commune, le calcul suit un chemin balisé : base × taux, puis ajout des frais de gestion appliqués par la collectivité. Cette arithmétique a un mérite journalistique : elle est vérifiable. On peut recouper : le taux n’est pas une rumeur, c’est une délibération locale ; la base n’est pas une impression, c’est une donnée cadastrale. Pour le locataire, la force du simulateur tient dans ce double mouvement : transparence de la source et lisibilité du résultat (annuel, mensuel, écart avec la provision).
Dans l’habitat collectif, la TEOM figure souvent globale sur la taxe foncière de l’immeuble, puis se répartit entre logements. Deux clés dominent : surface et tantièmes. Le simulateur reporte mécaniquement la part de chaque lot à partir d’un total et d’un dénominateur partagé. L’intérêt, ici, est autant pédagogique que comptable : chacun visualise sa fraction, la comparaison devient possible, les écarts anormaux sautent aux yeux. L’outil fait ce que fait un bon papier d’enquête : il sort de l’abstrait et met en contexte.
Il arrive que l’on n’ait ni base cadastrale, ni taux, ni note de répartition. Faut-il renoncer ? Non. Un coefficient annuel €/m² permet une approximation honnête, à condition de rester prudent et de documenter la fourchette. Le simulateur assume ce statut : il signale la nature estimative du résultat, propose un coefficient par défaut que chacun peut ajuster et rappelle, en marge, la nécessité d’un recoupement dès que des justificatifs deviennent disponibles. C’est l’éthique du fact-check appliquée aux charges locatives.
Avec l’incitation, le montant dépend aussi de vos usages : nombre de levées, poids, parfois volume. Le simulateur additionne forfait fixe et part variable, permettant d’anticiper l’effet d’un changement d’habitudes : bacs sortis moins souvent, compostage, tri renforcé. Ce n’est pas seulement une simulation, c’est une mise en récit de la transition : le chiffre n’est plus une fatalité, il devient un levier d’action.
Chaque mois, vous payez des provisions sur charges. Une fois l’année close, arrive la régularisation. L’écart entre provisions versées et réalité dit la qualité de l’anticipation. Le simulateur calcule cet écart et l’affiche en toutes lettres : à payer ou à rembourser. Ce n’est pas une alerte dramatique, c’est une boussole. Bien utilisée, elle incite à réviser les provisions pour l’année suivante, à demander les pièces manquantes, à négocier s’il le faut.
Dans les dossiers que nous croisons, trois erreurs reviennent : confondre pourcentage et valeur (taper “9,5” au lieu de “9,5 %”), oublier les frais de gestion, appliquer une clé de répartition différente de celle de la copropriété. Le simulateur ne prétend pas tout régler, mais il structure la saisie, balisent les champs obligatoires et éclaire les incohérences. À la manière d’un bon desk, il relit vos chiffres avant publication.
Pour que la discussion soit saine, réclamez – poliment mais fermement – les documents sources : avis de taxe foncière avec la ligne TEOM, grille tarifaire de la collectivité s’il s’agit d’une redevance, note de répartition en copropriété, décompte annuel du bailleur. Le simulateur a été pensé pour coller à ces pièces : on report les chiffres, on archive les hypothèses, on explique le résultat. C’est le triptyque d’une information fiable.
Prenons un appartement de 62 m². En TEOM classique, une valeur locative de 4 500 € et un taux de 9,5 % produisent 427,50 €, auxquels s’ajoutent 8 % de frais de gestion : 461,70 € par an, soit 38,48 € par mois. En partage immeuble, pour une TEOM totale de 1 200 € et 285 m² cumulés, la part du logement est 1 200 × 62/285 ≈ 261,40 €, soit 21,78 € mensuels. Le “papier” est clair : même logement, deux réalités selon l’architecture comptable. Le simulateur n’arbitre pas, il met face à face les scénarios et fait parler les pièces.
Au fond, un simulateur bien conçu joue le rôle d’un médiateur : il dédramatise la ligne “ordures ménagères”, réduit l’asymétrie d’information et professionnalise la discussion. Du point de vue éditorial, c’est un service aux lecteurs : on ne moralise pas, on éclaire. Du point de vue pratique, c’est un gain de temps : on arrive en rendez-vous avec des chiffres argumentés, datés, sourcés.
À retenir 😉 la TEOM/REOM n’est pas un mystère, c’est un système. Pour l’habiter sereinement, il faut des sources, une méthode et un outil. Le simulateur vous donne les deux derniers ; pour le premier, demandez, conservez, vérifiez. C’est la grammaire d’une charge comprise, acceptée, et – surtout – juste.
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Un classeur prêt à l’emploi pour estimer la part “ordures ménagères” refacturée au locataire en France, quels que soient les dispositifs locaux : TEOM, REOM ou TEOM/REOM incitatives. L’angle est pratique et pédagogique : comprendre, simuler, comparer et anticiper la régularisation.
1) Choix de contexte
2) Encarts de saisie selon le mode
3) Résultats
Un tableau liste les logements, leur surface et leurs tantièmes. L’utilisateur renseigne la TEOM totale de l’immeuble (B10) et choisit la clé (B11). La part TEOM (€) de chaque lot est calculée automatiquement. Le repère “Mon logement” permet d’isoler la part à reporter dans l’onglet Simulateur (mode Partage Immeuble).
Les règles varient selon les collectivités (barèmes, frais, clés de répartition). Le classeur simule ; le montant opposable demeure celui des pièces officielles (taxe foncière, délibérations, grilles, note de répartition). D’où l’importance de conserver et recouper les documents sources.
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