Dans la vraie vie d’une TPE, d’une PME ou d’une association, la trésorerie ne se résume pas à un solde bancaire : c’est un film qui se déroule mois après mois, avec ses pics d’encaissements, ses creux de charges, ses à-coups fiscaux. Un tableur clair permet de transformer ce film en tableau de bord : on voit ce qui entre, ce qui sort, l’écart entre les deux, puis l’évolution du cumul de trésorerie de janvier à décembre. Le modèle présenté ici a été conçu pour être haut niveau : rapide à remplir, facile à lire, et imprimable en A4 paysage sans perdre l’essentiel.
Le modèle s’organise autour d’une logique simple : saisir une fois, comprendre tout de suite. La ligne des mois court de la colonne “Début d’activité” (utile pour les apports de départ) jusqu’à décembre, avec une colonne TOTAL qui clôt chaque section. Deux blocs structurent la page : Entrées (encaissements) puis Sorties (décaissements). Viennent ensuite la Différence entrées/sorties par mois et, juste en dessous, la Trésorerie (cumul) qui raconte l’histoire complète de l’année. Une mise en forme conditionnelle colore instantanément les cellules en vert si c’est positif, en rouge si c’est négatif ; un graphique de trésorerie trace la ligne de vol sur 12 mois.
La force d’un suivi n’est pas d’empiler des lignes, mais de faire émerger quatre lectures dont on se sert réellement en pilotage. En haut, les Entrées totalisent tout ce qui fait respirer la caisse ; en miroir, les Sorties agrègent ce qui pèse mois après mois. La Différence raconte la météo du mois (excédent ou tension), tandis que la Trésorerie (cumul) raconte la saison (la trajectoire sur l’année). C’est cette dernière qui sert d’étalon lors des points avec la direction, la banque ou l’expert-comptable.
Pour qu’un modèle serve, il doit ressembler à la réalité : des apports au démarrage, des règlements clients qui suivent une saisonnalité légère, une TVA qui alterne récupération et reversement, des salaires + charges réguliers, des impôts ou assurances concentrés sur quelques mois. Le jeu de couleurs ne relève pas du gadget : il permet de repérer en une seconde les mois qui “tirent” et ceux qui “pèsent”, puis de confronter cette lecture rapide à la courbe de trésorerie.
La qualité d’un suivi tient à son rituel. L’idée est de boucler le mois écoulé, de vérifier la tendance des trois mois à venir, puis d’imprimer la page pour le point de gestion. Mieux vaut une routine simple et tenue qu’un système sophistiqué qu’on n’ouvre jamais.
Ce modèle est une colonne vertébrale qui s’adapte à des métiers différents. On peut renommer des postes, en ajouter (p. ex. “Subventions”, “Ventes comptant magasin”), ou regrouper certains items peu utilisés. L’essentiel est de conserver la logique : entrées, sorties, différence, cumul — et de ne pas multiplier les colonnes “bidouilles” qui brouillent la lecture.
Un tableur simple peut devenir un formidable levier… ou un piège s’il n’est pas maîtrisé. La discipline n’est pas de tout prévoir : elle consiste à voir assez tôt pour pouvoir agir. Quelques réflexes suffisent à fiabiliser la démarche et à éviter les fausses alertes.
L’objectif n’est pas d’obtenir un “beau” fichier, mais un outil de décision. En trois minutes, il révèle si la trésorerie est soutenable sur les prochains mois, quels gestes produiraient le plus d’effet (relance clients, étalement fournisseurs, décalage capex), et s’il faut préparer une discussion avec la banque. La courbe du cumul, surtout, met de la prévisibilité dans des semaines qui ne se ressemblent pas.
La différence entre un beau tableau et un vrai pilotage tient à peu de choses : un rythme, quelques règles de lecture, et des gestes qui tombent au bon moment. Cette suite pousse le modèle “Entrées / Sorties / Différence / Trésorerie” du simple reporting vers un outil de décision hebdo-mensuelle, partageable en réunion et exploitable à l’impression.
Avant d’ajouter des lignes, il faut ajouter du sens. Chaque mois doit se conclure par trois phrases : ce qui s’est passé, ce qui va se passer, ce que l’on va faire. Le modèle n’a pas vocation à tout expliquer ; il doit rendre évidente la prochaine action (relancer, étaler, décaler, négocier).
Un bon suivi parle au présent, mais pense en scénarios. Sans changer de fichier, vous pouvez jouer trois histoires simples : Base (prévu), Prudent (stress modéré), Dynamique (opportunités).
Une réunion utile n’est pas plus longue : elle est mieux cadencée. Le modèle permet ce tempo, à condition de s’y tenir.
Toutes les tensions ne se valent pas. Plutôt qu’un “rouge = panique”, adoptez une échelle lisible :
Seuil mensuel = 1,2 × masse salariale (minimum de confort) ; alerte renforcée en dessous de 1,0 ×.
Le modèle volontairement sobre peut accueillir trois repères utiles, sans l’alourdir. L’idée n’est pas d’empiler des KPI, mais d’éclairer la trésorerie.
Une bonne note est factuelle, courte, orientée action. Conservez la même structure pour gagner en vitesse.
Récap M-1. Encaissements supérieurs aux prévisions (+X %) grâce à [règlements clients/ventes]. Décaissements conformes, hors [poste exceptionnel] de Y k€.
Perspective M → M+2. Pic de sorties en [mois] (paie/charges/impôts). Rythme d’entrées attendu stable avec [contrat/projet] sur [date].
Actions. 1) Relances ciblées sur clients A/B (objectif +Z k€ avant le [date]). 2) Décalage partiel achats [poste] en [mois]. 3) Négociation échéance [banque/fournisseur] sur [date].
La trésorerie réagit très vite à des gestes modestes mais bien placés. Il vaut mieux trois petits leviers sûrs qu’une grande promesse incertaine.
Un graphe n’inspire confiance que si les règles de saisie sont stables. Il ne s’agit pas d’être parfait, il s’agit d’être constant.
Le 13 semaines répond à la conduite ; le 12 mois, à la navigation. Conserver les deux vues évite les angles morts. On pilote la pente courte avec le 13 semaines, on sécurise les saisons (impôts, investissements, pics d’activité) avec le 12 mois.
Sans transformer le tableur en classeur, ajoutez deux pages simples : elles font gagner du temps à tout le monde — direction, expert-comptable, banque.
Nous ne rajoutons pas de formules, nous clarifions l’usage. La bonne réponse tient souvent en une phrase.
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