Quand un tableau déborde d’une page ou qu’une ligne se coupe en plein milieu, la confiance chute. Un rapport d’activité doit être lisible, imprimable, et stable en PDF. Voici un guide pratique — centré sur les besoins d’une association/ONG — pour obtenir un document A4 propre : bords respectés, tableaux maîtrisés, et pagination impeccable.
Astuce : notez « Largeur utile : 17 cm » en post-it. Toute table doit y tenir.
Règle d’or : fixez la largeur totale des colonnes pour qu’elle soit ≤ 17 cm.
Cheat-sheet (Word/LibreOffice)
Un bon rapport A4 tient d’abord à une discipline de mise en page : marges fixes, largeur utile respectée, tableaux encadrés, pagination maîtrisée. Ajoutez une poignée de KPI d’impact, des finances transparentes, et des actions traçables : vous obtenez un document crédible, facile à lire — et surtout, facile à décider.
12 KPI clés pour le reporting d’activité d’une association/ONG, chacun rédigé en un court paragraphe prêt à copier-coller dans votre rapport.
1) Bénéficiaires servis (nombre & uniques).
Compte le nombre total de personnes accompagnées sur la période, en distinguant les « entrées » (nouveaux) et les « uniques » (sans double comptage). Indiquez le périmètre (programmes inclus) et la méthode de dé-duplication. C’est l’indicateur d’ampleur le plus lu par les financeurs.
2) Couverture de la cible (%).
Part des bénéficiaires éligibles réellement touchés dans la zone et la population visées. Il relie l’effort opéré au besoin réel et met en lumière les zones blanches. Utile pour piloter la prospection, les partenariats locaux et les créneaux d’intervention.
3) Accès & assiduité (%).
Mesure la présence effective (séances suivies / séances planifiées) et la régularité de participation. Un bon taux d’assiduité signale l’adéquation de l’offre, des horaires et des lieux. Suivez aussi les causes d’absences pour des ajustements rapides.
4) Taux de réussite / insertion (%).
Proportion de bénéficiaires atteignant l’objectif formalisé (ex. certification, emploi, relogement) dans un délai donné. Spécifiez la définition de “réussite” et la fenêtre de suivi (ex. à 3 ou 6 mois). C’est l’indicateur d’impact direct par excellence.
5) Satisfaction bénéficiaires (CSAT) & NPS.
Le CSAT évalue la satisfaction immédiate sur une échelle (ex. 1–5) ; le NPS mesure la propension à recommander. Ces deux signaux complètent les résultats « durs » en révélant la qualité perçue et les axes d’amélioration de l’expérience.
6) Coût par bénéficiaire (€).
Total des dépenses directement liées au programme, divisé par le nombre de bénéficiaires servis. Documentez ce qui est inclus (RH, logistique, matériel) et comparez à la période précédente. Un coût maîtrisé sans dégrader l’impact renforce la crédibilité.
7) Heures de bénévolat & rétention (%).
Additionne les heures offertes et le pourcentage de bénévoles actifs qui restent engagés d’une période à l’autre. C’est un proxy de vitalité communautaire et de soutenabilité des opérations. Analysez les pics/creux pour adapter recrutement et formation.
8) Partenariats actifs (nombre & qualité).
Comptabilise les conventions actives et leur contribution (locaux, co-financement, mise en réseau). Ajoutez une brève appréciation qualitative (ex. « haut impact », « clé d’accès »). Les partenariats solides étendent l’effet de levier de l’association.
9) Délai d’accès au service (jours).
Temps entre la première demande et la première prise en charge. Un délai court améliore l’équité d’accès et limite l’attrition. Suivez la médiane et les cas extrêmes pour prioriser des actions (créneaux supplémentaires, filtrage, orientation).
10) Taux d’abandon / attrition (%).
Part des bénéficiaires sortant du dispositif avant l’étape clé (ou sans nouvelle). Les raisons d’abandon (logistique, contenu, contraintes sociales) guident des ajustements concrets. L’objectif n’est pas zéro, mais une baisse continue et expliquée.
11) Efficience de collecte (coût/€ levé).
Dépenses de fundraising rapportées aux montants collectés. Rend visible le “prix” de chaque euro levé et aide à arbitrer entre canaux (événementiel, digital, grands donateurs). À lire avec la diversification des sources pour éviter la dépendance.
12) Répartition des dépenses (% Programmes / Fonctionnement / Collecte).
Montre comment l’euro dépensé se ventile. Transparence essentielle pour financeurs et publics : expliquez les évolutions (croissance d’activité, investissements, conformité). Cherchez l’équilibre : financer le cœur des programmes tout en gardant une base solide.
Conseil pratique : pour chaque KPI, précisez définition, source de données, périodicité, cible (ou tendance attendue) et propriétaire. Puis racontez en une phrase la période : niveau (Δ vs cible/N-1) — cause → action → effet attendu (date de revue).
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