Ouvrir un institut de beauté ne se résume jamais à “avoir des clientes” et à choisir une jolie décoration. Ce qui fait la différence, dès le départ, c’est votre capacité à formaliser un besoin réel, à le traduire en prestations, puis à le chiffrer (en euros) avec assez de précision pour décider : emplacement, gamme, équipement, équipe, prix, objectifs de chiffre d’affaires.
C’est exactement le rôle d’une étude de besoin : mettre de l’ordre dans l’idée, et transformer l’intuition en plan concret.
Dans cet article, on vous guide pas à pas pour utiliser un modèle d’étude de besoin “Institut de beauté” : que mettre dans chaque partie, quoi chiffrer, comment vérifier la cohérence, et surtout comment éviter les pièges classiques (sous-estimation du budget, prestations mal cadrées, offre trop large dès l’ouverture).
Une étude de besoin sert à répondre à une question très simple, mais souvent mal posée :
“De quoi mon institut a-t-il réellement besoin pour répondre à une demande locale, de manière rentable et durable ?”
Elle vous aide à :
L’intérêt, c’est qu’une étude de besoin n’est pas un document “pour faire joli”. C’est un outil de pilotage : vous pouvez la relire avant d’acheter une machine, de recruter, ou de lancer une nouvelle prestation.
Beaucoup d’instituts se construisent sur des références vagues (“le bien-être marche”, “les femmes aiment les soins”). Le modèle d’étude de besoin vous oblige à descendre au niveau utile : la demande autour de votre zone.
Dans la partie “besoin / contexte”, décrivez :
Pas une liste infinie : 1 à 3 profils maximum au lancement.
L’objectif n’est pas d’exclure les autres, mais de fixer votre priorité opérationnelle (horaires, prix, communication, équipement).
Une promesse forte tient souvent en une phrase :
Cette phrase guide tout : aménagement, durée des prestations, style d’accueil, politique tarifaire.
Le modèle vous invite à lister des prestations, mais le piège serait de tout proposer. Un institut rentable démarre avec une carte courte, maîtrisée, répétable.
Ce qui compte : durée standard, protocole clair, consommables maîtrisés, et une logique de montée en gamme.
C’est souvent ici que l’étude de besoin devient “réalité”. On ne parle plus de désir, mais de capacité.
Décrivez noir sur blanc :
Même si tout n’est pas finalisé, le modèle vous sert de grille : si vous voulez 2 cabines + un poste ongles, votre local doit le permettre sans sacrifier la circulation et le confort.
Là, la règle est simple : distinguer :
Et chiffrer en euros.
Voici une trame (adaptable) :
| Poste | Contenu | Achat (€/HT ou TTC) | Priorité |
|---|---|---|---|
| Mobilier cabine | table de soin, tabouret, rangement | €… | Indispensable |
| Hygiène / stérilisation | stérilisateur, consommables | €… | Indispensable |
| Matériel ongles | lampe, ponceuse, aspirateur | €… | Indispensable si service |
| Produits | gammes visage/corps, cire, etc. | €… | Indispensable |
| Outils digitaux | prise de RDV, caisse, CRM | €… / mois | Souhaitable |
L’idée : voir le budget se dessiner et éviter les achats impulsifs.
Le modèle en euros doit vous amener à trois blocs de chiffres lisibles :
Le point clé : une étude de besoin réussie ne se contente pas d’un total. Elle vous aide à poser une question de gestion :
“Combien de prestations par semaine faut-il pour couvrir mes charges fixes ?”
Même sans calculs complexes, vous pouvez estimer :
Et vérifier si l’objectif est réaliste avec vos horaires, votre capacité (cabines) et votre positionnement.
Un bon modèle d’étude de besoin contient une zone “objectifs” : c’est indispensable, mais dangereux si on écrit au hasard.
Pour rester crédible, partez de la capacité :
Puis traduisez en objectifs :
Cette progression donne une trajectoire. Sans trajectoire, vous aurez un chiffre… mais pas une stratégie.
Le modèle vous montre vite que “tout proposer” veut dire : trop de stock, trop d’apprentissage, trop d’achats. Le bon lancement privilégie la répétition et la maîtrise.
On pense “j’ai le budget matériel”, mais on oublie le temps de montée en charge. Une trésorerie initiale sert à absorber les mois de démarrage.
Une estimation réaliste du loyer, de l’énergie, des logiciels et assurances évite les mauvaises surprises. Le modèle pousse à écrire chaque poste, même banal.
Un prix n’est pas seulement un chiffre : c’est un message. Votre modèle vous aide à aligner expérience, protocole, produits, et tarifs.
Quand le document est bien rempli, vous obtenez :
Et surtout : vous pouvez dire “oui” ou “non” à des décisions (local, machine, recrutement) avec des raisons.
Quelle différence entre étude de besoin et étude de marché ?
L’étude de marché mesure la demande, la concurrence, les tendances. L’étude de besoin traduit cette demande en offre + moyens + budget, donc en plan opérationnel.
Faut-il chiffrer TTC ou HT ?
Pour un démarrage, le plus important est d’être cohérent. Si vous êtes en TTC, restez en TTC partout. Si vous êtes en HT (pro), gardez la même logique pour comparer correctement.
Dois-je intégrer les abonnements / forfaits ?
Oui, au moins en hypothèse. Les forfaits stabilisent la trésorerie et augmentent la récurrence, donc ils ont un impact direct sur la rentabilité.
Un projet d’institut de beauté gagne en solidité dès qu’il passe du ressenti à une étude de besoin structurée, chiffrée et directement exploitable. Ce modèle d’étude de besoin – Institut de beauté (budgets en euros €), prêt à remplir, vous aide à cadrer l’offre, les moyens et les coûts, avec une version exemple remplie pour visualiser immédiatement le niveau de détail attendu.
Comment réaliser une étude de besoin : méthode complète + modèle prêt à remplir
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