Un conflit éclate souvent pour des raisons très simples et très concrètes. Les objectifs ne sont pas alignés, les délais mettent tout le monde sous pression, une règle se comprend de travers, une remarque est vécue comme injuste, et l’émotion finit par prendre le dessus au pire moment. Au fond, ce qui compte n’est pas le conflit en soi, mais la façon dont on le gère. La plupart du temps, on réagit avec un “style” bien à nous, parfois par choix, parfois presque automatiquement.
Parler des 5 styles de gestion des conflits (modèle largement utilisé en management et en communication) revient à se donner une boussole : savoir ce que l’on fait spontanément, comprendre ce que l’autre attend, et ajuster sa posture au contexte sans perdre son cap.
Derrière une dispute sur un planning, un partage de tâches ou une décision, il y a souvent deux couches :
Un style de gestion des conflits agit sur les deux couches à la fois. Certains styles protègent rapidement la relation, d’autres protègent surtout l’objectif, d’autres encore tentent d’aligner les deux. Le bon choix dépend donc moins de “ce qui est correct” que de ce qui est nécessaire maintenant.
On distingue généralement deux axes :
Chaque style combine ces axes d’une manière particulière.
La compétition vise à gagner le conflit ou à faire appliquer une décision rapidement. On assume une position forte : “on va faire comme ça”. Ce style sert surtout quand il faut protéger un enjeu majeur.
Quand c’est utile
Risques si on en abuse
Le bon réflexe
Décider… mais expliquer, et surtout nommer le critère : sécurité, client, délai, conformité. Un “non” argumenté apaise davantage qu’un “non” sec.
L’évitement consiste à ne pas entrer dans le conflit immédiatement : on reporte, on change de sujet, on limite l’exposition. Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas toujours un manque de courage : parfois, c’est un choix stratégique.
Quand c’est utile
Risques si on en abuse
Le bon réflexe
Éviter, oui… mais avec une date de retour : “On en reparle demain à 10h, après vérification.” Sans rendez-vous, l’évitement devient fuite.
L’accommodement consiste à donner raison (ou à laisser passer) pour préserver l’harmonie, calmer le jeu, maintenir une alliance. On privilégie la relation à court terme, parfois au prix d’un renoncement.
Quand c’est utile
Risques si on en abuse
Le bon réflexe
Accommoder sans s’effacer : “Je te rejoins sur ce point. De mon côté, j’ai besoin qu’on sécurise aussi X.” On protège la relation et on place une limite.
Le compromis cherche une solution acceptable pour chacun : on donne un peu, on obtient un peu. Ce style est souvent apprécié parce qu’il paraît “juste”. Il devient particulièrement utile quand il faut avancer malgré un désaccord réel.
Quand c’est utile
Risques si on en abuse
Le bon réflexe
Rendre le compromis clair et mesurable : qui fait quoi, quand, avec quel indicateur. Un compromis flou devient une nouvelle source de conflit.
La collaboration vise le “gagnant-gagnant” : on cherche une solution qui respecte les intérêts essentiels des deux parties. C’est souvent le style le plus puissant… et le plus exigeant, car il demande du temps, de l’écoute et une méthode.
Quand c’est utile
Risques si on en abuse
Le bon réflexe
Structurer l’échange :
L’erreur classique consiste à croire qu’un style serait moralement supérieur. En réalité :
La compétence, c’est de passer d’un style à l’autre sans se renier.
Posez-vous ces 4 questions :
Les personnes les plus efficaces ne sont pas celles qui “collaborent tout le temps” ou “tranchent tout le temps”. Ce sont celles qui savent :
Un conflit bien traité n’efface pas le désaccord : il restaure la confiance, clarifie les règles du jeu et redonne de la lisibilité. C’est exactement ce que recherche une équipe qui avance : moins de bruit, plus de décisions, et une relation assez saine pour tenir dans la durée.
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