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1. Définition d’un Bail Commercial
Un bail commercial est un contrat de location conclu entre un propriétaire (bailleur) et un locataire (preneur) pour l’exploitation d’un fonds de commerce, industriel ou artisanal dans un local dédié. Ce type de bail est régi par les articles L.145-1 et suivants du Code de commerce en France.
La caution est une garantie supplémentaire exigée par le bailleur pour se protéger contre les éventuels impayés du locataire.
Le contrat de bail commercial doit être rédigé par écrit et comporter des mentions obligatoires. Voici comment le rédiger efficacement :
Nous allons maintenant vous donner des exemples concrets pour chaque section du bail commercial.
Ce bail est conclu entre :
Le bailleur loue au locataire les locaux situés à :
Les locaux loués sont exclusivement destinés à l’exploitation de :
Le présent bail est conclu pour une durée de 9 ans à compter du [Date de début] et prendra fin le [Date de fin], sauf résiliation anticipée ou renouvellement conformément aux dispositions légales.
Montant du Loyer : [Montant en euros, par exemple : 1 500 € par mois].
Modalités de paiement : Paiement mensuel/trimestriel par virement bancaire avant le [Date précise].
Révision du loyer : Le loyer sera révisé tous les 3 ans selon l’indice de référence des loyers (IRL/ILC).
Charges récupérables : Le locataire est tenu de rembourser les charges suivantes : [Liste des charges : entretien, taxes locales, électricité, etc.].
Dépôt de garantie : Le locataire verse un dépôt de garantie équivalent à [Montant, par exemple : 3 mois de loyer], restituable en fin de bail si aucune dégradation n’est constatée.
Caution solidaire : [Préciser s’il y a un garant ou une caution bancaire et ses modalités].
Obligations du Bailleur :
Les Obligations du Locataire :
Le présent bail pourra être résilié de plein droit, après une mise en demeure restée sans effet pendant un délai de [Nombre de jours], en cas de :
Le présent contrat est soumis au droit français.
En cas de litige, les parties conviennent de soumettre leur différend au tribunal compétent du ressort où se trouvent les locaux loués ([Ville]).
Fait à [Ville], le [Date].
Pour le Bailleur :
Nom, Fonction, Signature
Pour le Locataire :
Nom, Fonction, Signature
Renouvellement du Bail Commercial
Le renouvellement d’un bail commercial est un cas particulier qui doit être précisé demandé par le locataire par acte d’huissier ou lettre recommandée avec accusé de réception . Si le bailleur refuse le renouvellement, il doit en justifier la raison (motif légitime et sérieux ou reprise pour démolition/reconstruction).
La sous-location d’un local commercial est généralement interdite sauf si le contrat le permet expressément. En revanche, la cession du bail est possible, notamment en cas de cession de fonds de commerce. Le bailleur doit être informé par acte d’huissier ou lettre recommandée, sauf clause contraire.
La déspécialisation partielle consiste à ajouter une activité connexe ou complémentaire à l’activité principale autorisée. La déspécialisation totale permet de modifier totalement l’activité exercée. Cette modification nécessite généralement l’accord du bailleur.
Le locataire peut résilier le bail tous les trois ans (bail 3-6-9) sous certaines conditions. Toutefois, il peut également demander une résiliation anticipée en cas de départ à la retraite ou d’invalidité sous réserve d’un préavis de six mois.
En cas de vente des locaux, le locataire dispose d’un droit de préemption si le bail contient une clause d’option d’achat ou si le propriétaire décide de vendre son bien libre de toute occupation.
Les loyers des baux commerciaux peuvent être révisés tous les trois ans par le biais de la révision triennale légale. En cas de modification significative des facteurs locaux de commercialité, une révision à la hausse ou à la baisse peut être demandée par l’une des parties.
Certaines clauses particulières peuvent être ajoutées au bail, telles que la clause résolutoire (prévoir la résiliation automatique en cas de non-paiement du loyer), la clause d’indexation (indexation du loyer sur un indice particulier), ou la clause de garantie (cautionnement).
À l’issue du bail, les parties peuvent convenir d’une prorogation temporaire pour une durée limitée sans que cela ne constitue un renouvellement automatique. Cette prorogation doit être formalisée par un acte écrit.
Le bailleur peut refuser le renouvellement du bail pour cause de reconstruction de l’immeuble . Dans ce cas, une indemnité d’éviction peut être due au locataire sauf en cas de faute grave de sa part.
Il s’agit d’un bail commercial de courte durée (maximum 3 ans) qui ne bénéficie pas du statut protecteur des baux commerciaux classiques. Au-delà de cette durée, si l’occupation se poursuit, un bail commercial classique se forme automatiquement.
Les baux commerciaux peuvent être adaptés pour des occupations saisonnières ou des événements temporaires (ex : marchés, foires, pop-up stores), à condition que cela soit clairement stipulé dans le contrat.
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