La notoriété ressemble à un capital immatériel : elle se construit lentement, se fragilise vite, et influence tout le reste. Un produit peut être excellent, un service irréprochable, une offre très compétitive… si le public ne vous identifie pas, la croissance devient coûteuse, car chaque vente exige plus d’efforts (publicité, promos, prospection, partenariats). Mesurer la notoriété, ce n’est donc pas “faire joli” dans un tableau de bord : c’est surveiller la force de votre empreinte dans un esprit collectif.
Pour passer d’une intuition (“on parle de nous”) à un pilotage sérieux, il faut une liste de KPI cohérente, structurée par niveaux (mémoire, exposition, préférence, conversation), et surtout des formules lisibles : un KPI utile doit pouvoir être compris, recalculé, et comparé dans le temps.
La notoriété n’est pas un indicateur unique. Elle se décline, comme une photographie qui change selon l’angle : parfois on mesure la capacité du public à citer la marque sans aide, parfois on évalue la reconnaissance du nom lorsqu’il est proposé, parfois on observe la présence de la marque dans les conversations. Sans cette distinction, on mélange “visibilité” et “mémoire”, et les décisions deviennent brouillées.
Ces KPI s’appuient souvent sur des enquêtes (panel, questionnaire, étude terrain, sondage post-campagne). Ils apportent une vérité précieuse : la notoriété n’est pas ce que vous publiez, mais ce que les gens retiennent. L’intérêt est double : comparer votre évolution dans le temps, et vous situer face aux concurrents avec la même méthode.
Notoriété spontanée = (Nb répondants citant la marque / Nb répondants total) × 100Notoriété assistée = (Nb répondants reconnaissant la marque / Nb répondants total) × 100Top of mind = (Nb répondants citant la marque en 1er / Nb répondants total) × 100Indice = (Valeur période / Valeur période de référence) × 10015/12×100 = 125 (progression de +25% vs base).La notoriété se nourrit d’exposition répétée : voir une marque, la recroiser, l’identifier dans un contexte, associer un univers. Les KPI d’exposition ne disent pas tout sur la mémoire (on peut voir sans retenir), mais ils expliquent souvent les hausses ou baisses observées dans les enquêtes.
Reach = Nb d’utilisateurs uniques exposésImpressions = Nb total d’affichagesFréquence = Impressions / ReachCouverture cible = (Reach sur cible / Taille population cible) × 100Une marque peut être connue sans être “parlée”, et inversement une marque peut générer beaucoup de bruit sans convertir. Le bon usage : relier ces KPI au contexte (campagne, lancement, incident, partenariat, événement). L’objectif reste de mesurer une part de présence et sa tonalité.
SOV = (Mentions marque / Mentions totales du marché) × 100Engagement rate = (Interactions / Impressions) × 100Sentiment net = %Positif − %NégatifWOM = (Nb répondants déclarant recommander / Nb répondants total) × 100La notoriété “mature” se reconnaît à un signal simple : les gens vous cherchent, tapent votre nom, visitent directement, reviennent. Ce niveau est très utile, car il rapproche la notoriété du business sans l’enfermer dans la vente immédiate.
Trafic direct % = (Sessions directes / Sessions totales) × 100Brand search share = (Requêtes marque / Requêtes totales liées au marché) × 100Récurrence = (Visiteurs récurrents / Visiteurs totaux) × 100Un tableau de notoriété doit “parler” en quelques secondes. La couleur sert à hiérarchiser l’information : mémoire vs exposition vs conversation vs intention. Un code visuel simple évite le mélange des familles de KPI et permet des lectures rapides en comité, en marketing, en direction, ou en suivi hebdomadaire.
Une formule “décomposée” n’est pas un détail technique : elle rend l’indicateur contestable, donc crédible. Quand un KPI grimpe, on doit savoir si c’est le numérateur qui progresse (plus de répondants citent la marque) ou si le dénominateur change (échantillon différent). Cette lecture protège contre les conclusions rapides.
Δ = Valeur période − Valeur période précédenteΔ% = (Δ / Valeur période précédente) × 100Écart objectif = Valeur actuelle − ObjectifLa notoriété peut mentir si la méthode n’est pas stable. Un changement de cible, de question, de canal, de période, suffit à créer une fausse progression. Le pilotage sérieux impose un cadre fixe, puis des analyses ponctuelles quand on modifie le dispositif.
Un bon dispositif de KPI notoriété crée un fil conducteur : exposition → mémoire → intention → préférence. La force du tableau de bord ne vient pas du nombre d’indicateurs, mais de leur cohérence, de la stabilité de la méthode, et de la lisibilité des formules. Avec des familles bien colorées et des calculs décomposés, la notoriété cesse d’être une idée vague : elle devient un actif mesurable, comparable, et actionnable.
Quand les KPI se multiplient, le risque apparaît vite : chacun défend “son” indicateur, les réunions se transforment en débat de chiffres, et l’on perd la lecture d’ensemble. Une solution consiste à créer un score composite (un indice de notoriété) qui ne remplace pas les KPI, mais les résume pour donner une direction claire. L’enjeu consiste à simplifier sans trahir : on pondère, on normalise, puis on conserve le détail en second niveau.
Score KPI = (Valeur période / Valeur référence) × 100Score global = Σ(Score KPI × Poids)Un KPI sans seuil reste descriptif. Un KPI avec un seuil devient décisionnel : il déclenche une analyse, une action, une alerte. Pour la notoriété, les seuils ne sont pas universels, mais on peut les définir de manière robuste : en s’appuyant sur l’historique, la volatilité normale, et les périodes de campagne.
Alerte baisse si Δ% < -X%Alerte si Mentions > Moyenne + 2×Écart-typeAlerte si Fréquence > Fréquence cibleLa vraie valeur d’un tableau notoriété, ce n’est pas d’afficher des chiffres, mais de permettre un diagnostic rapide : pourquoi ça monte, pourquoi ça baisse, et quelle action a le meilleur rendement. Une méthode efficace consiste à lire la notoriété comme une chaîne causale.
Un pilotage solide dépend d’une règle : la méthode doit rester stable, sinon les variations deviennent illisibles. Pour les enquêtes, cela signifie un questionnaire constant et un échantillon comparable. Pour le digital, cela signifie des définitions fixes (ce qu’on compte comme “mention”, “interaction”, “requête marque”, etc.).
Même sans entrer dans des tableaux complexes, une structure courte permet de parler net : un KPI, une tendance, une cause probable, une action. C’est souvent la forme la plus efficace pour éviter les tableaux qui s’empilent sans décision.
La notoriété ne se mesure pas exactement de la même façon selon le contexte. Un acteur B2B peut avoir une notoriété faible en grand public mais très forte sur une niche décisionnelle. Un commerce local peut privilégier des KPI de proximité. Une marque média peut suivre la conversation plus finement que la mémoire.
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