Automatiser la gestion des risques dans Excel permet de passer d’un fichier “catalogue” à un outil de décision : prioriser, suivre, alerter. Voici comment structurer un modèle complet (registre, contrôles, plan d’actions, matrices 5×5, dashboard) et quelles automatisations intégrer pour gagner en fiabilité et en vitesse.
Un modèle Excel ERM réfléchi automatise tout ce qui doit l’être : les niveaux, les retards, les revues, les escalas. Il visualise l’essentiel: SORA et SORB, F et P, KPI, EBI et oriente l’action: plan d’actions, santé. En reliant le registre à la descendance des flux du processus risque, vous passez d’un inventaire mort-stock à un pilotage en vie, lisible, audit-proof, décisionnel.
1) Pourquoi automatiser l’ERM ?
Traçabilité : mêmes règles de calcul pour tous (scores, niveaux, retards).
Temps réel : KPIs et graphiques à jour sans retraitement.
Focalisation : surbrillance automatique des High/Critical, retards, actions à J+7.
Gouvernance : un langage commun (échelles 1–5, Low/Medium/High/Critical) évite les débats interminables.
2) Architecture du modèle (vue d’ensemble)
Risk_Appetite — seuils d’appétence (Low ≤ 6 ; Medium ≤ 12 ; High ≤ 19 ; Critical > 19).
Risk_Register — identification, évaluation inhérente puis résiduelle, propriétaire, stratégie, échéances.
Controls_Library — inventaire des contrôles (type, fréquence, efficacité).
Action_Plan — actions avec priorité, % d’avancement, échéance, statut.
Risk_Matrix — matrices 5×5 (inhérente et résiduelle) remplies par COUNTIFS.
Calculs : Days Remaining (Due − TODAY), Overdue? (Yes/No).
Santé (Health) automatique :
Late si Overdue = Yes.
At Risk si “In progress” + <50% + J≤7.
On Track sinon.
Mise en forme en couleurs (vert/ambre/rouge) pour la lisibilité en comité.
6) Matrices 5×5 et “descendance des flux”
Inhérente : cartographie des risques avant maîtrise (vue “brute”).
Résiduelle : après contrôles et actions (vue “pilote” réelle).
Remplissage : COUNTIFS sur (Likelihood, Impact).
Descendance des flux : gardez la chaîne de bout en bout (Identification → Réexamen) pour éviter les angles morts et réancrer les responsabilités.
7) Dashboard : ce qu’il faut voir en 30 secondes
Total des risques, % High+Critical (résiduel).
Actions ouvertes et en retard ; Due next 7 days.
Moyenne du score résiduel (suivre la tendance), répartition par catégorie, par vélocité.
Graphiques simples (barres) et cartes de chaleur sur matrices.
8) Bonnes pratiques de gouvernance
Échelles stables (1–5) et seuils d’appétence validés en Comité Risques.
Rôles clairs (propriétaire du risque ≠ propriétaire du contrôle ≠ owner de l’action).
Rythme : vélocité guide la fréquence de revue (Fast mensuel, Medium bimestriel, Slow trimestriel).
Qualité des données : listes déroulantes, dates ISO (yyyy-mm-dd), tables structurées.
Traçabilité : “Last Updated”, commentaires, pièces de preuve.
9) Erreurs fréquentes à éviter
Confusion inhérent/résiduel (dupliquez les scores sans recalcul…).
Seuils non documentés (discussions sans fin).
Actions “trompe-l’œil” (libellés vagues, sans date ni %).
Registre musée (pas de revues périodiques → données mortes).
Sur-signal (trop d’alertes) ou sous-signal (pas d’escalade définie).
10) Passer à l’échelle
Standardisez les catégories et les listes.
Multipliez les vues filtrées (par entité, processus, BU).
Introduisez progressivement des KRI (indicateurs de risque) et des seuils d’alerte.
Conservez une version (v1.2, v1.3…) et un change log.
Modèle de Gestion de Risqu ERM
Vue d’ensemble
Un classeur ERM complet, prêt à l’emploi, structuré en 8 feuilles : paramétrage, registre, contrôles, actions, matrices 5×5, dashboard, et flux du processus. Les formules sont en anglais (compatibilité internationale) et les dates au format yyyy-mm-dd.
1) README_Mode_Emploi
Guide rapide en 7 étapes : de l’appétence au risque à la lecture du dashboard.
Colonnes principales : Category, Title, Description, Cause, Consequence, Inh Likelihood (1–5), Inh Impact (1–5), Inh Score (=L×I), Inh Level, Controls, Control Effectiveness, Res Likelihood, Res Impact, Res Score, Res Level, Owner, Response Strategy, Action IDs, Due Date, Status, Velocity, Review Date, Last Updated, Notes.
Champs auto ajoutés : Risk Code (R-0001…), Risk Age (days), Next Review (30/60/90 j selon Velocity), Days to Review, Escalate? (Yes si Res Level = High/Critical et Status ≠ Closed).
Listes déroulantes : Category, Control Effectiveness (Strong/Moderate/Weak), Strategy (Avoid/Reduce/Transfer/Accept), Status (Open/In progress/Closed/Deferred), Velocity (Fast/Medium/Slow).
Mises en forme conditionnelles :
Niveaux Low/Med/High/Critical colorés.
Overdue (Due Date < TODAY() et Status ≠ Closed) en rouge.
Ici un glossaire clair pour votre modèle Excel de gestion des risques (ERM). Définitions courtes, actionnables, et alignées sur les colonnes/indicateurs du fichier.
1) Fondamentaux
ERM (Enterprise Risk Management) : cadre de management qui identifie, évalue, traite et suit les risques de l’organisation.
Risque : événement incertain pouvant affecter objectifs, performance ou conformité (en + ou en –).
Cause : facteur à l’origine du risque (défaillance, lacune, contexte).
Événement : matérialisation d’un risque (incident, panne, fraude…).
Conséquence : effet de l’événement (financier, opérationnel, image, sécurité).
8) Termes optionnels (utiles si vous faites aussi de l’audit)
IPR : Indice de Priorité de Risque = Gravité × Probabilité × Détection (1–5).
Constat : écart documenté appuyé par des preuves.
Recommandation : action proposée pour supprimer la cause racine.
Si vous voulez, je peux insérer ce glossaire directement en feuille README de votre fichier et lier chaque définition aux colonnes correspondantes (info-bulles/commentaires de cellule).