Une lettre de motivation se joue souvent sur quelques lignes : un accroche claire, un argumentaire cohérent… et une conclusion qui laisse une bonne impression. Les formules de politesse n’occupent que quelques mots dans l’ensemble du texte, pourtant elles pèsent lourd dans la perception que le recruteur se fait du candidat.
Une lettre très soignée qui se termine par une formule trop familière laisse un sentiment d’inachevé. À l’inverse, un contenu encore perfectible peut paraître beaucoup plus professionnel grâce à une ouverture et une clôture bien calibrées. C’est exactement l’objectif d’un mémo de formules de politesse pour lettres de motivation : proposer un réservoir de tournures prêtes à l’emploi, organisées par moments clés de la lettre, pour aider le candidat à trouver immédiatement le ton juste.
Une lettre de motivation montre comment le candidat s’exprime, structure ses idées, se situe dans la relation professionnelle. Les formules de politesse jouent au moins trois rôles.
La manière d’ouvrir la lettre annonce déjà la posture du candidat :
Une introduction comme :
« Faisant suite à votre annonce parue sur [nom du site] pour le poste de [intitulé du poste], je vous présente ma candidature avec un vif intérêt. »
installe immédiatement un ton professionnel, précis, orienté vers le poste.
Entre l’introduction et la conclusion, quelques formules de transition permettent de passer de la présentation du contexte à l’exposé des atouts. Elles évitent les ruptures brusques et donnent l’impression d’un texte maîtrisé.
Par exemple :
« Je souhaite, à travers cette lettre, vous exposer les principaux atouts que je pourrais mettre au service de votre équipe. »
Cette phrase crée un lien naturel entre le contexte (offre, entreprise, projet) et le cœur de la lettre (compétences, expériences, motivations).
Les dernières lignes restent souvent en mémoire. La formule de demande d’entretien, suivie d’une formule de politesse finale, doit à la fois :
Une conclusion telle que :
« Je me tiens naturellement à votre disposition pour un entretien, au cours duquel je pourrais vous présenter plus en détail ma motivation.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. »
offre une sortie claire, professionnelle, sans être excessive.
Le mémo regroupe les formules en catégories faciles à repérer, qui correspondent aux différentes étapes de la lettre.
Ce sont elles qui viennent juste après l’appel (« Madame, Monsieur, » ou « Madame la Directrice, » par exemple). Leur rôle consiste à :
Quelques logiques d’ouverture :
Le mémo permet de choisir rapidement une formule adaptée sans repartir d’une page blanche à chaque lettre.
Une fois le contexte posé, le candidat doit parler de lui, de ses compétences, de ses expériences, de ce qu’il peut concrètement apporter. Une transition bien tournée évite l’effet « liste brute de qualités ».
Les formules de transition servent à :
Elles constituent un pivot important : sans elles, la lettre peut paraître découpée en blocs ; avec elles, le texte gagne en fluidité.
On trouve ici des phrases qui insistent sur :
Ces formules ne remplacent pas l’argumentaire, mais l’appuient. Elles permettent de passer d’une description de compétences à une projection : ce que le candidat imagine faire dans l’entreprise, comment il se voit contribuant aux projets, comment il se projette dans la durée.
C’est un moment délicat : il faut montrer que l’on souhaite avancer, sans donner l’impression de mettre le recruteur sous pression.
Les formules de demande d’entretien du mémo :
Elles sont proposées en version « neutre » et en version plus dynamique, pour s’adapter à la culture de l’entreprise ou au style de la lettre.
La formule de politesse finale ancre le niveau de formalité de toute la lettre. On distingue :
L’objectif est que le candidat trouve, en un coup d’œil, une formule en accord avec sa situation et le ton du courrier.
Le mémo ne remplace pas l’écriture de la lettre : il structure et sécurise. Une utilisation efficace suit quelques étapes simples.
Avant de chercher une formule, le candidat se pose une question :
« Suis-je en réponse à une offre ou en candidature spontanée ? »
La réponse oriente vers la bonne colonne du mémo pour l’ouverture. Quelques adaptations suffiront ensuite :
Les titres des sections du mémo peuvent servir de balises mentales :
Cela aide le candidat à vérifier que sa lettre :
Un jeune en recherche de stage de troisième ne va pas utiliser la même densité de formules qu’un cadre expérimenté. Le mémo sert de réserve dans laquelle chacun peut :
L’important reste la cohérence : si le corps de la lettre est très simple, une formule trop « grandiloquente » en fin de texte produirait un décalage.
Le document est conçu comme une feuille de travail :
On peut surligner les formules que l’on utilise le plus souvent, annoter certaines cases, créer ses propres variantes à partir des modèles fournis.
Même les candidats sérieux tombent parfois dans des pièges récurrents. Le mémo joue alors un rôle de garde-fou.
Lettre très familière qui se termine sur « l’expression de ma haute considération » ou texte très soutenu qui se clôt sur un « Bien à vous » : ces chocs de registre donnent une impression de manque de maîtrise. En classant les formules par niveau de formalité, le mémo réduit ce risque.
Les crochets [Nom de l’entreprise], [intitulé du poste], [nom du site] rappellent explicitement qu’il faut adapter la formule. Sans ce rappel visuel, certains candidats envoient la même lettre à toutes les entreprises. Le mémo encourage au contraire une personnalisation minimale mais indispensable.
Une lettre qui s’achève brusquement après l’argumentaire (« En espérant que ma candidature retiendra votre attention. » puis signature) laisse le recruteur dans le flou. Les formules de demande d’entretien suivies d’une formule finale donnent au contraire une structure claire :
motivation → disponibilité → salutations.
Ce mémo n’est pas réservé aux seuls candidats en recherche d’emploi. Il peut être utilisé :
L’intérêt d’un tel document tient à sa lisibilité : encadrés colorés, colonnes « Contexte / Formule possible », « Intention / Formule possible », permettent de comprendre très vite le rôle de chaque phrase.
Travailler les formules de politesse dans une lettre de motivation ne relève pas du détail cosmétique. C’est une manière de montrer que l’on maîtrise les codes de la communication professionnelle, que l’on respecte son interlocuteur et que l’on prend la candidature au sérieux.
Un mémo structuré, prêt à imprimer, avec des encadrés et des catégories claires donne au candidat un appui solide : il n’a plus à chercher pendant de longues minutes comment terminer sa lettre ou comment introduire sa demande d’entretien. Il choisit, ajuste, personnalise… et peut concentrer son énergie sur le fond : raconter son parcours, ses compétences, ses envies, avec un ton juste du début à la fin.
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