Dans une démarche de VAE, l’expérience ne suffit pas à elle seule. Elle doit être décrite, structurée et surtout rendue lisible pour un jury qui ne vous connaît pas. La fiche descriptive du poste occupé joue exactement ce rôle : elle sert de passerelle entre ce que vous faites au quotidien et ce que le diplôme attend officiellement. Elle met de l’ordre dans votre réalité professionnelle, clarifie votre périmètre, et donne au jury une base solide pour comprendre votre niveau d’autonomie, la complexité des missions et la nature des responsabilités exercées.
Ce document se distingue d’un CV. Un CV raconte un parcours. La fiche, elle, documente un poste : ses finalités, ses activités, les moyens mobilisés, les interactions, les contraintes, les résultats obtenus et les éléments de preuve disponibles. Autrement dit, elle ne dit pas seulement “j’ai travaillé en tant que…”, elle montre “voici précisément ce que je fais, comment je le fais, dans quel cadre, et avec quels résultats”.
La VAE repose sur une logique d’équivalence : votre expérience doit correspondre aux compétences visées par une certification. Le jury doit donc répondre à une question simple, mais exigeante : vos activités démontrent-elles les compétences attendues ?
La fiche descriptive du poste occupé permet de rendre cette comparaison possible. Elle :
Un jury n’évalue pas votre motivation. Il évalue des compétences démontrées. La fiche descriptive sert donc à éviter l’écueil le plus fréquent : une narration trop générale (“je gère”, “je participe”, “je m’occupe de”) qui ne permet ni de mesurer le niveau, ni de comprendre la portée réelle du poste.
Idéalement, la fiche descriptive se rédige avant de compléter les parties les plus techniques du livret. Elle vous aide à poser les fondations : votre rôle exact, votre périmètre, vos responsabilités, vos activités principales et secondaires. Ensuite, vous pouvez sélectionner les situations professionnelles les plus riches à développer : celles où l’on voit votre expertise, votre méthode, vos prises de décision, vos interactions, et les résultats produits.
Elle est aussi utile lors de l’entretien VAE, car elle crée un fil conducteur : le jury peut vous interroger sur des points précis (outils utilisés, gestion d’imprévus, contrôle qualité, communication, coordination, conformité, etc.), et vous, vous disposez d’une base cohérente pour répondre sans vous disperser.
Commencez par des informations simples et factuelles. Elles situent votre poste dans l’organisation et évitent toute ambiguïté :
Ici, la clarté prime. Le jury doit comprendre tout de suite si vous êtes sur un poste d’exécution, d’organisation, de pilotage ou d’expertise.
C’est une partie souvent négligée, alors qu’elle éclaire l’enjeu. Une même mission n’a pas la même valeur selon le contexte. Expliquez :
Une phrase utile consiste à formuler la finalité ainsi : “Mon poste vise à…” puis à relier cette finalité à une logique de résultat (qualité, délai, sécurité, satisfaction, conformité, continuité de service, performance).
Le jury doit identifier votre place : exécutant, coordinateur, référent, responsable, interface. Décrivez :
Cette partie révèle la complexité relationnelle et la dimension de coordination, souvent décisives dans une VAE.
C’est le cœur de la fiche. La bonne méthode : partir des missions, puis descendre au niveau des activités concrètes.
Exemple de formulation efficace :
L’erreur fréquente consiste à lister des tâches sans logique. Pour convaincre un jury, vos activités doivent être :
Ajoutez, quand c’est pertinent : fréquence (quotidienne/hebdo), volumes (dossiers/jour, commandes/semaine), critères qualité, contraintes (pics d’activité, délais contractuels, normes, sécurité).
Un poste s’évalue aussi par les moyens utilisés. Décrivez :
Cette rubrique prouve que vous travaillez dans un cadre professionnel structuré, ce qui renforce la crédibilité de votre expérience.
Le jury cherche à mesurer votre niveau. Ici, il faut montrer le niveau de décision :
C’est souvent cette partie qui permet de passer d’une expérience “d’exécution” à une expérience “de maîtrise”.
Même si vous n’avez pas de KPI officiels, vous pouvez illustrer par des résultats concrets :
Un résultat ne doit pas forcément être chiffré, mais il doit être constatable et relié à une action.
Une fiche VAE forte annonce déjà les preuves possibles, sans tout dévoiler. Listez :
Le mot-clé : anonymisation. On prouve, mais on protège les données sensibles.
Au lieu de “je gère”, préférez : planifier, coordonner, contrôler, valider, analyser, arbitrer, fiabiliser, standardiser, améliorer.
Décrivez une journée, une séquence, un cycle, un processus. Le jury comprend mieux une activité quand elle est ancrée dans une routine réelle.
Ajoutez des indicateurs simples : en autonomie complète / avec validation / en binôme / en coordination / en responsabilité.
Une fiche VAE est plus crédible quand elle alterne : texte explicatif + liste structurée. Le texte donne du sens, la liste donne la preuve de la maîtrise.
Beaucoup de candidats occupent un poste “réel” plus large que le poste “officiel”. Dans ce cas :
Vous pouvez prouver sans exposer :
Mettez en avant :
Expliquez votre contribution exacte :
Le jury veut distinguer participation et responsabilité.
Deux outils concrets pour piloter la qualité sans alourdir vos équipes Cette page met à…
Un chantier se gagne souvent avant même l’arrivée des équipes. Quand tout est clair dès…
Le mariage a du sens quand il repose sur une décision libre, mûrie et partagée.…
Une étude de cas réussie commence par une structure sûre. Ce modèle Word vous guide…
Les soft skills se repèrent vite sur une fiche, mais elles ne pèsent vraiment que…
Outil de comparaison et repérage des offres étudiantes Choisir des verres progressifs ressemble rarement à…
This website uses cookies.