Écritures comptables de TVA collectée et TVA déductible, logique, écritures types et cas pratiques
En comptabilité, la TVA n’est pas un “petit calcul à côté”. C’est un mécanisme qui traverse chaque facture et qui impose une discipline : ce que vous encaissez pour l’État (TVA collectée) ne doit jamais être confondu avec ce que vous récupérez sur vos achats (TVA déductible). Et, au bout du mois, la CA3 vient trancher : soit l’entreprise paye une TVA nette, soit elle porte un crédit.
Dans un contexte BTS CG, ce sujet rapporte des points quand on le traite avec méthode : des comptes bien choisis, des écritures propres, et une clôture de TVA présentée comme un enchaînement logique, pas comme une formule magique.
La TVA collectée correspond à la TVA facturée aux clients. L’entreprise la “collecte” dans le prix de vente, mais elle ne lui appartient pas : elle la reversera à l’État.
En écriture, cela se traduit par un compte de TVA collectée au crédit (classiquement 44571).
La TVA déductible est la TVA payée sur les achats, récupérable si les conditions sont réunies (activité ouvrant droit à déduction, facture conforme, TVA déductible selon la nature de la dépense).
En écriture, cela se traduit par un compte de TVA déductible au débit (souvent 44566 pour biens et services, 44562 pour immobilisations selon le plan utilisé en cours).
L’idée à retenir :
Vous n’avez pas besoin d’une encyclopédie. Mais vous devez avoir ces comptes en tête :
Ce qui compte à l’examen : la cohérence. Si votre écriture traduit correctement la réalité (TVA collectée au crédit, TVA déductible au débit, solde final expliqué), vous êtes dans le bon raisonnement.
Situation : une facture de vente est émise, TTC due par le client.
Écriture standard
Exemple chiffré
Vente HT 1 000 € ; TVA 20 % = 200 € ; TTC = 1 200 €
Ce schéma doit devenir automatique : client TTC au débit, vente HT au crédit, TVA collectée au crédit.
Situation : l’entreprise reçoit une facture d’achat de marchandises ou de services.
Écriture standard
Exemple chiffré
Achat HT 500 € ; TVA 20 % = 100 € ; TTC = 600 €
Ici aussi, le réflexe est net : charge HT au débit, TVA déductible au débit, fournisseur TTC au crédit.
Situation : l’entreprise achète une machine.
Écriture standard
Exemple chiffré
Machine HT 10 000 € ; TVA 20 % = 2 000 € ; TTC = 12 000 €
Pourquoi 404 ? Parce qu’on suit souvent séparément les fournisseurs d’immobilisations, surtout en compta d’entreprise. En BTS, ce détail fait “propre” et rassure.
Un avoir sur vente réduit :
Écriture logique (avoir à établir ou avoir reçu selon le cas)
Exemple : avoir HT 200 €, TVA 40 €, TTC 240 €
Le point à comprendre : on “défait” la TVA collectée, donc on la met au débit sur l’avoir.
Un avoir sur achat réduit :
Exemple : avoir HT 100 €, TVA 20 €, TTC 120 €
Ici, la TVA déductible diminue, donc elle passe au crédit dans l’avoir.
En BTS CG, l’escompte est un classique parce qu’il touche la base de TVA.
L’idée à retenir : dès qu’un escompte modifie le montant HT final, la TVA suit. Et si la TVA suit, l’écriture suit.
À la fin du mois (ou trimestre), on compare :
Deux situations.
Si TVA collectée > TVA déductible, l’entreprise doit payer la différence.
Principe comptable
En pratique BTS, l’écriture de centralisation vise à “rassembler” les TVA dans le compte 44551.
Si TVA déductible > TVA collectée, l’entreprise a un crédit de TVA (reportable).
Principe comptable
Le plus important, ici, n’est pas de réciter. C’est de conclure clairement : “crédit de TVA à reporter” ou “TVA à décaisser”.
Données du mois
TVA collectée = 5 000 × 20 % = 1 000 ; TTC = 6 000
TVA déductible = 2 000 × 20 % = 400 ; TTC = 2 400
TVA déductible immob = 6 000 × 20 % = 1 200 ; TTC = 7 200
TVA collectée = 1 000
TVA déductible totale = 400 + 1 200 = 1 600
➡️ Crédit de TVA = 1 600 − 1 000 = 600
Conclusion : crédit de TVA à reporter : 600 €.
On voit bien ici le mois typique “investissement” : l’entreprise vend, mais elle investit, donc elle récupère plus qu’elle ne collecte.
Une bonne fiche méthode TVA en BTS CG doit être stable. Si vous savez écrire correctement une vente, un achat, une immobilisation, puis faire une clôture de TVA avec une conclusion propre (TVA à décaisser ou crédit), vous êtes déjà au niveau attendu.
On apprend vraiment la TVA quand on commence à “entendre” les écritures. Une facture de vente, c’est un client qui doit du TTC, une vente HT qui nourrit le chiffre d’affaires, et une TVA collectée qui attend son tour. Une facture d’achat, c’est l’inverse : une charge ou une immobilisation, une TVA à récupérer, et un fournisseur à régler.
On vous propose une série d’exercices très proches des situations réelles. Chaque mini-cas est écrit comme un petit dossier qu’on vous pose sur le bureau. Et chaque correction est donnée au format “journal”, comme on attend souvent en BTS CG.
Hypothèse par défaut (sauf mention) : TVA sur les débits, taux 20 %.
Comptes utilisés (références classiques BTS) : 411, 401, 404, 512, 707/706, 607/6…, 44571, 44566, 44562, 709, 609/6097, 665, 765.
Situation
Lina vend des marchandises à un client. Facture : 2 000 € HT, TVA 20 %. Paiement non encore reçu.
Travail demandé
Passer l’écriture de vente.
Facture de vente
Petite phrase de contrôle : “Client = TTC, Vente = HT, TVA collectée = TVA au crédit.”
Situation
Karim reçoit une facture fournisseur : 1 500 € HT de marchandises, TVA 20 %. À payer plus tard.
Travail demandé
Passer l’écriture d’achat.
Facture d’achat
Contrôle rapide : “Fournisseur = TTC au crédit. La TVA déductible est au débit.”
Situation
Le cabinet paie une facture de maintenance : 800 € HT, TVA 20 %, facture à payer à 30 jours.
Travail demandé
Passer l’écriture.
Situation
Une machine est achetée : 10 000 € HT, TVA 20 %. Facture reçue, non réglée.
Travail demandé
Passer l’écriture d’acquisition.
Le détail qui fait sérieux : immobilisation → 404 et TVA immob → 44562.
Situation
Le client de l’exercice 1 règle la facture par virement bancaire.
Travail demandé
Passer l’écriture de règlement.
Ici, aucune TVA n’apparaît : elle a déjà été comptabilisée à la facture.
Situation
Vous réglez la facture d’achat de l’exercice 2.
Situation
Vous accordez un avoir à un client : 300 € HT, TVA 20 %, suite à un retour de marchandise.
Travail demandé
Passer l’écriture de l’avoir.
Le bon réflexe : l’avoir “défait” une partie de la TVA collectée → 44571 au débit.
Situation
Vous recevez un avoir fournisseur : 200 € HT, TVA 20 %, sur un achat de marchandises.
Contrôle de bon sens : si l’avoir réduit l’achat, il réduit aussi la TVA récupérable.
Situation
Un client paie plus tôt. Vous lui accordez un escompte de 2 % sur 1 000 € HT (TVA 20 %).
Donc : escompte HT = 20 € ; TVA sur escompte = 4 €.
Travail demandé
Passer l’écriture au moment du règlement (règlement TTC initial moins escompte TTC).
Montant TTC initial : 1 200
Escompte TTC : 24
Montant encaissé : 1 176
Écriture de règlement avec escompte accordé :
Ce cas est très parlant : la TVA collectée baisse parce que l’escompte baisse la base taxable.
Situation
Vous payez un fournisseur plus tôt et obtenez un escompte de 3 % sur 2 000 € HT (TVA 20 %).
Escompte HT = 60 € ; TVA = 12 €.
Travail demandé
Passer l’écriture au moment du paiement.
TTC initial : 2 400
Escompte TTC : 72
Montant payé : 2 328
Ici, la TVA déductible diminue : on “rend” une petite partie de TVA, donc 44566 au crédit.
Situation
Vous êtes en fin de mois. On vous donne les totaux de TVA déjà comptabilisés :
Travail demandé
TVA déductible totale = 2 100 + 900 = 3 000 €
TVA nette = 3 800 − 3 000 = 800 € → TVA à payer
Écriture de centralisation (schéma simple et lisible) :
Phrase finale attendue : “TVA à décaisser au titre de la période : 800 €.”
Situation
Fin de mois :
Travail demandé
Conclure et proposer l’écriture de centralisation (version BTS).
TVA déductible totale = 2 700 + 600 = 3 300 €
Crédit de TVA = 3 300 − 2 400 = 900 € → crédit à reporter
Écriture de centralisation (une présentation fréquente) :
Selon les habitudes de cours, le compte de crédit peut varier (ou la présentation peut être inversée). Ce qui ne doit jamais changer : on conclut clairement “crédit de TVA : 900 €”.
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