Le Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) s’impose, au-delà de l’exigence légale, comme l’instrument de gouvernance d’une prévention crédible. Rédigé dans un format Word structuré – sections numérotées, tableaux tracés, versionnage et signatures – il ordonne l’analyse, fonde les priorités et consacre la responsabilité de chacun. Loin d’une compilation, il articule observation du travail réel, hiérarchie des mesures de maîtrise et plan d’action vérifiable, pour offrir à l’organisation un cadre stable, lisible et opposable.
Un DUERP rédigé sous Word gagne à emprunter les codes d’un document « officiel » tout en restant maniable. La colonne vertébrale tient en cinq éléments : un sommaire mis à jour automatiquement, des sections numérotées, des tableaux tracés, une traçabilité des versions, des signatures. Les styles Word jouent ici un rôle déterminant : Titres 1–3 pour structurer, Corps de texte pour l’homogénéité, Légende pour les notes. La conformité se lit dans l’ordonnancement du fond : identification des unités de travail, inventaire des dangers, évaluation S×P et justification de la cotation, hiérarchie des mesures de prévention, plan d’action avec responsables, échéances et preuves de réalisation. La consultation du CSE/CSSCT et l’historique des révisions complètent le socle. L’effet recherché est double : une lecture évidente pour l’inspection ou l’audit, et une base textuelle stable qui se met à jour sans se déformer.
Un DUERP utile ne s’écrit pas pour la bibliothèque, mais pour le terrain. Dans Word, cela se traduit par des blocs courts, des intitulés concrets, et des tableaux qui parlent le langage de l’activité. Les descriptions privilégiées sont celles qui ancrent la réalité du poste : situation d’exposition, fréquence, durée, population, interfaces avec d’autres métiers. La justification de la cote n’est pas une formule en l’air ; c’est une phrase factuelle qui renvoie à une observation, une mesure ou un incident. Le plan d’action sert de passerelle vers l’exécution : une décision reformulée en geste réalisable, un propriétaire clairement nommé, une date de bascule, un indicateur de succès observable, un mode de preuve. La rédaction devient un outil de coordination : chacun sait ce qui change, quand, et comment on vérifiera.
Même sans feuille de calcul, Word offre des fonctions puissantes pour gouverner par la preuve. Les contrôles de contenu (zones à cocher, listes déroulantes, champs de date) réduisent les oublis et homogénéisent les réponses. Les signets et renvois garantissent que les décisions citées dans le plan d’action se retrouvent fidèlement dans l’évaluation ou les annexes. Les propriétés de document (version, auteur, date de dernière révision) fixent la traçabilité de fond. L’onglet Révision permet de capturer les contributions des équipes : le suivi des modifications montre qui a écrit quoi, quand, et selon quel arbitrage. Les modèles (.dotx) offrent, enfin, une charte stable : styles verrouillés, rubriques figées, tables prêtes à l’emploi. L’ensemble produit une narration étayée où chaque affirmation peut être reliée à une observation, une mesure, un PV de comité ou une photographie datée.
La force d’un DUERP tient à la qualité de la concertation qu’il rend visible. Le chapitre « Consultation des représentants du personnel » ne saurait se résumer à une ligne. Il décrit la séquence : date de présentation, avis formulés, réserves motivées, réponse de l’employeur, engagements retenus, référence de PV. Cette trace nourrit la confiance : les recommandations se lisent au même endroit que les réponses et les jalons de mise en œuvre. La rédaction gagne à rester inclusive, précise et mesurée, de manière à fédérer les métiers autour de priorités partagées. L’annexe « retour d’expérience » permet d’inscrire la prévention dans le temps long : ce qui a été tenté, ce qui a amélioré l’exposition, ce qui doit être révisé.
Page de garde
Titre DUERP, raison sociale, SIRET, périmètre, version, date, zone logo ; mention d’avertissement rappelant l’obligation d’adapter et de valider en interne.
Sommaire automatique
Généré depuis les Titres 1–3, mis à jour en un clic.
1. Informations générales
Entreprise, sites, effectifs, référent DUERP, SPST, instances CSE/CSSCT, périmètre.
2. Méthodologie
Échelle de Gravité (S) et de Probabilité (P), calcul R = S×P, règles de priorisation, hiérarchie des mesures de prévention.
3. Unités de travail
Tableau « unité/zone – tâches – effectif exposé – publics spécifiques – co-activité ».
4. Inventaire des dangers
Tableau « ID – unité/étape – danger – situation d’exposition – conséquence plausible ».
5. Évaluation et justification
Tableau « ID – S – P – R – priorité – justification de la cote ».
6. Mesures de prévention (hiérarchie)
Colonnes dédiées : élimination/substitution, ingénierie, organisation, information/formation, EPI résiduel.
7. Plan d’action et suivi
« Action – responsable – échéance datée – indicateur de succès – statut – preuve ». Lien renvoyant aux annexes (photo, plan, procès-verbal).
8. Consultation CSE/CSSCT
« Instance – date – avis/recommandations – réponse de l’employeur – référence PV ».
9. Registre des versions
« Version – date – motif – périmètre impacté – validation ».
Annexes
Mesures (bruit, atmosphères, vibrations), photos datées, plans annotés, consignes applicables.
Styles et thèmes
Un jeu de styles soigné (Titres, Corps, Tableau, Note) prévient les dérives de mise en forme, facilite l’export PDF et la lecture en N&B.
Champs automatiques
Numéro de page, date de mise à jour, numéro de version en en-tête/pied de page ; champs de formulaire (cases à cocher, listes pour « Priorité » et « Statut ») dans les tableaux.
Révision & commentaires
Utiliser « Suivi des modifications » pour figer les arbitrages ; convertir ensuite en version propre après validation.
Protection légère
Restreindre la modification aux champs de saisie, conserver l’intégrité des rubriques et des styles.
Liens internes
Signets et renvois entre évaluations, actions et annexes pour éviter les incohérences.
Justification de cotation
« Exposition quotidienne de 2 à 3 heures sur poste de découpe ; niveau sonore mesuré à 87 dB(A) ; protections collectives absentes en zone B. »
Mesure de prévention (ingénierie)
« Pose d’un capotage interverrouillé sur scie ruban L3 ; essai fonctionnel et consignation prévus le 15 novembre ; inspection conjointe à J+7. »
Action suivie
« Former 100 % des opérateurs à la nouvelle procédure de consignation ; sessions S47 ; succès attesté par registre signé et test pratique sans écart. »
Consultation
« Avis CSSCT favorable sous réserve de l’ajout d’un arrêt d’urgence ; acceptation de l’employeur ; installation planifiée semaine 46 ; PV n° 23 référencé. »
Ce modèle sert de trame stable et opposable pour élaborer, actualiser et présenter le DUERP. Il privilégie une présentation institutionnelle — claire, hiérarchisée, exploitable en audit — tout en restant maniable à l’usage quotidien (mise à jour, impression, archivage).
In fine, ce modèle conjugue sobriété formelle et exigence de preuve : il structure le DUERP pour qu’il soit à la fois conforme, lisible et opérationnel.
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