Dans beaucoup d’ateliers, le TRS journalier reste un chiffre qu’on calcule “de temps en temps”, à la main, quand il faut préparer une revue de performance. Entre deux calculs, les pertes s’empilent, les arrêts se répètent, les rebuts s’installent. L’idée d’un calculateur TRS sous forme de journal multicolore part d’un constat simple : si l’on veut piloter la performance au quotidien, il faut un outil qui parle à la fois aux responsables de production, aux techniciens et aux équipes de ligne. Un fichier Excel peut remplir ce rôle, à condition d’être structuré, visuel et lisible.
Le modèle proposé se présente comme un journal TRS journalier :
une ligne correspond à un jour (ou un poste) pour une ligne de production donnée.
Chaque enregistrement reprend les éléments concrets de la journée :
Autrement dit, le calculateur ne part pas d’un TRS abstrait : il part de la réalité de l’atelier – ce que les équipes ont réellement vécu, minute par minute et pièce par pièce. Le TRS n’est plus une formule opaque, mais l’aboutissement logique de ce journal.
Le cœur de la feuille est organisé en trois grandes zones colorées, qui guident naturellement la lecture.
Ce premier bloc regroupe tout ce qui touche à la dimension temporelle :
Les cellules de saisie (temps planifié, arrêts) sont clairement identifiées, le reste se calcule automatiquement. Le gestionnaire voit aussitôt combien de minutes se sont évaporées en arrêts non planifiés, combien il reste de temps réellement utile.
La deuxième zone s’intéresse aux volumes :
Cette partie fait le lien entre le temps et le produit fini. Elle permet de mesurer l’écart entre ce que la ligne aurait pu produire et ce qu’elle a réellement livré. C’est ici que se logent les effets d’une cadence trop prudente, de micro-arrêts fréquents ou d’un démarrage laborieux.
La troisième zone rassemble les trois composantes du TRS :
Chaque indicateur est calculé automatiquement et mis en couleur par une échelle 3 tons : les valeurs faibles ressortent immédiatement, les améliorations sautent aux yeux. Le responsable n’a plus besoin de recalculer à la main : il lit, compare, questionne.
Le choix des couleurs n’a rien d’esthétique uniquement. Il sert la lecture :
À cela s’ajoutent des barres de données sur la colonne des arrêts non planifiés et un léger zébrage (une ligne sur deux) pour faciliter le repérage horizontal. Le résultat ressemble à un grand tableau de bord mural compressé dans une feuille Excel : dense, mais lisible.
En bas du journal, un bloc de synthèse reprend :
Ce point est crucial : le calculateur TRS ne se contente pas d’additionner des pourcentages. Il reconstitue la réalité globale de la période – l’équivalent d’une ligne unique représentant l’ensemble des journées et des lignes.
Pour passer du tableau à la conversation, le modèle intègre deux graphiques liés aux données du journal :
Ces visuels transforment les lignes de chiffres en tendances lisibles :
on repère aussitôt une dérive sur plusieurs jours, un pic d’arrêts, une amélioration progressive. Lors d’un top 5 quotidien ou d’une revue hebdomadaire, le graphique sert de support de dialogue : « Que s’est-il passé le 3 septembre ? Pourquoi ce creux de TRS ? »
Un calculateur TRS de ce type ne s’adresse pas uniquement au directeur industriel. Il peut être rempli par un chef d’équipe, un technicien méthodes ou un animateur de performance. Chacun retrouve ses repères :
L’Excel devient un journal de bord partagé : il ne sert pas seulement à remonter un chiffre, mais à comprendre ce qui le fabrique.
Associer un journal de production très concret et un calcul automatique des composantes du TRS, ce modèle installe un langage commun de la performance. Tout le monde parle de la même chose, avec les mêmes nombres, sur la même base.
Ce n’est alors plus un TRS “sorti d’un chapeau”, mais un indicateur tracé, explicable, discutable. On peut revenir à la ligne d’un jour particulier, à la cadence saisie, aux arrêts déclarés, aux rebuts constatés. Le calculateur TRS devient autant un outil de mesure qu’un support de mémoire, sur lequel l’usine s’appuie pour progresser jour après jour.
Maintenant, on va décomposer toutes les formules du calculateur TRS :
Pour chaque jour / ligne / équipe, tu saisis :
Tout le reste est calculé automatiquement.
Temps disponible = Temps planifié − Arrêts planifiés
Cela représente le temps réellement utilisable pour produire, une fois retirés les arrêts prévus (pauses, réunions, maintenance préventive…).
Temps de fonctionnement = Temps disponible − Arrêts non planifiés
On enlève du temps disponible tous les arrêts subis (pannes, réglages imprévus, manque matière…).
C’est le temps pendant lequel la ligne tourne vraiment.
Quantité théorique = (Temps de fonctionnement en minutes / 60) × Cadence nominale (pièces/heure)
Autrement dit :
Quantité théorique = Heures de fonctionnement × Cadence nominale
C’est ce qu’on aurait pu produire si la ligne avait tourné à la cadence visée pendant tout le temps de fonctionnement.
Pièces bonnes = Quantité produite − Rebuts
On enlève les pièces rejetées pour ne garder que ce qui est vendable / conforme.
Disponibilité = Temps de fonctionnement ÷ Temps disponible
Performance = Quantité produite ÷ Quantité théorique
Qualité = Pièces bonnes ÷ Quantité produite
Une fois ces trois composantes calculées, on obtient le TRS :
TRS = Disponibilité × Performance × Qualité
Chaque composante est un pourcentage ; leur produit donne le TRS de la ligne pour ce jour/poste.
En bas du fichier, on regroupe tous les jours / toutes les lignes pour calculer un TRS global de période.
On commence par des totaux :
Puis on reconstitue les trois composantes globales :
Disponibilité globale = Temps de fonctionnement total ÷ Temps disponible total
Performance globale = Quantité produite totale ÷ Quantité théorique totale
Qualité globale = Pièces bonnes totales ÷ Quantité produite totale
Enfin :
TRS global = Disponibilité globale × Performance globale × Qualité globale
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