(avec checklist scorée, pondération et radar d’avancement)
Un audit 5S bien mené transforme un atelier ou un bureau en environnement lisible, sûr et performant. Ce guide explique, pas à pas, comment utiliser une checklist scorée (0–5), pondérée (1–3) et un diagramme radar pour piloter la montée en maturité 5S. Il s’appuie sur le modèle Excel fourni :
1) Rappel éclair : les 5S et pourquoi auditer
Seiri (Trier) : enlever l’inutile.
Seiton (Ranger) : organiser ce qui reste au plus près de l’usage.
Seiso (Nettoyer) : nettoyer et identifier les sources de salissures.
Seiketsu (Standardiser) : stabiliser par des standards visuels et des routines.
Shitsuke (Discipline) : tenir dans le temps par l’habitude et le management visuel.
Auditer permet de mesurer objectivement l’écart entre le standard et la réalité, de prioriser les actions et de montrer les progrès (radar).
2) Concevoir une checklist 5S utile (pas une paperasse)
2.1. Critères concrets et observables
Un bon item d’audit décrit un résultat visible plutôt qu’une intention. Exemple :
✗ « L’équipe connaît le 5S »
✓ « Les objets non utilisés > 30 jours sont étiquetés et retirés de la zone »
3 : présent/tenu avec exceptions ; 4 : robuste/quasi systématique ; 5 : exemplarité (tenu et auto-animé par l’équipe).
2.3. Poids 1–3 pour refléter l’impact
Tous les critères ne se valent pas : un marquage au sol (poids 1) n’a pas le même effet qu’un standard de nettoyage pérenne (poids 3). La pondération évite de « jouer la note » sur des points cosmétiques.
3) Calculs et lecture des résultats
Score pondéré (ligne) = Score × Poids.
Score % par pilier = Somme des scores pondérés / (Somme des poids × 5).
Radar 5S : 5 axes (un par S), exprimés en %.
Étoile équilibrée et large → système homogène.
Creux marqué → priorité de chantier sur le pilier concerné.
Astuce : suivez aussi la médiane ou la dispersion des scores par pilier pour détecter des zones très hétérogènes.
4) Préparer l’audit : cadrer pour gagner du temps
Périmètre & zone : poste, cellule, open space, magasin…
Standard attendu : photos d’état cible, plan de rangement, fréquence de tri/nettoyage.
Équipe d’audit courte (2–3 personnes) : un référent zone + une personne d’un autre périmètre (regard neuf).
Créneau court : 20–30 minutes par zone, sur le terrain.
Matériel : tablette/PC avec la checklist, smartphone pour les photos preuves.
5) Conduire l’audit (terrain > bureau)
Gemba : observer, poser des questions factuelles (« quand a eu lieu le dernier tri ? »), éviter le jugement.
Noter au fil de l’eau : score, poids (si ajustement), preuves et observations brèves (cause probable, idée rapide).
Décider sur place de 1–2 actions rapides (≤ 2h) quand c’est possible : c’est motivant et visible.
6) Interpréter le radar et prioriser
Creux “Seiri” : trop d’inutile → plan de tri + zone Quarantaine + règle d’obsolescence.
Creux “Seiton” : temps de recherche élevés → marquages, shadow board, rangement par fréquence d’usage.
Creux “Seiso” : salissures récurrentes → traiter la cause source (fuite, copeaux) avant de nettoyer.
Le 5S n’est pas un ménage de printemps : c’est un système. Une checklist scorée et pondérée, un radar lisible et un mini portefeuille d’actions suffisent pour enclencher un cycle vertueux : observer → noter → agir → tenir → progresser. En quelques semaines, la différence se voit dans la sécurité, la qualité et le temps de recherche — et votre radar s’arrondit.
1) Intention du modèle
Un seul classeur pour auditer, visualiser et agir. On note chaque critère 0→5 (pondéré 1→3), on obtient des scores par pilier et un radar qui met en évidence les creux, puis on lance des actions avec priorités/échéances.
2) Architecture des onglets
README – But, contenu, mode d’emploi en 5 lignes.
Échelles(masqué) – Listes utilisées par les menus déroulants (piliers, scores, poids, statuts).
Audit 5S – La checklist scorée (25 critères prêts à l’emploi, 5 par pilier).