Dans beaucoup d’équipes commerciales, les chiffres existent mais ne racontent pas vraiment d’histoire. Aujourd’hui, on parle formellement de <<storytelling de la data>>. Le directeur lit un total de chiffre d’affaires, les responsables savent vaguement qui “cartonne” ce mois-ci, les vendeurs ont une impression de leurs meilleurs produits… mais personne n’a une vue claire qui relie qui vend quoi, avec quelle marge, et par rapport à quels objectifs. C’est précisément à cette question que répond un tableau de bord de suivi des ventes avec double baromètre : performance vendeurs et performance produits, construit dans Excel comme un véritable cockpit.
Décomposer les critères de suivi des ventes, c’est accepter de sortir du réflexe du “chiffre global” pour regarder ce qui fait vraiment la performance, brique par brique. Une équipe commerciale ne se pilote pas seulement au montant du CA de fin de mois : derrière ce total se cachent des comportements de vente, des niveaux de remise, des marges très différentes d’un produit à l’autre et des dynamiques propres à chaque vendeur. Mettre ces critères à plat permet de construire un tableau de bord qui ne se contente pas de constater le passé, mais qui éclaire les leviers d’action pour les prochains mois.
En décomposant ainsi les critères de suivi des ventes, le tableau de bord devient une sorte de carte détaillée des forces et fragilités du dispositif commercial : il montre ce qui tient, ce qui progresse, et ce qui doit être travaillé en priorité, vendeur par vendeur et produit par produit.
Un tableau de bord de ventes utile ne se limite pas à cumuler des montants. Il doit aider à répondre à trois questions simples : qui performe vraiment ? quels produits portent la croissance ? et à quel niveau de rentabilité ?
Le modèle est structuré autour de trois briques complémentaires qui dialoguent entre elles :
Le résultat, c’est un système où chaque saisie quotidienne nourrit automatiquement une vision stratégique : on ne se contente plus de voir “combien” on a vendu, mais qui fait la différence et avec quels produits.
Avant d’afficher des jauges et des graphiques, il faut accepter de regarder les ventes au ras du sol : chaque ligne de saisie correspond à une vente réelle.
La feuille Journal_Ventes joue ce rôle de journal de bord et rassemble pour chaque opération :
À partir de ces éléments, Excel calcule automatiquement le chiffre d’affaires brut, le CA net après remise et la marge totale de chaque ligne. La direction commerciale n’a plus à reconstituer les résultats à partir de plusieurs fichiers : le journal devient la source unique de vérité.
Dès que le journal est correctement alimenté, la question suivante émerge naturellement : comment chaque vendeur se situe-t-il par rapport à ses objectifs ?
La feuille KPI_Vendeurs se construit précisément autour de cette interrogation. Pour chaque commercial, elle agrège et met en forme :
La mise en couleur et les barres de données transforment ces indicateurs en signaux visuels : une ligne fortement colorée sur le taux d’atteinte attire immédiatement l’œil, un panier moyen anormalement bas alerte sur une politique de remises trop généreuse. Le baromètre vendeurs n’est plus un simple classement ; il devient un outil de coaching et de pilotage.
Dans beaucoup d’organisations, le discours sur les “meilleurs produits” repose davantage sur l’intuition que sur un calcul robuste. Le modèle de suivi introduit ici une lecture structurée des performances produits.
La feuille KPI_Produits synthétise, pour chaque référence :
Cette lecture produits permet d’aborder des questions très concrètes :
une offre premium représente-t-elle une part suffisante du CA ? un produit d’entrée de gamme cannibalise-t-il le reste de la gamme ? une promotion temporaire a-t-elle réellement amélioré la marge ou seulement fait gonfler les volumes sans profit ?
Le cœur visuel du modèle se trouve dans la feuille Dashboard_Ventes, conçue comme une page de revue commerciale. Plutôt que de multiplier les tableaux, elle organise l’information autour de deux baromètres centraux :
Autour de ces deux jauges, le tableau de bord rassemble quelques indicateurs globaux clés : CA net total, marge totale, nombre de ventes, ticket moyen. Deux graphiques en colonnes complètent la lecture en mettant en scène les Top vendeurs et les Top produits en valeur de CA. La discussion ne se limite plus à “qui est premier au classement”, mais s’ouvre à des questions de structure : sur quels produits tel vendeur excelle-t-il ? la marge suit-elle le CA ? quels best-sellers tirent vraiment la croissance ?
Un modèle de suivi des ventes n’a d’intérêt que s’il trouve sa place dans les rituels de l’équipe. Ce tableau de bord avec double baromètre a été pensé pour s’intégrer naturellement dans la vie commerciale.
Lors d’une revue hebdomadaire, la direction peut ouvrir la feuille Dashboard_Ventes et dérouler systématiquement le même fil :
Lors d’un comité mensuel ou trimestriel, ce même outil permet de transformer une succession de chiffres en récit argumenté : quels axes de développement, quels risques, quels gisements de marge. Les décisions sur les objectifs, les incentives, la mise en avant de produits ou la refonte de l’offre s’appuient alors sur une base commune, partagée.
Un tableau de bord de suivi des ventes doté de deux baromètres – l’un centré sur les vendeurs, l’autre sur les produits – n’est pas qu’un joli fichier Excel de plus. Il devient un instrument de pilotage qui relie l’activité quotidienne (lignes de ventes saisies dans le journal) à des enjeux plus stratégiques (atteinte des objectifs, structure du mix, qualité de la marge).
En assignant à chaque feuille un rôle clair – le terrain, les KPI par acteur, la synthèse graphique – le modèle permet à la fois au directeur commercial, au manager de proximité et au vendeur lui-même de se repérer. Chacun trouve la granularité dont il a besoin, sans perdre de vue le baromètre global.
C’est précisément dans cette capacité à faire le lien entre le détail et la vision d’ensemble que ce type de tableau de bord prend toute sa valeur : il aide à décider où mettre l’énergie commerciale demain.
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