Un locataire arrive le 12, un autre rend les clés le 23, un bail est révisé en plein milieu de mois… Dans la vie d’un bailleur ou d’un locataire, ces situations sont très fréquentes. La question qui revient alors, presque automatiquement, est toujours la même :
Combien faut-il payer pour ce mois “pas tout à fait complet” ?
C’est là qu’intervient le loyer au prorata temporis : une façon de calculer le loyer en fonction du nombre réel de jours d’occupation du logement, afin que chacun paie une somme proportionnelle à la période passée dans les lieux.
Le loyer au prorata temporis consiste à ajuster le montant du loyer mensuel en fonction de la durée réelle d’occupation d’un logement sur une période donnée (la plupart du temps, un mois civil).
Concrètement, il s’applique notamment lorsque :
L’idée est simple :
Loyer proratisé = loyer de base × fraction du temps d’occupation.
Dans la suite, cette “fraction du temps” varie selon la méthode retenue : sur 365 jours, sur le nombre réel de jours du mois ou sur un “mois bancaire” de 30 jours.
Il n’existe pas, à ce jour, d’article de loi qui impose noir sur blanc l’application du prorata temporis pour un mois commencé. Pour autant, le calcul au prorata s’inscrit dans la logique des textes qui régissent le bail d’habitation.
Les principaux repères juridiques :
En filigrane, ces textes posent un principe : le loyer doit correspondre à ce qui est prévu au contrat, et donc, sauf clause particulière, à la période effectivement occupée.
Certains bailleurs demandent un mois complet pour un mois entamé, même si le locataire n’a pas occupé le logement dès le premier jour. Cette pratique n’est pas forcément illégale si le bail l’annonce clairement, mais elle peut être contestée en l’absence de clause précise.
Pour sécuriser la relation et éviter les malentendus :
Le prorata temporis ne concerne pas seulement le premier et le dernier mois de location. Il intervient dans de nombreux cas de figure.
C’est la situation la plus fréquente : le locataire ne vit pas dans le logement pendant tout le mois, mais seulement une partie.
📝 Exemple
Un locataire emménage le 15 mars dans un logement dont le loyer mensuel est de 800 € charges comprises. Le montant dû pour mars sera calculé uniquement sur la période du 15 au 31 mars, selon la méthode de prorata retenue.
Dans certains cas (zone tendue, mutation professionnelle, perte d’emploi, raisons de santé…), le locataire peut bénéficier d’un préavis réduit à un mois. La fin du bail ne coïncide alors pas forcément avec la fin du mois civil.
Le prorata est utilisé pour :
📝 Focus
Lorsque le logement est reloué avant la fin du préavis, le locataire sortant ne reste redevable du loyer que jusqu’au jour précédant l’entrée du nouveau locataire. À partir de la date d’entrée du nouvel occupant, c’est ce dernier qui prend le relai.
Dans un bail meublé de courte durée, une location étudiante sur quelques mois ou une location saisonnière prolongée, il est courant de raisonner en jours d’occupation plutôt qu’en mois complets.
📝 Exemple
Un locataire occupe un studio du 10 juin au 25 août. Le loyer global sera calculé en fonction du nombre exact de jours de présence sur la période, selon la méthode prévue au contrat (jours réels du mois, base annuelle, etc.).
Lorsque le loyer est réévalué à la date anniversaire du bail et que cette date tombe en cours de mois, il est logique de distinguer deux périodes :
📝 Exemple
Le loyer passe de 780 € à 800 € le 15 septembre. Le locataire paiera :
En colocation, les équilibres peuvent bouger lorsque l’un des colocataires arrive ou quitte le logement en cours de mois.
Selon ce que prévoit le bail :
📝 Exemple
Un colocataire quitte l’appartement le 20 avril. Sa part de loyer individuel est de 400 €. Son loyer pour le mois sera calculé au prorata des 20 jours de présence, tandis que son remplaçant paiera sa propre part à partir du 21 avril.
En pratique, trois méthodes sont utilisées. Elles aboutissent à des montants proches, mais pas strictement identiques. L’essentiel est d’en choisir une, de l’annoncer clairement et de l’appliquer systématiquement.
Cette approche raisonne à l’échelle de l’année : le loyer mensuel est la fraction d’un loyer annuel, lui-même réparti sur 365 jours.
🧮 Exemple – entrée le 10 juillet
🧮 Exemple – départ le 10 juillet
Cette méthode convient bien aux baux longue durée et aux gestions qui raisonnent surtout en loyer annuel.
Ici, on tient compte du nombre réel de jours du mois (28, 29, 30 ou 31). C’est la méthode la plus intuitive pour la plupart des locataires et des bailleurs.
Loyer proratisé = (jours d’occupation / jours du mois) × loyer mensuel
🧮 Exemple – entrée le 10 juillet
🧮 Exemple – départ le 10 juillet
Cette méthode est généralement considérée comme la plus équitable, car elle suit exactement le calendrier.
Dernière option : considérer que chaque mois compte 30 jours. Cette simplification facilite les calculs, mais elle s’éloigne un peu de la réalité des mois de 28, 29 ou 31 jours.
Loyer proratisé = (jours d’occupation / 30) × loyer mensuel
🧮 Exemple – entrée le 10 juillet
🧮 Exemple – départ le 10 juillet
Cette méthode reste utilisée dans quelques outils de gestion ou contrats “standardisés”, mais elle est moins courante que le calcul sur jours réels.
Les différences entre les trois méthodes se jouent à quelques euros près. Ce qui compte vraiment, c’est la cohérence et la transparence :
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